Forme grammaticale : étiquette morphologique signalant un infinitif aoriste second passif ; elle décrit la forme d’un verbe, non un lemme autonome.
Ici, il ne s’agit pas d’un mot de vocabulaire autonome, mais d’une étiquette morphologique : un infinitif aoriste second passif. Cela change immédiatement la manière de lire la fiche. Exégétiquement, la question n’est pas “que veut dire ce mot en soi ?”, mais “comment la forme du verbe aide-t-elle à comprendre l’action ?”. L’infinitif présente l’action comme forme non personnelle, souvent liée à une autre construction verbale. L’aoriste, quant à lui, regarde l’action globalement, comme un tout, sans insister d’abord sur son déroulement interne. La mention “second” appartient au système morphologique grec et ne donne pas un sens différent à elle seule. Enfin, la valeur passive indique que le sujet reçoit l’action ou se trouve concerné par elle d’une manière non active. La prudence est essentielle : aucune de ces données ne remplace le co-texte. Elles affinent seulement la lecture. Ainsi, cette fiche rappelle une règle d’exégèse très importante : la grammaire soutient le sens, mais ne l’invente pas. Une forme comme celle-ci aide à voir comment le texte présente l’action, quelle place elle occupe dans la phrase, et quel effet de lecture elle produit. Elle protège donc contre les approximations tout en obligeant à rester au plus près du contexte.
L’arrière-plan hébraïque n’offre pas un équivalent mécanique à cette désignation morphologique grecque, mais il donne un repère utile : dans la Bible, la forme verbale sert le témoignage des actes de Dieu et des réponses humaines. Les langues bibliques n’organisent pas exactement l’action de la même manière, mais elles ont en commun de ne pas séparer la grammaire du sens narratif. Cette fiche rappelle donc une sagesse de lecture : les formes sont au service de l’événement raconté. Dans l’univers scripturaire, Dieu agit, l’être humain répond, et la langue rend cette action intelligible avec ses ressources propres. Pour un lecteur moderne, cela corrige deux excès. D’un côté, on pourrait négliger la grammaire comme si elle était secondaire. De l’autre, on pourrait la surcharger d’une portée spirituelle automatique. L’arrière-plan biblique invite plutôt à la sobriété : écouter comment le texte formule l’action afin de respecter ce qu’il affirme réellement. Ainsi, même une fiche technique comme celle-ci peut servir une lecture fidèle. Elle rappelle que la parole inspirée passe par des formes précises, et que ces formes méritent attention sans devenir des raccourcis interprétatifs.
Pour un lecteur moderne, une étiquette comme “aoriste 2 passif infinitif” peut paraître soit inutilement technique, soit mystérieusement décisive. Les deux réactions sont à corriger. Ce type d’information n’est pas là pour impressionner ni pour fournir une clé magique. Elle sert à mieux observer comment le grec formule une action. L’infinitif montre qu’on n’a pas un verbe personnel autonome ; l’aoriste présente l’action de façon globale ; le passif indique que l’action est reçue plutôt qu’exercée. Cela aide réellement à lire, mais seulement si l’on reste dans la phrase et dans le passage. Un contresens fréquent consiste à faire d’une forme grammaticale une preuve doctrinale indépendante du contexte. Un autre consiste à l’ignorer totalement et à perdre une nuance utile. La bonne posture est intermédiaire : la grammaire est une aide de précision. Dans une base lexicale comme celle-ci, cette fiche rappelle que tout n’est pas “mot-thème”. Certaines entrées servent à décrire la mécanique du texte. Elles sont donc précieuses pour une exégèse sérieuse, à condition de rester modestes dans leur portée. La forme éclaire la lecture ; elle ne remplace jamais le co-texte.
Repère grammatical, non lexical. La fiche désigne une forme verbale grecque : un infinitif d’aoriste second passif, à interpréter uniquement dans son co-texte.
Dans l’usage néotestamentaire, cette étiquette sert à décrire comment une action est formulée grammaticalement : comme un fait envisagé globalement, à l’infinitif, avec une orientation passive. Le contexte verbal précis reste indispensable pour l’interprétation.
Ne pas traiter cette entrée comme un mot-thème autonome. Ne pas surcharger la forme grammaticale comme si elle portait, à elle seule, toute l’interprétation du passage.
La fiche ne porte pas sur un lemme autonome mais sur une forme verbale. Elle aide à lire plus précisément la manière dont l’action est présentée dans le grec du NT.
forme active ; durée développée ; action décrite autrement
forme d’aoriste passif ; infinitif verbal ; désignation morphologique
Un lemme grec autonome : ici, la fiche ne désigne pas un vocabulaire indépendant mais une forme morphologique.
(forme grammaticale)
Lc 8,29
G5650
étiquette grammaticale anglaisisée ; à garder surtout comme code technique interne
aorist2PassiveInf
Ici, il ne faut pas partir d’un “sens de dictionnaire”, car l’entrée ne désigne pas un lemme mais une forme grammaticale. Option A : traiter l’étiquette comme un mot autonome. Option B : l’utiliser pour décrire comment l’action est formulée dans le passage. Le co-texte impose l’option B : seule la phrase concrète permet de savoir quel verbe est concerné et ce que la forme apporte. La morphologie aide la lecture, mais ne remplace jamais l’analyse contextuelle.
- Lc 8,29 : la valeur de cette entrée n’est pas lexicale mais morphologique. Le co-texte verbal et la construction de la phrase déterminent le sens, tandis que la forme aide seulement à voir comment l’action est présentée. - La nuance dominante est donc descriptive : action envisagée globalement, à l’infinitif, avec orientation passive. Elle éclaire la lecture sans remplacer l’analyse du passage.
Le registre n’est pas thématique mais grammatical. La fiche active l’univers de la formulation verbale grecque : manière de présenter une action, relation à un verbe principal, orientation passive. Elle sert donc à la précision exégétique plutôt qu’à un champ sémantique autonome.