Angoisse; détresse pressante (étreinte intérieure)
συνοχή porte l’idée d’être “serré”, comme une pression qui comprime. Le grec rend ainsi une détresse qui n’est pas vague : elle “étreint”, elle contraint. Dans Lc 21,25, le mot est associé à la peur et à la perplexité des nations : il décrit une angoisse collective face à des événements bouleversants. Dans un contexte plus personnel (2 Co 2,4), il peut exprimer une pression de cœur, une affliction intérieure. La logique est donc : cause (événement/relation) → pression (συνοχή) → réaction (peur, larmes, etc.). Le mot sert à rendre sensible l’intensité d’une situation : on se sent pris, resserré. Le grec aide aussi à distinguer cette détresse d’un simple souci : c’est une contrainte lourde. Ainsi, συνοχή fonctionne comme un marqueur d’oppression qui appelle secours, consolation ou délivrance selon le contexte.
La Bible hébraïque décrit souvent la détresse par des images d’étroitesse : être à l’étroit, serré, sans issue, puis Dieu “met au large” (délivrance). Cette imagerie éclaire συνοχή : l’angoisse est une compression qui enlève l’espace. Dans la perspective d’alliance, la détresse peut venir de l’oppression des nations, du jugement, ou de la fragilité humaine; mais Dieu est celui qui entend le cri dans la détresse et qui délivre. Ainsi, l’image dominante est : resserrement → cri → délivrance/élargissement. Dans Lc 21, la détresse des nations met en contraste la peur humaine et l’appel de Jésus à lever la tête (espérance). L’arrière-plan biblique aide donc à lire l’angoisse non comme fatalité, mais comme contexte où la souveraineté de Dieu et l’espérance du Royaume sont mises en lumière.
On entend “angoisse” comme une émotion individuelle. συνοχή peut aussi désigner une détresse collective, une pression liée à des événements. Clarification : le mot exprime une contrainte réelle, comme une étreinte, pas seulement un malaise diffus. Le contresens serait de tout réduire à une psychologie intérieure ou, à l’inverse, de nier la dimension du cœur. Le contexte décide : nations en détresse (Lc 21) ou affliction intérieure (2 Co 2). Le terme aide donc à reconnaître la gravité d’une situation et à entendre l’appel biblique : chercher secours et espérance en Dieu plutôt que se laisser écraser par la pression.
Nom : angoisse/détresse, comme une pression qui serre. Décrit une contrainte intérieure ou une situation oppressante, selon le contexte (personnel ou collectif).
Selon le passage, συνοχή signifie détresse/angoisse pressante (pression qui serre), intérieure ou collective; le co-texte précise la cause.
Toujours préciser la cause de la détresse selon le passage (événements, relations, conscience, etc.). Ne pas psychologiser automatiquement : Lc 21 parle d’une détresse des nations liée aux événements. Ne pas banaliser : le terme exprime une pression réelle, oppressante.
Exprime une détresse/angoisse pressante; peut décrire une contrainte intérieure (2 Co 2) ou une détresse collective face aux événements (Lc 21).
paix; soulagement; liberté; respiration (image)
angoisse; détresse; pression; oppression
θλῖψις (tribulation/oppression) ; στενοχωρία (étroitesse/détresse) ; ταραχή (trouble).
angoisse
Lc 21,25; 2 Co 2,4
G4928
sunochē — « su-no-khé » (approx.)
sunoche
Registre de contrainte/pression : être “serré”, pris dans une difficulté qui oppresse. Le mot peut fonctionner au niveau intérieur (angoisse) ou collectif (détresse due à des événements), mais l’image de base est celle d’une étreinte/pression.