Bœuf; vache (bovin).
βοῦς signifie bœuf : un animal de trait, associé au travail agricole (labour, transport) et à la richesse. Le mot renvoie à une réalité concrète : force, utilité, valeur économique. Logiquement, le bœuf évoque l’effort et la productivité : il tire, il laboure. Dans le NT, il apparaît surtout dans des citations et arguments éthiques : “tu n’emmuselleras pas le bœuf qui foule le grain”, image d’une justice simple : celui qui travaille doit bénéficier. Ainsi, βοῦς devient support d’un principe : la Torah protège l’ouvrier à travers l’image du bœuf. En somme, βοῦς désigne le bœuf comme symbole de travail : force au service du labour et du battage, et support d’un enseignement biblique sur la justice et la rémunération du travail.
L’arrière-plan est agricole : bœufs, labour, battage. La Torah encadre le traitement des animaux et des travailleurs : ne pas museler le bœuf pendant qu’il foule le grain. La pensée sémitique comprend que la justice s’exerce aussi dans les détails du quotidien : comment on traite une bête révèle le cœur. Ainsi, βοῦς résonne avec cette sagesse : Dieu se soucie de l’effort et de la subsistance, et il interdit l’exploitation. Dans le NT, ce principe est appliqué aux ouvriers de l’Évangile : ceux qui servent doivent être soutenus. La pensée sémitique aide donc à entendre le bœuf comme image de justice sociale : reconnaître le travail et éviter la dureté, parce que l’alliance touche la vie concrète.
Aujourd’hui, l’image du bœuf est distante. βοῦς, bibliquement, sert à enseigner un principe simple : ne pas exploiter; permettre au travailleur (même animal) de bénéficier de son travail. Clarification : la justice biblique n’est pas abstraite; elle se manifeste dans la rémunération, le soutien, le respect. En prédication exégétique, βοῦς aide à parler du soutien des serviteurs et de l’équité au travail : ne pas prendre le fruit sans donner. Le mot corrige un contresens moderne : séparer spiritualité et économie. Le NT applique ce principe à l’Église. Ainsi, βοῦς met en avant une éthique concrète : honorer le travail, soutenir, pratiquer la justice dans le quotidien.
Nom : bœuf (bovin domestique). Sert d’exemple concret (sabbat, paraboles, temple) et d’image pour un principe (ne pas museler le bœuf → rémunération).
Dans Lc 14,5, le bœuf est un exemple concret dans l’argument de Jésus : secourir un animal (ou un fils) le sabbat montre qu’il est cohérent de faire du bien (guérir) ce jour-là.
Ne pas spiritualiser le mot en soi : c’est un exemple concret. La portée vient du raisonnement (sabbat, justice, temple).
Exemples de miséricorde le jour du sabbat; scène de purification du temple; principe de justice salariale (1 Co 9; 1 Tm 5).
μόσχος (veau) : autre terme; ici bovin adulte.
boeuf
Lc 13,15; Lc 14,5; Jn 2,14–15; 1 Co 9,9; 1 Tm 5,18
G1016
bous — « bous » (approx.)
bous
Identifier la fonction : (A) exemple de bon sens/miséricorde (sabbat), (B) élément de commerce au temple, (C) image argumentative (justice envers l’ouvrier).
Lc 14,5 : exemple a fortiori — si l’on retire un fils ou un bœuf d’un puits le jour du sabbat, on ne peut condamner la guérison; le bœuf sert d’appui concret à l’argument de miséricorde.
Registre agricole/quotidien (bétail, travail, économie) et parfois cultuel (bœufs vendus au temple). Sert aussi dans des débats juridiques (sabbat) et comme support d’argument moral (justice envers le travailleur).