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accepter — ἐπιδέχομαι — epidechomai

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Recevoir, accepter, accueillir favorablement.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe ἐπιδέχομαι signifie recevoir, accueillir, accepter ou admettre quelqu’un ou quelque chose. Sa logique grecque met l’accent sur une réception active : on ne se contente pas de constater une présence, on lui fait place ou on la refuse. Pour l’expliquer correctement, il faut demander qui reçoit, qui ou quoi est reçu, et quelle attitude accompagne cette réception. ἐπιδέχομαι peut concerner l’accueil d’une personne, d’un témoignage, d’une autorité ou d’un message. Le mot devient particulièrement important lorsqu’un refus d’accueil révèle un problème de cœur, d’orgueil ou de domination. Sa nuance centrale est celle d’une admission relationnelle. Le co-texte précise si l’accent tombe sur hospitalité, reconnaissance d’autorité, réception d’un frère, ou refus d’un témoignage. ἐπιδέχομαι invite donc à distinguer accueil poli et réception véritable. Recevoir bibliquement, ce n’est pas seulement tolérer la présence d’autrui ; c’est reconnaître la place que la vérité, le messager ou le frère doit avoir. Le mot montre que l’accueil révèle souvent l’état réel d’une communauté devant Dieu.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, accueillir ou refuser quelqu’un n’est jamais seulement une question sociale. L’Ancien Testament attache un grand poids à l’hospitalité, à l’accueil de l’étranger, au respect du messager et à la réception de la parole envoyée par Dieu. Refuser celui que Dieu envoie peut devenir un refus de Dieu lui-même. Cette sensibilité éclaire ἐπιδέχομαι. Le mot parle d’une réception qui engage la relation et l’autorité reconnue. Pour un lecteur moderne, accepter quelqu’un peut signifier être d’accord avec tout, ou simplement rester courtois. La pensée biblique est plus précise : recevoir, c’est faire place à celui qui doit être reçu selon la vérité. ἐπιδέχομαι invite donc à discerner ce que le refus révèle. Est-ce prudence légitime, ou orgueil qui ne veut pas reconnaître l’autorité d’un autre ? Dans 3 Jean, le refus d’accueillir les frères révèle une domination personnelle. Le mot rappelle que l’hospitalité chrétienne n’est pas seulement gentillesse ; elle manifeste la communion avec la vérité et avec ceux qui servent cette vérité.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut comprendre ἐπιδέχομαι comme « accepter » au sens très large : approuver, tolérer ou être d’accord. Le mot biblique demande une précision. Il signifie recevoir ou accueillir, et son enjeu dépend de ce qui est reçu. La clarification principale est de distinguer approbation générale et accueil fidèle. Recevoir un frère, un messager ou un témoignage ne veut pas dire abandonner tout discernement ; mais refuser d’accueillir ce qui vient de la vérité peut révéler un cœur fermé. Dans une culture individualiste, l’accueil est souvent limité par préférence personnelle. ἐπιδέχομαι rappelle que la communauté croyante ne se construit pas seulement selon affinités, mais selon la reconnaissance de l’œuvre de Dieu et de la vérité. Il faut demander : qui est refusé ou reçu ? pourquoi ? quelle autorité est en jeu ? Sa nuance centrale est une réception relationnelle. Le mot aide à lire les conflits d’accueil comme des révélateurs spirituels : accueillir ou refuser peut manifester l’humilité, la communion, l’orgueil ou la volonté de contrôler.

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe décrit l’accueil d’une personne, d’un message ou d’une initiative.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Refuser d’accepter les frères et la parole apostolique revient à fermer la communauté à la vérité et à la communion.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire à une politesse sociale ; le contexte parle d’un refus qui bloque la communion.

Usage biblique (mini)

Employé pour recevoir, accepter, admettre ou accueillir quelqu’un ou quelque chose.

Antonymes / contrastes (FR)

refuser, rejeter, exclure, repousser

Synonymes / proches (FR)

accepter, recevoir, accueillir, admettre

À ne pas confondre avec…

Discerner justement, éprouver les esprits, refuser un faux enseignement.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

accepter

Versets clés (liste)

3 Jn 1,9–15

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1926

Lemme / racine (optionnel)

ἐπιδέχομαι

Prononciation — (aide remplissage)

e-pi-DE-kho-mai

Translit. — NOYAU

epidechomai

Vérifiable
Champs sémantiques
PéchéAlliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : recevoir/accueillir dans la communion. Option B : entendre seulement une information. Dans 3 Jn 1,9–15, Diotrèphe ne reçoit pas les frères et empêche ceux qui veulent les accueillir ; le co-texte fait préférer l’Option A. La nuance est relationnelle et ecclésiale, pas seulement cognitive.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- 3 Jn 1,9–15 — 3 Jn 1,9–10 : Option A : recevoir les frères dans l’accueil chrétien ; Option B : accepter une idée. Le refus de recevoir et l’exclusion de ceux qui accueillent font préférer l’Option A. La nuance touche la communion visible : l’accueil ou le refus révèle l’état du cœur communautaire.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine ecclésial et relationnel. Le mot met en jeu l’hospitalité, l’autorité apostolique et la communion entre les Églises.

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