Recevoir, accueillir, admettre (prendre pour soi ce qui est donné), selon le contexte.
Le verbe met l’accent sur l’acte d’accueillir : quelque chose vient vers le sujet, et le sujet l’admet/recevait. Dans une logique grecque, cela structure souvent la relation cause→effet : un don est présenté → il est reçu (ou refusé) → la conséquence suit. Le mot sert donc à rendre observable la réponse du sujet : recevoir n’est pas neutre, c’est une action qui implique consentement et orientation.
Arrière-plan : “recevoir” la parole de Dieu, accueillir la visitation, écouter et obéir. Dans la pensée biblique, recevoir n’est pas seulement “entendre” : c’est faire place à ce que Dieu dit/donne. L’image d’alliance est importante : Dieu donne, le peuple reçoit par l’écoute et la fidélité. Ainsi, quand le NT parle de recevoir, l’arrière-plan hébraïque tend à associer réception et obéissance (sans les confondre automatiquement : le passage le dira).
Biais occidental : traiter “recevoir” comme pure passivité (“ça me tombe dessus”) ou comme simple émotion. Clarification : dans le texte, recevoir est un acte de reconnaissance et d’accueil. La question clé est : qu’est-ce qui est reçu (parole, personne, don) et quelle est la conséquence ? Cela garde la lecture concrète et évite de transformer le mot en slogan.
Recevoir/accueillir : action d’accueillir une parole, une personne ou un don; le co-texte précise l’objet et l’enjeu.
Dans Luc, prosdechomai décrit fréquemment une attente orientée vers Dieu (attendre la consolation, la rédemption) : accueillir avec espérance ce que Dieu va donner. Le mot n’est pas seulement “recevoir”, mais “attendre et accueillir”.
1) Remplir avec une définition théologique générale sans co-texte. 2) Confondre “recevoir” (accueillir) et “prendre” (s’emparer) si le passage distingue. 3) Ajouter une application non demandée : rester sur l’acte d’accueil tel que le texte le présente.
Très fréquent : recevoir une parole, recevoir un messager, recevoir la grâce. Souvent, la réception manifeste une disposition intérieure (foi/hostilité) que le passage explicite.
refuser; rejeter; ignorer; mépriser
accueillir; attendre; recevoir; espérer
Lambanō (recevoir/prendre) : peut insister sur “prendre”; prosdechomai insiste souvent sur l’accueil/attente. Dechomai (accueillir) : accueil plus direct; le co-texte distingue.
attendre
Lc 2,25; Lc 2,38; Mc 15,43; Tt 2,13
G4327
pros-dé-kho-maï (approx.)
prosdechomai
Option A : “recevoir” = passivité (ça arrive). Option B : accueillir/attendre et admettre volontairement (faire place) ce qui vient (personne, parole, espérance). Prosdechomai a souvent une nuance d’attente accueillante. Règle : identifier l’objet (qui/quoi est accueilli/attendu) et la disposition (espérance, foi) explicitée par le passage; ne pas transformer en slogan.
Nuance : attente accueillante (espérance active) — l’objet attendu/accueilli est souvent une promesse ou une visitation de Dieu; le co-texte précise.
Registre relationnel et de transmission : accueillir une parole, accepter un enseignement, recevoir une personne ou un don. Dans les évangiles, “recevoir” peut aussi signifier reconnaître et accueillir ce que Dieu donne (sans forcer : le texte précise).