Repères automatiques — Ge 9,21; Ge 24,14; Ge 24,18; Ge 24,19; Ge 24,22; Ge 24,44; Ge 24,46; Ge 24,54; Ge 25,34; Ge 26,30; Ge 27,25; Ge 30,38; Ge 43,34; Ge 44,5; Ex 7,18; Ex 7,21; Ex 7,24; Ex 15,23; Ex 15,24; Ex 17,1
H8354
absorber une boisson
Dans le monde biblique, שָׁתָה, shatah, se déroule près des puits, aux repas, dans les campements et pendant les fêtes. L’eau est vitale pour voyageurs, familles et troupeaux. Rébecca abaisse sa cruche, donne à boire au serviteur puis puise encore pour ses chameaux ; le geste révèle une hospitalité laborieuse. Dans le désert, Israël cherche de l’eau et découvre combien la vie dépend de la provision de Dieu. Le vin appartient aussi aux repas et à la joie, mais Noé montre que boire sans mesure peut conduire à l’ivresse et à la honte. Les prophètes emploient parfois la coupe bue comme image d’une part reçue, notamment dans le jugement. Shatah garde pourtant sa base concrète : une boisson entre dans le corps et agit. Le mot relie soif, don, partage et conséquence. Il ne condamne pas toute boisson et ne célèbre pas toute consommation. La scène montre si boire nourrit, accueille, réjouit, enivre ou fait subir une épreuve.
Un regard grec peut comprendre שָׁתָה, shatah, « boire », comme une action qui répond à un besoin, reçoit une substance et produit un effet. Il faut distinguer celui qui boit, ce qui est bu, la quantité et le résultat. Boire de l’eau soutient la vie ; boire du vin peut accompagner un repas ou conduire à l’ivresse ; une eau rendue amère devient impossible à boire. Le même verbe demeure, mais l’objet transforme la scène. Shatah peut aussi être employé pour faire boire une personne ou des animaux, comme Rébecca qui abreuve les chameaux. La logique relie donc ressource, accès et conséquence. Dans le désert, l’absence de boisson produit la plainte ; au puits, offrir à boire manifeste hospitalité et effort. Une coupe peut enfin représenter une part de jugement, lorsque le texte construit cette image. Le mot seul n’impose ni bénédiction ni condamnation. Le passage doit préciser la boisson, le cadre et l’effet. Boire est un acte simple dont les conséquences rendent visible la qualité du don et la mesure du désir.
Aujourd’hui, « boire » peut évoquer une nécessité ordinaire ou, dans certains contextes, l’alcool et ses excès. שָׁתָה, shatah, couvre d’abord toute action de boire, particulièrement l’eau et le vin. Il ne faut donc pas lire l’ivresse dans chaque occurrence ni oublier ses avertissements lorsqu’elle est racontée. Le verbe peut aussi correspondre à « donner à boire » lorsque quelqu’un abreuve une autre personne ou des animaux. Dans les récits de puits, cette action exige temps et force ; elle ne constitue pas un détail décoratif. Dans le désert, la question de l’eau est une question de survie, non une simple image de malaise intérieur. Les emplois figurés de la coupe doivent être reconnus par le passage et non ajoutés partout. Shatah demande d’identifier la boisson, celui qui la reçoit et l’effet produit. Cette précision permet de distinguer besoin, hospitalité, repas, joie, excès et jugement. Le sens biblique demeure concret avant de recevoir une portée relationnelle ou symbolique.
Le verbe appartient aux puits, aux cruches, aux voyages, au soin des troupeaux, aux repas, aux banquets et aux situations de manque d’eau. Il touche aussi les avertissements sur l’ivresse et certaines images prophétiques. Les gestes de puiser, tendre, recevoir et vider donnent à boire sa forme concrète. La boisson reçue révèle souvent la condition du voyageur ou du convive.
boire ; donner à boire ; abreuver selon le sujet et la construction
Identifier la boisson et son effet. Ne condamner ni approuver l’acte en lui-même sans les indications de mesure, d’ivresse, de provision ou de jugement. Respecter également les emplois figurés explicitement construits.
Ne pas réduire shatah à l’alcool ni spiritualiser chaque eau. Vérifier boisson, personne, quantité, action de faire boire et conséquence concrète du passage. Les effets racontés donnent sa valeur à l’action.
Ne pas confondre shatah avec manger, verser ou simplement puiser. Le verbe concerne la réception de la boisson par un être vivant.
Shatah signifie boire et, dans certaines constructions, faire boire ou abreuver. L’eau répond au besoin vital ; le vin peut accompagner repas et joie ou conduire à l’ivresse. Des emplois imagés concernent une coupe de jugement. La substance, la quantité et les conséquences déterminent la nuance. Le résultat précise toujours l’emploi.