Abomination; chose détestable (βδέλυγμα — bdelygma).
βδέλυγμα signifie abomination : chose détestable, répugnante, particulièrement dans un cadre religieux/moral. Le mot désigne ce qui provoque le rejet parce que c’est impur ou idolâtre. Logiquement, βδέλυγμα n’est pas un simple “goût personnel” : c’est une catégorie de jugement moral/spirituel. Dans le NT, il peut être utilisé pour parler d’idolâtrie ou de ce qui profane, et dans certains passages, il apparaît dans des annonces prophétiques (abomination de la désolation). Ainsi, βδέλυγμα met en relief la gravité : certaines pratiques sont incompatibles avec la sainteté de Dieu. En somme, βδέλυγμα désigne l’abomination comme réalité moralement répulsive devant Dieu : idolâtrie/impureté/profanation selon le contexte, et appel à la séparation d’avec le mal.
L’arrière-plan est le vocabulaire de l’AT pour l’abomination (to‘evah) : idolâtrie, injustices graves, pratiques qui profanent. La pensée sémitique comprend que certaines actions ne sont pas seulement “fausses”, elles corrompent le peuple et attirent le jugement. Les prophètes dénoncent les abominations dans le temple et dans la société. Ainsi, βδέλυγμα résonne avec la sainteté d’alliance : Dieu ne tolère pas l’idolâtrie et l’injustice qui détruisent. Dans le NT, ce langage garde une force prophétique : alerter, appeler à la repentance, et annoncer un jugement.
Aujourd’hui, “abomination” est un mot rare, ou utilisé de façon insultante. βδέλυγμα, bibliquement, n’est pas une insulte arbitraire : c’est un diagnostic de profanation devant Dieu. Clarification : il faut l’employer avec prudence pastorale, sans haine, mais en gardant la gravité du texte : certaines réalités détruisent et profanent. En prédication exégétique, βδέλυγμα permet de rappeler la sainteté de Dieu et l’appel à se détourner de l’idolâtrie. Le mot corrige un contresens moderne : relativiser tout au nom de la tolérance. Le NT garde un langage de sainteté.
Dans le texte, le terme désigne un objet ou un comportement qui viole la sainteté divine, provoquant une aversion sacrée.
Terme fort : ce qui profane et répugne devant Dieu; dans les discours eschatologiques, renvoie à une profanation majeure.
abomination
Mt 24,15; Mc 13,14; Ap 17,4-5
G0946
bdelygma
Souvent renvoie à l’arrière-plan AT (idoles/impureté) et/ou à “l’abomination de la désolation” (Daniel). Le co-texte (culte, idoles, profanation) tranche. Ne pas appliquer à tout ce qu’on n’aime pas.