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ἀδελφή (adelphē) signifie « sœur ». Le terme est le correspondant féminin de ἀδελφός. Sa logique est relationnelle : il identifie une personne par un lien de proximité et d’appartenance familiale. Le garde-fou est de ne pas réduire ἀδελφή à une simple donnée biologique sans voir que, selon le contexte, le mot peut aussi désigner une “sœur” au sens communautaire (membre du même groupe). Comme pour “frère”, l’usage peut être familial (sœur de sang) ou élargi. Lexicalement, l’idée de base reste : sœur, proche, membre du cercle. Comprendre ἀδελφή, c’est comprendre une relation qui implique proximité, loyauté possible, et responsabilité mutuelle. Le mot peut être utilisé au singulier pour une personne précise ou au pluriel pour parler de “sœurs” comme collectif. Il sert à situer une scène dans un tissu relationnel : on n’est pas face à une inconnue, mais à une sœur. Ainsi, ἀδελφή est un mot d’appartenance : il nomme une relation. Et, parce qu’il est relationnel, il peut aussi être utilisé pour parler de la communauté comme famille, mais le contexte doit guider. Le noyau reste : sœur, lien proche.
L’Ancien Testament pense la famille comme une structure centrale : frères et sœurs, maisons, lignées. Les relations fraternelles sont un lieu de bénédiction mais aussi de tension : rivalités, jalousies, injustices. La Loi encadre la justice au sein de la famille et du peuple. Cet arrière-plan éclaire ἀδελφή : une sœur est une proche, protégée par des obligations familiales et communautaires. Les récits bibliques montrent aussi l’importance de l’honneur et de la protection des femmes dans la maison, ce qui donne au lien “sœur” une dimension de responsabilité. Par ailleurs, la Bible peut utiliser le langage familial pour parler du peuple : on est “frères” dans l’alliance, ce qui implique que la relation ne se limite pas au sang. Ainsi, “sœur” peut être aussi une manière de parler d’appartenance à un même peuple ou à une même communauté. Pour un lecteur moderne, cet horizon corrige une lecture individualiste des liens : la Bible décrit des relations qui structurent la vie, et où la fidélité se mesure. ἀδελφή s’inscrit donc dans un monde où la proximité familiale et la solidarité au sein du peuple sont des réalités visibles et régulées.
Le lecteur occidental moderne entend “sœur” comme lien de famille ou comme expression affectueuse (“ma sœur”). ἀδελφή est d’abord un terme de relation : sœur, membre du cercle proche. La clarification est que, dans la Bible, ce langage peut parfois s’élargir à une appartenance communautaire : “sœur” au sens de membre du même peuple ou de la même communauté. Un contresens fréquent est de limiter systématiquement à la biologie, ou au contraire d’en faire automatiquement un terme “spirituel”. Le contexte décide. Pour un lecteur moderne, ἀδελφή aide à lire la scène avec proximité : une sœur n’est pas une étrangère. Le mot rend visible un lien, et ce lien peut impliquer responsabilité, protection, ou solidarité. Comprendre ἀδελφή, c’est donc comprendre un terme d’appartenance : relation proche, enracinée dans la famille ou étendue à un groupe qui se pense comme famille. Le mot rappelle que la Bible utilise souvent la famille comme langage pour exprimer le “nous” : la communauté est décrite par des liens de frères et de sœurs. Lexicalement, il signifie sœur, et l’enjeu est le lien.
Dans le texte grec, « ancre » (ἀγκύρα, agkura, Strong G0045) désigne l’objet qui empêche le bateau de dériver, symbolisant ainsi un point d’appui fiable.
ancre
G0045
agkura