Abondance; surplus; ce qui dépasse (résidu, excédent).
Le grec περίσσευμα désigne ce qui “déborde” : un reste en plus, au-delà du minimum. Dans les textes de Paul (souvent 2 Co 8–9), la logique est relationnelle : le surplus des uns vise à combler le manque des autres. Le mot met en scène une circulation : abondance → partage → égalité. Ainsi, l’excédent n’est pas seulement stock, mais ressource pour servir. Le co-texte détermine si l’abondance est matérielle ou spirituelle, mais la structure demeure : dépassement de la mesure.
L’arrière-plan biblique voit l’abondance comme don de Dieu, mais aussi comme test du cœur : l’abondance peut conduire à l’orgueil et à l’oubli (Dt), ou devenir occasion de justice et de générosité. La Torah prévoit des mécanismes pour que l’excédent ne devienne pas oppression : dîmes, glanage, remise, soin du pauvre. Les prophètes dénoncent l’abondance injuste quand elle écrase les faibles. Cet arrière-plan éclaire le NT : le “surplus” est appelé à servir, pas à sécuriser l’ego. Abondance → partage → justice : c’est une logique d’alliance.
On associe “abondance” à réussite personnelle. Dans la Bible, l’abondance a une finalité : rendre possible le partage et la justice. Le mot “surplus” aide à comprendre : ce qui dépasse le nécessaire n’est pas forcément à accumuler, mais peut être mis au service. Garder cette nuance évite de lire le terme comme promesse de luxe ou comme culpabilité automatique : le co-texte précise l’intention (générosité, provision, grâce).
Nom : surplus, excédent, ce qui reste en plus. Peut qualifier une abondance de biens ou une surabondance de grâce, selon le passage.
Souvent employé dans le registre du don et du partage : le surplus de certains comble le manque d’autres (2 Co 8). Peut aussi évoquer une surabondance de louange ou de provision, selon le passage.
manque; pénurie; insuffisance
surplus; excédent; abondance
abondance
2 Co 8,14; 2 Co 9,12
G4051
περίσσευμα
perisseuma
Option A : abondance matérielle (surplus concret : argent, nourriture, biens). Option B : abondance au sens moral/spirituel (ce qui “surabonde” : grâce, justice, louange). Le co-texte tranche par ce qui “dépasse” : si l’objet est ressources/besoins, A; si l’objet est grâce/justice/joie, B. Sans indice de verset ici, garder le noyau : surplus/excédent, et laisser le passage préciser s’il est matériel ou spirituel.
Registre “surplus” : ce qui dépasse le nécessaire (reste, excédent). Peut fonctionner dans l’économie du don (avoir en plus pour partager) ou dans une logique théologique (grâce qui dépasse). Le contexte précise le domaine.