Sens (court) : Dans le contexte évangélique de Marc, « accuser » (κατηγορέω) désigne l’action de formuler une charge judiciaire contre quelqu’un, déclenchant la procédure d’accusation, la pression et le jugement.
Dans le NT, κατηγορέω (“accuser”) appartient au registre judiciaire : formuler une charge contre quelqu’un, déposer une accusation, poursuivre. La logique du passage contraint sa fonction : il ne s’agit pas d’une simple critique, mais d’un mécanisme de tribunal (accusation → défense → verdict). Exégétiquement, ce verbe est important dans les scènes de procès, car il met en lumière la pression et l’injustice possible : l’accusation peut être vraie ou fausse, mais elle enclenche une dynamique de condamnation. La nuance utile est donc : accuser au sens de charge juridique. Pour comprendre, on repère le cadre : qui accuse (chefs, témoins, adversaires) et devant quelle autorité (Pilate, conseil, tribunal). Ainsi, κατηγορέω expose la confrontation entre vérité et pouvoir : la vérité peut être attaquée par des charges. Exégétiquement, le récit de la passion montre que Jésus est “accusé” dans une procédure, ce qui souligne l’aspect institutionnel de l’injustice. Le lecteur doit éviter de réduire cela à une dispute morale : c’est une mise en accusation. Le mot sert aussi à révéler l’endurcissement : certains cherchent des motifs pour condamner. Exégétiquement, il faut distinguer accusation et discernement : accuser vise à condamner, pas à corriger. Ainsi, κατηγορέω peut devenir un repère de lecture : quand le verbe apparaît, le passage entre dans une dynamique de jugement humain. Et l’évangile montre souvent le contraste : Dieu justifie le juste, même si les hommes accusent. Le verbe rend donc visible une tension : accusation humaine vs verdict divin. Il rappelle enfin que l’Évangile ne nie pas les mécanismes de pouvoir : il les traverse. La vérité de Jésus est attaquée par accusation, mais elle triomphe par la résurrection. Ainsi, κατηγορέω est un repère de procès et d’injustice, au service d’une théologie de vérité et de fidélité.
Dans l’univers biblique, le faux témoignage est gravement condamné. Le repère principal est simple : Dieu aime la justice et il défend l’innocent. L’Ancien Testament interdit de porter un faux témoignage et dénonce les tribunaux iniques. Les psaumes du juste persécuté décrivent souvent des “accusateurs” qui cherchent à faire tomber. Cela éclaire κατηγορέω : l’accusation peut être un instrument d’oppression, surtout quand elle est mensongère ou manipulée. Exégétiquement, dans la passion, Jésus est accusé injustement : cela s’inscrit dans la ligne du juste souffrant. L’arrière-plan prophétique montre aussi que les serviteurs de Dieu sont parfois poursuivis par des accusations pour faire taire la vérité. Ainsi, le verbe “accuser” renvoie à un conflit d’alliance : le juste est attaqué. Mais l’AT annonce aussi que Dieu rend justice : il confond les accusateurs et relève l’innocent. Ainsi, κατηγορέω devient un repère d’univers biblique : justice, faux témoignage, et jugement de Dieu. Le lecteur est invité à prendre au sérieux la parole : accuser est un acte lourd. Et à se souvenir : Dieu voit et juge justement.
Pour un lecteur moderne, “accuser” peut être compris comme une simple accusation morale sur les réseaux. La clarification utile est : κατηγορέω est un verbe de tribunal, une charge officielle ou quasi-officielle qui vise un verdict. Exégétiquement, cela donne du poids aux scènes : une accusation enclenche une machine. On reste descriptif : qui accuse et pourquoi ? Ainsi, le lecteur moderne comprend mieux la passion : elle passe par une procédure d’injustice. Cela invite aussi à une application prudente : accuser n’est pas neutre; c’est mettre quelqu’un sous jugement. Le NT met en garde contre la calomnie et appelle à la vérité. Mais l’exégèse reste d’abord narrative : dans ces passages, κατηγορέω révèle le conflit entre la vérité de Jésus et les pouvoirs humains.
Dans le contexte évangélique de Marc, « accuser » (κατηγορέω) désigne l’action de formuler une charge judiciaire contre quelqu’un, initiant ainsi la procédure d’accusation, la pression et le jugement.
Dans le cadre des controverses sabbat (Lc 14,1–6), l’arrière-plan est celui d’une possible accusation : les chefs observent Jésus pour le prendre en faute; le verbe d’accusation s’entend comme une charge judiciaire potentielle.
s'accuser / accuser
G3906
katēgoreō
Lc 14,1 : « ils l’observaient » (attitude d’espionnage) vise à trouver un motif d’accusation; ici ‘accuser’ relève du registre juridique, même si l’accusation n’est pas formulée dans ces versets.