Secouer violemment; convulser
συσπαράσσω est un verbe fort qui décrit une agitation violente : le corps est secoué, convulsé. Dans les récits (Mc 9,20; Lc 9,42), la logique narrative est : confrontation avec Jésus → manifestation violente → délivrance. Le mot sert donc à montrer l’intensité du combat et la réalité de l’oppression, tout en préparant le contraste avec l’autorité de Jésus. Le grec met l’accent sur l’événement visible : la violence de la convulsion rend la délivrance vérifiable et frappante. Ainsi, le terme n’est pas décoratif; il soutient l’argument : même quand l’attaque culmine, Jésus domine. La structure est souvent immédiate : “à peine l’esprit le vit… il le secoua”. Le mot participe donc à une logique de révélation : le Royaume se manifeste par une autorité qui arrête la violence et restaure la personne.
Dans l’arrière-plan biblique, les forces qui détruisent le corps et la personne sont associées à l’oppression et à l’impureté, tandis que Dieu est celui qui libère et restaure. Les récits d’exorcisme s’inscrivent dans la logique du combat entre la domination du mal et la visitation de Dieu. L’agitation violente rappelle que l’humain est fragile et que le mal cherche à détruire; mais l’Écriture montre que Dieu relève, apaise, délivre. La pensée sémitique perçoit souvent le salut comme restauration concrète : libération d’une oppression visible, pas seulement intérieure. L’image dominante est donc : violence destructrice → parole/autorité divine → relèvement et paix. Le mot sert à faire sentir la gravité de l’oppression et la force de la délivrance.
On peut lire ces récits soit comme du folklore, soit comme un simple diagnostic médical. Le texte utilise συσπαράσσω pour décrire une agitation physique violente, et il l’insère dans une scène de délivrance : l’enjeu est l’autorité de Jésus et la restauration de la personne. Clarification : le mot ne donne pas un manuel de diagnostic; il décrit un événement visible. Le contresens serait de nier la dimension spirituelle du récit ou d’en tirer des théories médicales. Le terme aide plutôt à sentir l’intensité du moment : l’oppression se manifeste, puis elle est vaincue. Il souligne que le salut biblique vise le concret : la personne est libérée, pas seulement “réconfortée”.
Verbe : secouer violemment, agiter (jusqu’à la convulsion). Souvent utilisé pour décrire une crise/convulsion (démoniaque ou maladie) dans les récits.
Mc 9,20; Lc 9,42 : le verbe décrit le fait d’être secoué violemment/convulsé (manifestation physique) juste avant la délivrance par Jésus.
Toujours rester sobre : le texte décrit une agitation physique, sans permettre de diagnostiquer médicalement. Ne pas minimiser l’intensité (le terme est violent). Ne pas isoler du contexte narratif : le mot sert la démonstration de l’autorité de Jésus qui délivre.
Utilisé dans des récits où un esprit secoue violemment une personne (Mc 9; Lc 9) juste avant/au moment de la délivrance.
apaiser; calmer; relâcher
secouer; agiter; convulser; faire tomber (selon contexte)
σπαράσσω (déchirer/agiter) ; σείω (secouer, plus général) ; ταράσσω (troubler, plutôt intérieur).
agita avec violence
Mc 9,20; Lc 9,42
G4952
susparassō — « su-spar-as-so » (approx.)
susparasso
Registre corporel et de crise : mouvements violents, convulsions, agitation physique incontrôlée. Dans les récits d’exorcisme/guérison, le mot sert à décrire l’intensité d’une attaque ou d’une manifestation avant la délivrance.