Adultère, infidèle, marqué par l’infidélité morale ou spirituelle.
Le mot μοιχαλίς désigne une personne adultère, une femme adultère au sens littéral, ou plus largement une figure d’infidélité selon le contexte. Sa logique grecque est relationnelle et morale : l’adultère n’est pas seulement un acte isolé, mais la rupture d’une fidélité due. Dans 2 Pierre, l’expression « les yeux pleins d’adultère » donne au mot une portée plus large que le simple geste physique. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : le passage parle-t-il d’un acte, d’un désir, d’un regard, d’une disposition ? μοιχαλίς met ici l’accent sur une convoitise installée. Sa nuance centrale est celle d’une infidélité devenue manière d’être. Le co-texte précise que cette corruption n’est pas privée : elle s’associe à la séduction des âmes instables et à l’incapacité de cesser de pécher. Le mot invite donc à distinguer faiblesse ponctuelle et disposition adultère. Il montre que le péché sexuel peut commencer dans le regard et devenir un mode de relation qui déforme profondément la fidélité, la pureté et la vérité.
Dans l’univers biblique, l’adultère touche à la fois le mariage, la fidélité d’alliance et la loyauté du cœur. L’Ancien Testament condamne l’adultère non seulement comme transgression morale, mais comme atteinte grave à la relation, à la confiance et à l’ordre voulu par Dieu. Les prophètes utilisent aussi l’image de l’adultère pour parler de l’infidélité spirituelle envers le Seigneur. Cette mémoire éclaire μοιχαλίς. Dans 2 Pierre, le mot ne vise pas seulement un acte ponctuel ; il décrit un regard et une orientation intérieure livrés à la convoitise. Pour un lecteur moderne, l’adultère peut être réduit à une affaire privée de consentement entre adultes. La pensée biblique y voit une corruption qui touche la fidélité et qui peut entraîner d’autres dans le désordre. μοιχαλίς invite donc à discerner la source du péché : le regard, le désir, l’absence de maîtrise, l’usage de l’autre comme objet. Le mot rappelle que l’infidélité n’est pas d’abord un accident ; elle peut devenir une habitude du cœur, spirituellement destructrice pour soi et pour les autres.
Un lecteur moderne peut comprendre μοιχαλίς uniquement comme « femme adultère » au sens juridique strict. Le passage de 2 Pierre appelle une lecture plus fine. L’expression « les yeux pleins d’adultère » montre que le mot peut fonctionner comme description d’une convoitise installée, d’un regard devenu infidèle avant même de parler d’un acte isolé. La clarification principale est donc de distinguer événement ponctuel et disposition du cœur. Dans une culture qui banalise souvent le désir tant qu’il reste intérieur, μοιχαλίς rappelle que la Bible prend au sérieux le regard, l’intention et la manière d’utiliser autrui. Il ne faut pas employer le mot pour écraser indistinctement toute fragilité, mais il ne faut pas non plus réduire l’adultère à un problème purement extérieur. Sa nuance centrale est une infidélité habitée par le désir déréglé. Le mot aide à comprendre que la pureté biblique concerne aussi la manière de voir, de désirer et de séduire. Là où le regard devient captif, la relation à Dieu et au prochain se déforme déjà.
Le terme qualifie une disposition infidèle, liée à la convoitise et à la rupture d’alliance.
Leur regard révèle une convoitise persistante qui entraîne les âmes instables.
Ne pas isoler le mot de la dynamique de séduction : le péché intérieur devient influence sur les autres.
Désigne l’adultère ou, par extension, l’infidélité à Dieu.
fidèle, pur, loyal, consacré
adultère, infidèle, déloyal, impur
Amour fidèle, désir ordonné, alliance gardée.
adultère
2 Pi 2,13b–16
G3470
μοιχαλίς
moi-kha-LIS
moichalis
Option A : adultère / regard adultère, marqué par la convoitise sexuelle et l’infidélité. Option B : défaut honteux en général. Dans 2 Pi 2,13b–16, l’expression « les yeux pleins d’adultère » fait préférer l’Option A. La nuance vise un désir déréglé devenu manière de regarder et de séduire.
- 2 Pi 2,13b–16 — 2 Pi 2,14 : Option A : regard adultère, convoitise installée ; Option B : défaut honteux en général. L’expression « les yeux pleins d’adultère » et l’incapacité de cesser de pécher font préférer l’Option A. La nuance vise une disposition sensuelle et infidèle qui nourrit la séduction.
Domaine moral, relationnel et spirituel. Pierre relie la corruption doctrinale à une convoitise du regard.