Relâcher/délier; affaiblir; rendre paralysé.
παραλύω signifie relâcher, délier, affaiblir, et selon contexte rendre paralysé ou devenir sans force. Dans les récits de guérison (Lc 5,24; Ac 9,33), l’idée de paralysie met en scène une incapacité : la personne ne peut pas se mouvoir ni se relever, et cela prépare un acte de restauration. Logiquement, le verbe/registre “paralyser” sert à installer une impossibilité visible, puis à rendre la délivrance vérifiable : se lever, marcher, être rétabli. Dans He 12,12, l’idée d’affaiblissement (mains relâchées, genoux fléchissants) sert à exprimer une fatigue spirituelle, en image corporelle. Le terme fonctionne donc comme pont entre corps et endurance : relâchement = perte de capacité. Il oblige à lire le co-texte pour décider : maladie réelle, ou image de découragement.
La Bible associe souvent faiblesse et besoin de secours : mains qui tombent, genoux qui fléchissent, peuple abattu. La pensée sémitique voit le corps comme révélateur de l’état de vie : quand la force se relâche, la personne est exposée. Dans les guérisons, la restauration corporelle est signe du royaume : Dieu redresse, rend capable, libère de ce qui lie. Dans les exhortations, “fortifier les mains” est un langage prophétique (consolation, encouragement) qui appelle à persévérer. Ainsi, le champ de παραλύω peut être entendu comme signe d’oppression et comme image d’un peuple qui a besoin d’être relevé par la parole de Dieu. Le mot s’inscrit dans une logique de relèvement, cohérente avec l’alliance.
Le risque est de confondre paralysie médicale et “paralysie” émotionnelle. Exégétiquement, certains textes décrivent une maladie réelle (Lc 5; Ac 9) et la guérison comme signe, tandis que d’autres utilisent le langage du relâchement pour parler de découragement (He 12). Pour la préparation de prédication, ce mot enrichit la lecture : déterminer le registre (récit de guérison vs exhortation), puis suivre la logique du passage (incapacité → autorité de Jésus → relèvement; ou fatigue → exhortation → persévérance). On reste dans l’exégèse : le mot sert à lire comment le NT relie faiblesse, relèvement et fidélité, sans basculer vers application psychologique.
Peut signifier délier/dissoudre; dans le NT décrit souvent l’état «paralytique/affaibli».
Les évangiles l’emploient pour un «paralytique»; Hé 12.12 l’utilise pour des genoux affaiblis (image spirituelle).
Ne pas réduire à un terme médical moderne: inclut l’idée de relâchement/faiblesse.
Décrit l’impuissance (physique) et, par extension, la faiblesse à relever dans la foi.
fortifier; affermir; rendre ferme
affaiblir; paralyser; rendre faible; relâcher
παραλυτικός (paralutikos) = adjectif «paralytique»; verbe = action/état associé.
affaiblir
Luc 5.24; Actes 9.33; Hébreux 12.12
G3886
παρά + λύω
par-al-oo’-o
paraluo