🔎

altéré — צָמֵא — tsame’

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Avoir soif; être assoiffé.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans Es 55, la “soif” est le point de départ logique de l’invitation : elle nomme le manque qui justifie l’appel à venir et à recevoir. Le discours suit une progression claire : besoin (soif) → déplacement (venez) → réception (buvez / recevez) → satisfaction. La formulation rend la soif non pas honteuse mais pertinente : c’est précisément parce qu’il y a manque que l’invitation est vraie. Dans la lecture biblique reprise en grec, la même logique revient : reconnaître le besoin ouvre à la foi, et “venir” devient la réponse appropriée. Ainsi, le mot sert d’argument : si tu as soif, alors tu es exactement la personne visée par l’appel. La structure met en valeur une grâce adressée aux nécessiteux.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan hébraïque, la soif est une expérience de désert : elle met la vie en danger et oblige à chercher une source. Israël connaît un Dieu qui donne l’eau au désert; cette mémoire d’Exode éclaire l’appel d’Es 55. Dire “altérés” évoque des personnes en manque réel, incapables de se suffire, donc prêtes à recevoir. L’eau n’est pas un luxe mais une provision de vie donnée par Dieu, ce qui rejoint l’idée d’alliance : Dieu prend en charge un peuple dépendant. L’image porte aussi une dimension relationnelle : avoir soif, c’est désirer une source vivante, et Dieu se présente comme cette source. Le mot garde donc une force concrète et existentielle, pas seulement symbolique.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, “avoir soif” peut signifier “être curieux” ou “chercher une expérience”. En Es 55, la soif décrit plutôt un manque vital : l’être humain ne peut pas se donner la vie par ses propres moyens. Le texte ne dit pas : “améliore-toi un peu”, mais : “viens recevoir”. La soif ne sert donc pas à culpabiliser, mais à dire la vérité : on a besoin de Dieu. La clarification occidentale utile est de ne pas spiritualiser au point de perdre le concret : c’est une invitation adressée à des personnes réellement en manque, pour les conduire à une réception gratuite. Le besoin reconnu devient la porte d’entrée de la grâce.

Courte description — (aide remplissage)

Tsāmē’ décrit une soif réelle (besoin vital) et sert souvent d’image du manque qui pousse à venir à Dieu pour recevoir la vie.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

En Es 55,1, les “altérés” désignent ceux qui reconnaissent leur manque et répondent à l’invitation gratuite de Dieu.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre “soif” biblique avec un simple hobby spirituel : c’est un manque vital. Ne pas en faire une émotion passagère : c’est une condition réelle qui appelle une réponse (venir).

Usage biblique (mini)

Image fréquente du besoin spirituel : ceux qui “ont soif” sont appelés à venir à Dieu, recevoir, et être rassasiés.

Antonymes / contrastes (FR)

rassasié; repu; autosuffisant; indifférent

Synonymes / proches (FR)

assoiffé; altéré; avide; en manque

À ne pas confondre avec…

Mots plus génériques pour “désirer” (envie) qui n’expriment pas forcément un manque vital.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Ancien Testament
Langue — NOYAU
Hébreu
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

altérés

Versets clés (liste)

Es 55,1; Ps 42,2; Es 44,3; Jn 7,37

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

H6770

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

צמא (ṣ-m-’ )

Prononciation — (aide remplissage)

tsa-mé (ts = “ts”)

Translit. — NOYAU

tsame’

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes