Faveur, bienveillance, bon plaisir ; ici, faveur de Dieu demandée pour Sion.
Le mot « bienveillance » apparaît dans la demande : « Fais du bien à Sion dans ta bienveillance ». Sa fonction logique est d’élargir la prière. Après une longue confession personnelle, David ne reste pas centré sur lui-même ; il demande le bien de Sion, la reconstruction des murs de Jérusalem et la restauration du culte. Le mot précise la source de ce bien : la faveur de Dieu. Il ne s’agit pas seulement d’une amélioration politique ou architecturale, mais d’une restauration communautaire portée par la bienveillance divine. Dans la structure du Psaume 51, ce terme relie la repentance individuelle au peuple de Dieu. La grâce reçue par David a des implications plus larges que son propre soulagement. Pour la prédication, le mot permet d’éviter une lecture purement privée du psaume. Le péché personnel, surtout chez un responsable, touche la communauté ; la restauration doit aussi regarder le bien du peuple. La bienveillance de Dieu devient donc le cadre de la reconstruction. Le mot ne désigne pas une gentillesse vague, mais une faveur active qui fait du bien à Sion. Il prépare aussi la reprise des sacrifices de justice : quand Dieu agit avec bienveillance, la communauté peut retrouver stabilité, culte et justice devant lui.
Rāṣôn peut désigner la faveur, l’agrément, la bienveillance ou le bon plaisir. Dans le Psaume 51, il qualifie la manière dont Dieu est appelé à faire du bien à Sion. La pensée hébraïque ne sépare pas le croyant du peuple, ni la repentance personnelle de la vie communautaire. David a confessé son péché, mais la prière se termine avec Sion, Jérusalem, les murs et le culte. Le mot rāṣôn montre que la restauration de la communauté dépend de la faveur de Dieu, non seulement d’une réparation humaine. Dans l’univers biblique, Sion porte la mémoire du peuple, de la présence de Dieu, du culte et de la promesse davidique. Demander la bienveillance de Dieu sur Sion, c’est demander que Dieu fasse prospérer ce qui concerne son peuple et son adoration. Pour un lecteur occidental, ce mot corrige une lecture individualiste du pardon. La grâce n’est pas seulement une expérience privée ; elle remet aussi la personne dans une responsabilité communautaire. Rāṣôn devient un mot de vie parce qu’il montre que Dieu peut faire du bien au-delà de l’individu coupable. Sa faveur reconstruit, stabilise et prépare un culte juste. La bienveillance divine ouvre l’avenir du peuple après la repentance.
Le mot « bienveillance » peut sembler doux, presque vague, dans une lecture moderne. On l’associe parfois à une attitude positive, à de la gentillesse ou à une posture relationnelle agréable. Dans le Psaume 51, le mot est beaucoup plus fort. David demande que Dieu fasse du bien à Sion dans sa bienveillance. La faveur divine a donc un effet concret : elle vise la restauration de Sion, les murs de Jérusalem et le culte. Pour la prédication, cette nuance est importante. La repentance de David n’aboutit pas seulement à son apaisement personnel ; elle s’ouvre au bien du peuple. Le mot corrige une spiritualité individualiste où le pardon serait uniquement une affaire entre moi et Dieu, sans conséquences communautaires. Il corrige aussi une vision purement technique de la reconstruction : les murs de Jérusalem ne sont pas seulement un projet pratique, ils dépendent de la faveur de Dieu. La bienveillance biblique n’est donc ni sentimentalité ni simple climat positif. Elle est la disposition favorable de Dieu qui rend possible un avenir restauré. Dans le Psaume 51, elle relie grâce personnelle et restauration collective. Le lecteur moderne peut y voir une clé : quand Dieu relève un pécheur, sa grâce peut aussi servir à reconstruire ce qui a été fragilisé autour de lui.
Faveur active de Dieu envers Sion, qui élargit la restauration personnelle vers le peuple et le culte.
Dans le Psaume 51, rāṣôn qualifie la manière dont Dieu est appelé à faire du bien à Sion. Le co-texte relie cette faveur à la reconstruction des murs de Jérusalem et au culte restauré.
Ne pas réduire la bienveillance à une gentillesse vague. Ici, elle agit pour le bien de Sion et la restauration communautaire.
Nom qui peut désigner la faveur, l’agrément, la bienveillance ou le bon plaisir, souvent en lien avec Dieu ou avec une relation favorable.
rejet ; défaveur ; colère ; abandon
bienveillance ; faveur ; bon plaisir ; accueil favorable
Politesse ; sentiment vague ; faveur arbitraire ; simple bien-être collectif.
H7522
rā-ṣôn
rāṣôn
Option A : bienveillance générale. Option B : faveur divine envers Sion. Le co-texte privilégie l’option B, car l’objet est Sion et la suite parle des murs de Jérusalem. Le mot doit donc être relié à la restauration communautaire.
- Ps 51,20 — rāṣôn désigne la bienveillance de Dieu envers Sion. La nuance est communautaire : la faveur demandée ne s’arrête pas à David, elle vise le bien du peuple et la restauration de Jérusalem.
Registre relationnel et communautaire : le mot parle de la faveur de Dieu envers Sion. Dans le Psaume 51, il fait passer la prière de la restauration personnelle à la restauration du peuple et du culte.
David demande que Dieu fasse du bien à Sion dans sa bienveillance : la grâce personnelle s’élargit au peuple.
Bienveillance / faveur