adjurer; faire jurer; contraindre par serment
ἐξορκίζω signifie adjurer, faire jurer, exiger sous serment. Le verbe exprime une contrainte par appel à une autorité supérieure (souvent Dieu) : “je t’adjure…”. Logiquement, ἐξορκίζω place l’autre devant une obligation morale : répondre, dire, agir sous la force du serment. Dans le NT, il peut apparaître dans des scènes de confrontation (questions sous serment) ou dans des pratiques d’exorcistes (adjurer au nom de). Ainsi, ἐξορκίζω met en relief l’usage du nom divin comme levier : soit dans une recherche de vérité, soit dans une tentative de manipulation. En somme, ἐξορκίζω désigne l’adjuration : contraindre par serment, et il appelle à discerner l’autorité réelle (Dieu) vs l’instrumentalisation.
L’AT prend le serment très au sérieux : prononcer au nom de YHWH engage. La pensée sémitique comprend que jurer est acte d’alliance et de vérité, mais qu’instrumentaliser le nom de Dieu est profanation. Ainsi, ἐξορκίζω résonne avec cette gravité : mettre quelqu’un sous serment, c’est l’amener devant Dieu. Dans le NT, certaines adjurations révèlent un cœur hostile (forcer Jésus à répondre) ou une religiosité technique (utiliser le nom comme formule).
Aujourd’hui, le serment est souvent formel (juridique) ou peu pris au sérieux. ἐξορκίζω rappelle une logique biblique : invoquer Dieu pour contraindre est grave. Clarification : on ne manipule pas le nom de Dieu. En prédication exégétique, ce mot permet de parler de vérité et d’intégrité : parler vrai sans se cacher derrière des formules. Il corrige un contresens moderne : voir le nom de Dieu comme outil. Le NT montre que l’autorité de Dieu ne se réduit pas à une technique.
Ici, adjurer (ἐξορκίζω) désigne l’imposition d’un serment solennel, assorti de la menace d’une malédiction si la promesse n’est pas tenue. Cette formule souligne la gravité morale et la contrainte divine qui accompagnent la parole engagée.
Dans le passage, ἐξορκίζω signifie adjurer : obliger quelqu’un à répondre ou à agir par un serment/invocation solennelle. Le contexte montre s’il s’agit d’un cadre légal (serment) ou d’une adjuration spirituelle.
Ne pas confondre avec ὁρκίζω (faire jurer) : proche. Vérifier si l’adjuration est légitime (tribunal) ou abusive (usage magique du nom).
adjurer
G1844
exorkizō
Le verbe implique une contrainte solennelle : faire jurer / adjurer au nom de Dieu. L’indice est la formule d’adjuration (‘je t’adjure…’) ou le cadre juridique/religieux. Ne pas confondre avec ‘demander fortement’ : c’est un serment/une invocation contraignante.
- Mt 26,63 — le grand prêtre adjure Jésus : cadre juridique, serment; indice : tribunal + ‘je t’adjure par le Dieu vivant’. - Ac 19,13 — adjuration au nom de Jésus (exorcistes) : invocation; indice : ‘je vous adjure par Jésus’.
Registre serment et autorité : mettre quelqu’un sous obligation par invocation (souvent au nom de Dieu). Peut apparaître en cadre judiciaire ou dans des pratiques d’exorcisme/adjuration.