Au-delà; de l’autre côté.
πέραν signifie au-delà, de l’autre côté, et chez Marc le mot sert à structurer les récits de traversée : on passe à l’autre rive, et ce passage ouvre une nouvelle scène (tempête, délivrance, foule). Le terme fonctionne comme marqueur de transition : “aller au-delà” crée un changement de contexte et souvent une épreuve. Il organise donc la narration en étapes : ici → traversée → là-bas. π έραν donne aussi une logique de mission : Jésus ne reste pas fixé, il franchit des frontières, et le royaume progresse par déplacements. Le mot rend visible la dynamique : suivre Jésus implique des passages, pas seulement des stations.
Traverser “de l’autre côté” évoque passage de frontière. Arrière-plan : sorties/entrées (Jourdain) et déplacements qui ouvrent sur de nouvelles rencontres/territoires.
Repère géographique (autre rive). Dans les récits, marque une transition de scène (souvent vers un autre public/territoire).
Dans Marc, πέραν indique “de l’autre côté”, souvent la rive opposée du lac, marquant une transition de récit.
Ne pas spiritualiser : c’est d’abord un repère géographique.
Utilisé dans les récits de traversées (lac) pour situer l’action.
au-delà; autre côté; de l’autre rive
au-delà
Mc 4,35; Mc 5,1; Mc 5,21
G4008
peran
Toujours préciser : au-delà de quoi (lac, Jourdain). Dans Marc, souvent “de l’autre côté” du lac. Règle : lier à la géographie du récit.
Peut signaler passage vers territoire non-juif (selon scène).
Registre déplacement : marque une traversée et un changement de rive/territoire. Dans Marc, ces passages structurent les scènes et les rencontres.