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adultère — μοιχαλίς — moichalis

Sens (principal)

Adultère, infidèle, marqué par l’infidélité morale ou spirituelle.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le mot μοιχαλίς désigne une personne adultère, une femme adultère au sens littéral, ou plus largement une figure d’infidélité selon le contexte. Sa logique grecque est relationnelle et morale : l’adultère n’est pas seulement un acte isolé, mais la rupture d’une fidélité due. Dans 2 Pierre, l’expression « les yeux pleins d’adultère » donne au mot une portée plus large que le simple geste physique. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : le passage parle-t-il d’un acte, d’un désir, d’un regard, d’une disposition ? μοιχαλίς met ici l’accent sur une convoitise installée. Sa nuance centrale est celle d’une infidélité devenue manière d’être. Le co-texte précise que cette corruption n’est pas privée : elle s’associe à la séduction des âmes instables et à l’incapacité de cesser de pécher. Le mot invite donc à distinguer faiblesse ponctuelle et disposition adultère. Il montre que le péché sexuel peut commencer dans le regard et devenir un mode de relation qui déforme profondément la fidélité, la pureté et la vérité.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, l’adultère touche à la fois le mariage, la fidélité d’alliance et la loyauté du cœur. L’Ancien Testament condamne l’adultère non seulement comme transgression morale, mais comme atteinte grave à la relation, à la confiance et à l’ordre voulu par Dieu. Les prophètes utilisent aussi l’image de l’adultère pour parler de l’infidélité spirituelle envers le Seigneur. Cette mémoire éclaire μοιχαλίς. Dans 2 Pierre, le mot ne vise pas seulement un acte ponctuel ; il décrit un regard et une orientation intérieure livrés à la convoitise. Pour un lecteur moderne, l’adultère peut être réduit à une affaire privée de consentement entre adultes. La pensée biblique y voit une corruption qui touche la fidélité et qui peut entraîner d’autres dans le désordre. μοιχαλίς invite donc à discerner la source du péché : le regard, le désir, l’absence de maîtrise, l’usage de l’autre comme objet. Le mot rappelle que l’infidélité n’est pas d’abord un accident ; elle peut devenir une habitude du cœur, spirituellement destructrice pour soi et pour les autres.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut comprendre μοιχαλίς uniquement comme « femme adultère » au sens juridique strict. Le passage de 2 Pierre appelle une lecture plus fine. L’expression « les yeux pleins d’adultère » montre que le mot peut fonctionner comme description d’une convoitise installée, d’un regard devenu infidèle avant même de parler d’un acte isolé. La clarification principale est donc de distinguer événement ponctuel et disposition du cœur. Dans une culture qui banalise souvent le désir tant qu’il reste intérieur, μοιχαλίς rappelle que la Bible prend au sérieux le regard, l’intention et la manière d’utiliser autrui. Il ne faut pas employer le mot pour écraser indistinctement toute fragilité, mais il ne faut pas non plus réduire l’adultère à un problème purement extérieur. Sa nuance centrale est une infidélité habitée par le désir déréglé. Le mot aide à comprendre que la pureté biblique concerne aussi la manière de voir, de désirer et de séduire. Là où le regard devient captif, la relation à Dieu et au prochain se déforme déjà.

Courte description — (aide remplissage)

Le terme qualifie une disposition infidèle, liée à la convoitise et à la rupture d’alliance.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Leur regard révèle une convoitise persistante qui entraîne les âmes instables.

Pièges lexicaux

Ne pas isoler le mot de la dynamique de séduction : le péché intérieur devient influence sur les autres.

Usage biblique (mini)

Désigne l’adultère ou, par extension, l’infidélité à Dieu.

Antonymes / contrastes (FR)

fidèle, pur, loyal, consacré

Synonymes / proches (FR)

adultère, infidèle, déloyal, impur

À ne pas confondre avec…

Amour fidèle, désir ordonné, alliance gardée.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

adultère

Versets clés (liste)

2 Pi 2,13b–16

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3470

Lemme / racine (optionnel)

μοιχαλίς

Prononciation — (aide remplissage)

moi-kha-LIS

Translit. — NOYAU

moichalis

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
PéchéJugement
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : adultère / regard adultère, marqué par la convoitise sexuelle et l’infidélité. Option B : défaut honteux en général. Dans 2 Pi 2,13b–16, l’expression « les yeux pleins d’adultère » fait préférer l’Option A. La nuance vise un désir déréglé devenu manière de regarder et de séduire.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- 2 Pi 2,13b–16 — 2 Pi 2,14 : Option A : regard adultère, convoitise installée ; Option B : défaut honteux en général. L’expression « les yeux pleins d’adultère » et l’incapacité de cesser de pécher font préférer l’Option A. La nuance vise une disposition sensuelle et infidèle qui nourrit la séduction.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine moral, relationnel et spirituel. Pierre relie la corruption doctrinale à une convoitise du regard.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune