Blasphème : parole injurieuse contre Dieu / profanation par la parole (βλασφημία — blasphēmia).
βλασφημία signifie blasphème, parole injurieuse, discours qui diffame. Le mot désigne un langage qui porte atteinte à la réputation : soit contre Dieu (blasphème), soit contre des personnes (calomnie) selon le contexte. Logiquement, βλασφημία met en relief la puissance destructrice de la parole : attaquer, salir, insulter. Dans le NT, le blasphème contre Dieu est grave, car il renverse la vérité; et la calomnie est aussi un péché relationnel. Ainsi, βλασφημία rappelle que la langue peut être profanation. En somme, βλασφημία désigne le blasphème/calomnie : parole qui offense et profane.
L’AT interdit de “porter le nom de Dieu en vain” et condamne la calomnie. La pensée sémitique comprend que la parole a un poids d’alliance : bénir ou maudire, honorer ou profaner. Blasphémer Dieu, c’est se dresser contre sa sainteté; calomnier le prochain, c’est détruire la justice communautaire. Ainsi, βλασφημία résonne avec la sainteté du Nom et l’éthique de la parole.
Aujourd’hui, on banalise l’insulte et la diffamation. βλασφημία remet du sérieux : la parole peut profaner Dieu et détruire des vies. Clarification : la liberté d’expression n’est pas permission morale de diffamer. En prédication exégétique, βλασφημία permet de parler de sanctification de la langue : dire vrai, bénir, honorer. Le mot corrige un contresens moderne : croire que les mots ne font pas de mal. Le NT affirme le contraire : la parole peut blasphémer ou bénir.
Dans ce texte, « blasphème » désigne une parole qui profane le nom sacré de Dieu, constituant une offense ciblée contre le divin. Cette notion souligne la gravité de troubler le respect dû à la sainteté divine.
Dans le passage, βλασφημία désigne une parole qui profane/insulte le nom de Dieu (ou une parole diffamatoire), et le co-texte précise si l’enjeu est directement Dieu (blasphème) ou une calomnie. Dans Marc 3, le cadre “Esprit / pardon” resserre le sens vers l’offense portée au divin.
Distinguer blasphème (parole contre Dieu) et diffamation (parole contre un humain) selon le passage. Dans Marc 3, lire dans le cadre ‘Esprit’ + ‘pardon’.
Accusation contre Jésus (pardonner les péchés) et enseignement sur le blasphème contre l’Esprit.
bénédiction; louange; sanctification du nom
blasphème; injure; profanation
βλασφημέω (verbe) : blasphémer; βλασφημία : le blasphème (nom).
blasphème
Mc 2,7; Mc 3,28-29
G2289
βλασφημία
blasphēmia
Le co-texte tranche : (A) injure contre Dieu, (B) calomnie contre des personnes/autorités (usage élargi). Dans les récits de Jésus, souvent accusation religieuse. Ne pas réduire à “gros mot”.
- Peut viser (A) blasphème strict (parole contre Dieu), ou (B) calomnie/insulte (diffamation) selon objet. - Dans Mc 3, le co-texte de l’Esprit oriente vers l’offense envers Dieu (gravité théologique).
Registre justice/cultuel : parole qui profane, accusation grave touchant l’honneur de Dieu. Peut aussi toucher au registre social (diffamation).