Repères automatiques — Ex 7,27; Ex 12,23; Ex 12,27; Ex 21,22; Ex 21,35; Ex 32,35; Lv 26,17; Nb 14,42; Dt 1,42; Dt 28,7; Dt 28,25; Jos 24,5; Jg 20,32; Jg 20,35; Jg 20,36; Jg 20,39; 1S 4,2; 1S 4,3; 1S 4,10; 1S 7,10
H5062
porter un coup
Frapper se rencontre dans la maison, sur le chemin, au camp et sur le champ de bataille. En Égypte, l’Éternel frappe le pays tandis que le sang placé aux portes marque les maisons préservées : le geste s’inscrit dans la délivrance d’Israël et le jugement de l’oppression. Dans la loi, des hommes qui se battent peuvent atteindre une femme enceinte, et les conséquences sont portées devant les juges. Un bœuf peut aussi heurter un autre animal, engageant la responsabilité de ses propriétaires. Lorsque les armées sont frappées, des hommes tombent, fuient ou reconnaissent que l’issue du combat leur échappe. Le terme touche ainsi le corps, les biens, la justice et le destin du peuple. Il ne transforme pas toute violence en acte sacré ; les textes règlent certains coups, en condamnent les effets ou les présentent comme jugement. La même racine verbale traverse ces scènes, mais chaque relation — Dieu, prochain, ennemi ou animal — en précise la portée.
Frapper désigne une action qui atteint une personne, un animal ou un peuple et produit un dommage, une chute ou une défaite. Pour comprendre le terme, il faut distinguer l’agent, la cible, la gravité et le résultat. Un coup entre particuliers n’a pas le même ordre qu’une armée battue ou qu’un jugement attribué à Dieu, même si le verbe relie ces scènes par l’idée d’atteinte. Dans la nuit de la Pâque, frapper l’Égypte s’oppose à préserver les maisons marquées ; la différence structure le récit. Dans les lois, un homme peut frapper une femme ou un animal en causant une conséquence qui appelle réparation. Dans les récits militaires, être frappé signifie souvent subir la défaite devant l’adversaire. Le mot peut donc nommer le geste initial ou résumer son effet collectif. Il ne contient pas en lui-même toute l’évaluation morale de l’événement. Celle-ci vient de la loi, de l’identité de l’agent et du cadre de jugement, d’accident ou de combat.
Le français moderne entend souvent « frapper » comme donner volontairement un coup physique. Ce sens convient à plusieurs passages, mais il devient insuffisant lorsque le mot résume une plaie, une défaite militaire ou une atteinte envoyée contre un pays. Le lecteur doit aussi éviter de réunir toutes ces situations sous une même catégorie morale. Un accident causé dans une rixe, une bataille et le jugement de l’Égypte ne sont pas interchangeables. Dans certains récits, l’accent porte moins sur le mouvement du coup que sur son résultat : être battu, atteint ou vaincu. À l’inverse, traduire systématiquement par « punir » ajouterait une intention que tous les contextes ne donnent pas. Le terme décrit une atteinte efficace, tandis que la responsabilité et la justice se lisent dans l’ensemble du passage. Cette distinction permet de reconnaître la dureté réelle de certaines scènes sans faire du verbe une approbation générale de la violence ni atténuer le jugement lorsqu’il est explicitement présenté comme tel.
Le registre comprend violence corporelle, accidents, droit, maladie ou plaie, guerre et jugement divin. Les scènes vont d’une altercation entre personnes à une campagne militaire, en passant par les maisons d’Égypte et les dommages causés par des animaux. Les effets observables sont blessure, perte, peur, fuite ou défaite. Le terme est concret, mais il reçoit une dimension théologique lorsque Dieu est présenté comme agent ou juge de l’atteinte.
atteindre ; battre ; heurter, selon le contexte
Préciser qui frappe, qui est atteint et quel résultat suit. Ne pas sacraliser toute violence humaine ni effacer la dimension de jugement quand le texte l’attribue clairement à Dieu. biblique.
Ne pas traduire partout par punir ni réduire tous les emplois à un coup de poing. Le verbe peut décrire une plaie, un accident, un dommage animal ou une défaite.
À distinguer de tuer : le coup peut causer blessure, dommage ou défaite sans entraîner nécessairement la mort de la personne ou du groupe atteint.
Le verbe peut désigner un coup porté, une atteinte dommageable, une plaie collective ou une défaite militaire. La forme française « battus » exprime souvent le résultat subi par une armée. Dans l’Exode, l’action de frapper contraste avec la préservation. Dans les lois, le contexte détermine responsabilité, compensation et gravité. dans chaque scène.