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augmenter — προστίθημι — prostithēmi

Sens (principal)

Verbe : ajouter, joindre; “ajouter à / augmenter”, parfois “continuer à” (ajouter encore).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

προστίθημι est un verbe de mouvement “additif” : il dit qu’on met quelque chose en plus, en le plaçant auprès de ce qui existe déjà. Sa logique est double. D’une part, il est relationnel : ce qui est ajouté l’est à quelque chose (à une personne, à une quantité, à une situation). D’autre part, il est directionnel : le préfixe πρός donne l’idée d’un “vers / auprès”, comme un élément qu’on joint à un ensemble. Le verbe peut donc fonctionner sur un mode quantitatif (augmenter, accroître par ajout) ou sur un mode sériel/itératif (ajouter encore), où l’on “ajoute” un acte de plus dans une suite : poursuivre, recommencer, répéter. Ce n’est pas un verbe de croissance organique (comme une plante qui grandit) mais un verbe d’addition : on ajoute une unité à une autre. Pour un prédicateur, la nuance utile est la sobriété du mot : il ne décrit pas la nature profonde de ce qui est ajouté, mais l’acte de joindre et la réalité d’un “plus”. Le sens précis se verrouille par la construction (objet ajouté, destinataire, et présence d’un “encore”).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, l’idée d’“ajouter” se comprend souvent comme un geste d’accroissement mesurable : ajouter des jours, ajouter une part, ajouter une parole, ajouter une action. Cette manière de dire est très concrète : on compte, on joint, on met “en plus”. Elle porte aussi une dimension d’insistance : “ajouter encore” peut exprimer la répétition d’un acte ou la poursuite d’une attitude. Autrement dit, l’ajout peut être une quantité (plus) ou une continuité (encore). Cette simplicité correspond bien à une pensée biblique qui privilégie des images palpables : ajouter, c’est augmenter par juxtaposition, comme on empile ou on joint. Pour un lecteur moderne, cela corrige l’idée d’un changement vague ou intérieur : le langage biblique aime dire les choses comme des additions observables. Pour un prédicateur, προστίθημι sert donc à exprimer avec clarté une progression “par ajout” : quelque chose vient s’agréger à ce qui est déjà là, soit pour accroître une mesure, soit pour marquer qu’un acte se répète. Le mot garde une orientation pratique et lisible, sans nécessiter une explication technique.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne entend facilement “augmenter” comme une intensification intérieure : plus fort, plus profond, plus intense, parfois sans objet clair. προστίθημι ramène à une image plus simple : ajouter, mettre une chose en plus d’une autre. Le verbe n’est pas d’abord un mot de “développement personnel” ; c’est un mot d’addition. Cette précision aide à éviter un flou : on “n’augmente” pas dans le vide, on ajoute quelque chose à quelque chose. Autre clarification : le verbe peut vouloir dire “ajouter encore”, ce qui dans nos habitudes de lecture peut passer inaperçu. Or ce “encore” peut déplacer le sens : au lieu d’une hausse de quantité, il s’agit d’une continuité ou d’une répétition (faire encore, continuer). Il faut donc distinguer l’ajout quantitatif (plus en nombre/mesure) de l’ajout sériel (encore une fois, de nouveau). Pour un prédicateur, le gain est double : (1) parler d’un accroissement comme d’une addition claire et non comme d’une abstraction, (2) repérer quand le texte parle d’une action qui se prolonge (“encore”) plutôt que d’une mesure qui augmente. Le mot sert la clarté, pas l’exagération : il dit simplement “mettre en plus”.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe qui exprime l’idée d’ajouter quelque chose “en plus” : augmenter, joindre, ajouter encore.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

προστίθημι = “mettre en plus / ajouter”. Selon la construction, il peut signifier (1) ajouter à une quantité/une réalité (augmenter par addition) ou (2) ajouter encore une action (continuer/répéter).

Pièges lexicaux

Piège 1 : réduire le verbe à une “augmentation d’intensité intérieure” sans objet clair, alors que προστίθημι prend souvent un complément explicite (“ajouter à / ajouter encore”). Piège 2 : ignorer l’usage idiomatique “ajouter encore” qui peut signifier continuer/répéter. Piège 3 : moraliser le mot (comme si “augmenter” était automatiquement une performance), au lieu de garder le sens simple : ajouter en plus.

Usage biblique (mini)

Verbe “ajouter” : mettre quelque chose en plus (ajouter à) ; peut aussi exprimer “ajouter encore” → continuer/répéter une action.

Antonymes / contrastes (FR)

retirer; diminuer; enlever; interrompre

Synonymes / proches (FR)

ajouter; accroître; augmenter; joindre; continuer (selon l’usage)

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre avec des verbes de croissance organique (grandir, pousser) : προστίθημι parle d’ajout/accumulation. Ne pas confondre non plus avec une simple “amélioration” qualitative : le verbe exprime d’abord l’ajout (en plus).

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

augmenter

Versets clés (liste)

Lc 17,5

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4369

Lemme / racine (optionnel)

προστίθημι (de πρός, “vers/à”, + τίθημι, “mettre/placer”) : litt. “mettre en plus / ajouter”.

Prononciation — (aide remplissage)

pros-TI-thè-mi (approx.)

Translit. — NOYAU

prostithēmi

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

προστίθημι peut signifier “ajouter” (au sens quantitatif) ou “ajouter encore” (au sens de continuer/répéter). Le co-texte doit donc préciser : (1) quel est l’objet ajouté, (2) à qui/à quoi on l’ajoute (datif / préposition), et (3) si l’idée est la quantité (augmenter) ou le temps (encore, continuer). Option A : “augmenter” = accroître une mesure/une part; Option B : “ajouter encore” = poursuivre une action (continuer). L’indice décisif est la construction : “ajouter X à Y” (quantité) vs “ne plus ajouter / ajouter encore” avec une action (continuité). On retient le sens le plus simple imposé par l’objet et la syntaxe, sans charger le verbe d’un sens spirituel abstrait qui ne vient pas du texte.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Nuance “addition” : προστίθημι exprime d’abord l’acte de joindre quelque chose en plus (ajouter à), pas une croissance organique. - Nuance “encore” : dans certains contextes, “ajouter” peut signifier “ajouter encore” → poursuivre/répéter une action; l’indice est la construction et la présence implicite/explicite de l’idée de répétition. - Nuance “objet contrôlant” : le sens précis est fixé par ce qui est ajouté et par le destinataire (à qui/à quoi on ajoute).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre quantitatif et relationnel : on “ajoute” à quelqu’un/quelque chose, comme on augmenterait une portion, une somme, une mesure. Le verbe peut aussi fonctionner dans un registre temporel : “ajouter encore” = poursuivre/répéter, insistant sur la continuité plutôt que sur la quantité.