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avarice — πλεονεξία — pleonexia

Sens (principal)

cupidité, désir d’avoir toujours plus

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πλεονεξία (pleonexia) signifie « cupidité », « avidité », littéralement le désir d’avoir “plus”. Le mot ne décrit pas seulement un acte isolé (prendre quelque chose), mais une orientation : une logique intérieure qui pousse à accumuler, à posséder, à chercher davantage. Sa structure même l’indique : “plus” (pleon) + “avoir” (exia). La logique du terme est insatiable : si l’objectif est le “plus”, alors la mesure se déplace toujours. Le garde-fou est de ne pas confondre πλεονεξία avec la simple possession ou avec la prudence. Le mot vise un attachement du cœur : vouloir plus comme source de sécurité, de valeur, ou de plaisir. Il peut se manifester chez le pauvre comme chez le riche, car il dépend du désir, pas du montant. πλεονεξία est donc un mot de dynamique : elle capture la pensée (“il me faut”), elle crée une comparaison (“il a, je veux”), et elle reconfigure la définition de la vie (“avoir plus = être”). Dans le vocabulaire biblique, cette cupidité est dangereuse parce qu’elle remplace Dieu : elle fait des biens une source. Elle se nourrit souvent d’une peur (manque, avenir) ou d’un orgueil (statut, puissance). Ainsi, le terme décrit une idolâtrie pratique : le cœur se donne à l’avoir. Le mot se distingue aussi de simples besoins : il ne parle pas de subsistance, il parle d’excès désiré. Cette nuance le rend précis : vouloir plus, même quand on a assez. Ainsi, πλεονεξία est un mot de diagnostic : il nomme l’appétit de possession qui ne connaît pas le “suffisant”. Et c’est précisément cela qui détruit la paix : le “plus” devient un maître. Le terme permet donc de clarifier une réalité intérieure : l’avidité comme logique, pas comme accident.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique connaît la convoitise comme un péché du cœur : désirer ce qui n’est pas à soi, vouloir posséder au lieu de recevoir. Les commandements visent cette racine : le mal commence souvent dans le désir, avant de devenir action. Cette perspective éclaire πλεονεξία : ce n’est pas d’abord un problème de quantité, c’est un problème d’orientation. La Bible rappelle que Dieu est le Donneur; donc, la possession ne doit pas devenir une idole. Quand le cœur veut “plus”, il risque d’oublier Dieu et de traiter le prochain comme rival. Les prophètes dénoncent cette dynamique : l’avidité produit oppression, injustice, mépris du faible. Le mot de vie auprès de Dieu, pour un lecteur moderne, est que la paix ne vient pas du “plus”. Elle vient de la confiance en Dieu et de la suffisance reçue. La sagesse biblique apprend la sobriété : recevoir le nécessaire, pratiquer la générosité, et se garder de l’accumulation qui enferme. Ainsi, πλεονεξία se comprend comme une rupture d’alliance : chercher sa sécurité ailleurs que chez Dieu. Le remède biblique est une réorientation : gratitude, justice, partage. Le cœur qui apprend à recevoir de Dieu peut apprendre à dire “assez”. La convoitise, au contraire, ne dit jamais “assez”. La pensée biblique met en lumière cette vérité simple : l’avidité est une servitude intérieure. Le mot de vie auprès de Dieu est donc : laisser Dieu libérer le désir, pour que la vie ne soit plus gouvernée par le “plus”, mais par la fidélité et la paix.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans la culture occidentale, l’avidité est souvent réduite à un problème de riches, ou bien elle est requalifiée en “ambition” et “optimisation”. πλεονεξία est plus précis : c’est le désir du “plus” comme logique de vie. La clarification est que ce n’est pas seulement acheter ou posséder; c’est être gouverné par la comparaison et par l’accumulation. Un contresens moderne serait de confondre cette cupidité avec la planification responsable. Planifier vise la sagesse; πλεονεξία vise le “plus” pour se rassurer ou se valoriser. Un autre contresens est de croire que l’avidité disparaît quand on a atteint un seuil. Au contraire, le terme décrit une dynamique sans fin : si le but est “plus”, il n’y a pas de fin. La correction biblique est de déplacer la source de sécurité : la vie ne dépend pas du volume de biens. Pour un lecteur moderne, cela met en cause une industrie du désir : publicité, comparaison sociale, peur de manquer. πλεονεξία nomme ce mécanisme : le cœur devient captif du “plus”. La clarification aide donc à diagnostiquer : quand est-ce que “plus” est devenu nécessaire pour que je me sente en paix ? Le mot appelle à une autre mesure : suffisance, gratitude, générosité. Il ne condamne pas l’effort, mais il dénonce l’idole. Ainsi, πλεονεξία est un mot lucide : il décrit l’avidité comme une servitude intérieure, qui promet la sécurité et produit l’inquiétude. Le terme invite à retrouver une liberté : vivre sans être gouverné par le “plus”.

Courte description — (aide remplissage)

Désir de posséder qui se nourrit de l’abondance ; Lc 12 l’oppose à la vraie définition de la vie.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Lc 12,15 : cupidité = logique du “toujours plus” (possessions/héritage) qui fait croire que l’abondance définit la vie.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire à “amour de l’argent” seulement : c’est la logique du “plus” et de la possession. Ne pas moraliser sans co-texte : Lc 12 relie explicitement à la définition de la vie.

Usage biblique (mini)

Cupidité/avidité : désir d’avoir toujours plus. Dans Lc 12,15, Jésus avertit contre toute cupidité et corrige la fausse définition de la vie (abondance des biens).

Antonymes / contrastes (FR)

contentement, générosité, détachement

Synonymes / proches (FR)

avidité, cupidité, convoitise, avarice

À ne pas confondre avec…

ἐπιθυμία — désir/convoitise (plus large) ; φιλαργυρία — amour de l’argent (plus ciblé)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

avarice

Versets clés (liste)

Lc 12,15

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4124

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

Voir l’étymologie/forme sur lueur (πλεονεξία, G4124).

Prononciation — (aide remplissage)

pleh-on-ex-ee-ah

Translit. — NOYAU

pleonexia

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Péché
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : avidité financière (accumulation) ; Option B : convoitise plus large (désir de posséder). En Lc 12,15, l’indice est l’avertissement général : « gardez-vous de toute cupidité », puis la raison : « la vie ne consiste pas dans l’abondance des biens ». Le co-texte du différend d’héritage et la parabole du riche imposent l’option A comme cas principal (avoir/biens), mais la formule “toute” élargit à l’option B (logique de possession). On retient donc : désir de posséder qui déforme la compréhension de la vie.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 12,15 : Option A/B. Le co-texte (héritage, biens, greniers) met en avant l’avidité liée aux possessions, tout en gardant l’idée plus large de “vouloir plus” qui capture le cœur.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre économique et du cœur : rapport aux biens, à l’héritage, à la possession. Dans Lc 12, le mot éclaire une logique intérieure (désir d’accumuler) qui façonne des choix concrets (histoire, greniers, sécurité).

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune