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avec admiration — ἐκκρέμαμαι — ekkremamai

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Être suspendu à; s’attacher à; (fig.) écouter avec attention, être captivé.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe ἐκκρέμαμαι signifie littéralement “être suspendu à”, “pendre de”. Dans Lc 19,48, l’usage est figuré et très expressif : le peuple est “suspendu” aux paroles de Jésus, c’est-à-dire qu’il écoute avec une attention totale, comme attaché à sa voix. Logiquement, le verbe décrit une posture de dépendance : on ne se contente pas d’entendre, on s’accroche. Il met en relief une concentration qui empêche de “décrocher”. Dans le récit, cela sert aussi une opposition : alors que certains cherchent à faire mourir Jésus, le peuple, lui, est captivé par l’enseignement. Le mot donne donc une clé de dynamique : la parole de Jésus produit un attachement, elle retient. La pensée grecque consiste à préserver l’image corporelle : suspendu, accroché, attaché. Le garde-fou est de ne pas traduire par une émotion vague (“admirer”) si le co-texte parle d’écoute. Ici, le verbe qualifie une relation à la parole : la foule boit ses mots, attend, se laisse conduire. Cela révèle un aspect de Luc : l’écoute est un acte central. ἐκκρέμαμαι, par sa force imagée, montre que l’écoute n’est pas passive. C’est un engagement du corps et du cœur. Le verbe peut aussi suggérer un risque : celui qui est “suspendu” est vulnérable, dépendant. Mais c’est précisément ce que Luc décrit : la foule se laisse prendre par la parole de Jésus. Ainsi, ἐκκρέμαμαι n’est pas un simple synonyme de “écouter” : il ajoute une intensité. Il décrit l’attention comme une accroche. Et dans la logique narrative, il explique pourquoi les autorités ne peuvent pas agir facilement : la parole de Jésus a déjà “attaché” le peuple. Le grec rend donc visible la puissance pédagogique de Jésus : sa parole attire, retient, et crée une écoute profonde.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique valorise l’écoute comme cœur de la foi : “Écoute, Israël” (Shema). Dans l’alliance, écouter n’est pas seulement percevoir un son; c’est accueillir une parole, la laisser entrer, puis obéir. Les prophètes dénoncent un peuple “qui entend mais ne comprend pas”, c’est-à-dire une écoute sans cœur. À l’inverse, l’écoute vraie est décrite comme un attachement : s’attacher à Dieu, s’attacher à sa parole, ne pas se détourner. ἐκκρέμαμαι, avec son image de suspension, rejoint cette dynamique : être “accroché” à une parole qui donne la vie. Dans Luc 19, la foule se tient ainsi devant Jésus : elle attend la parole, elle se laisse nourrir. Un mot de vie auprès de Dieu, ici, est de retrouver une écoute qui engage. La pensée hébraïque rappelle que la parole de Dieu n’est pas un divertissement : elle est nourriture et direction. Être suspendu à la parole, c’est reconnaître que l’on dépend de Dieu pour vivre justement. Pour un lecteur occidental moderne, où l’attention est dispersée, ce repère est puissant : la foi biblique demande une présence du cœur. Ce verbe aide à imaginer une posture : venir devant Dieu comme quelqu’un qui a faim, et s’accrocher à ce qui est dit. L’écoute ainsi décrite n’est pas naïve : elle suppose discernement, mais elle suppose aussi désir. En ce sens, ἐκκρέμαμαι éclaire une dimension d’alliance : Dieu parle, et le peuple vivant est celui qui se tient accroché à cette parole, parce qu’elle éclaire le chemin et qu’elle donne la vie.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, “être admiratif” peut signifier aimer un spectacle. La clarification est que ἐκκρέμαμαι, en Luc 19, parle d’abord d’attention : le peuple écoute Jésus au point d’être “suspendu” à ses paroles. Un contresens moderne serait de réduire cela à une émotion (“ils étaient impressionnés”) ou à une simple popularité. Le texte décrit plutôt une posture : ils ne décrochent pas, ils veulent entendre. Pour notre époque, l’image est très actuelle : nous vivons dans une économie de distraction, où l’écoute profonde devient rare. Ce verbe donne une image concrète de ce que peut être une écoute transformante : se rendre disponible, rester présent, laisser la parole nous tenir. Un autre contresens serait de confondre cette écoute avec une crédulité sans réflexion. Être suspendu ne signifie pas avaler tout sans discernement; cela signifie reconnaître que cette parole mérite une attention entière. Dans l’Évangile, cette parole est celle de Jésus : elle éclaire, elle révèle, elle appelle. Pour aujourd’hui, l’enjeu est pratique : à quoi suis-je “suspendu” ? Aux notifications, aux peurs, aux opinions, ou à une parole qui donne la vie ? Le texte invite à une conversion de l’attention. Il suggère qu’une communauté peut être transformée quand elle redevient un peuple d’écoute. Enfin, ἐκκρέμαμαι nous aide à comprendre la puissance d’une parole vraie : elle ne laisse pas indifférent, elle retient. Dans une vie spirituelle saine, il y a des moments où l’on ne fait pas que “consommer” un message; on s’y attache, on le médite, on le garde. Ce verbe fournit donc une clé simple : l’écoute biblique est une écoute qui s’accroche, et qui, par là, devient obéissance et vie.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : être suspendu à (litt.). Au figuré, décrit une foule “accrochée” aux paroles de Jésus, écoutant avec attention.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Ne pas traduire par une émotion vague (“admirer”) si le contexte parle d’écoute. Garder l’image d’attention : “être suspendu à ses lèvres/paroles”.

Usage biblique (mini)

Lc 19 : le peuple est “suspendu” aux paroles de Jésus, avide d’écouter.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

θαυμάζω (s’étonner) : admiration; ici plutôt attachement/écoute intense.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

avec admiration

Versets clés (liste)

Lc 19,48

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1582

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

ekkremamai — « ek-kré-ma-maï » (approx.)

Translit. — NOYAU

ekkremamai

Vérifiable
Champs sémantiques
Foi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Regarder le verbe associé (écouter/entendre) : si le passage parle d’enseignement, rendre figurativement par “écouter avidement / être suspendu à”. Garder l’idée de dépendance/attachement au discours.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre relationnel et pédagogique : posture d’écoute et de désir. L’image corporelle (“suspendu”) communique la concentration d’un auditeur captivé.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
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