🇬🇷

captifs — αἰχμάλωτος — aichmalotos

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Adjectif / nom : captif, prisonnier, personne tenue en captivité et privée de liberté.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

αἰχμάλωτος désigne une personne captive, tenue sous contrainte et privée de liberté. Dans Luc 4, le mot n’apparaît pas isolément, mais dans une proclamation programmatique où Jésus reprend un langage de bonne nouvelle, de guérison et de relâche. Exégétiquement, cela est essentiel. Le terme ne sert pas seulement à décrire un état social ou politique ; il fait partie d’une série d’énoncés qui définissent l’œuvre messianique. La logique du passage relie donc captivité et délivrance. Le mot garde sa force concrète : un captif est quelqu’un qui ne dispose pas librement de sa vie. Mais dans cette scène, l’accent tombe surtout sur la proclamation adressée aux captifs. La parole messianique entre dans un monde de privation et y annonce une issue. Il faut éviter deux erreurs : réduire le terme à une métaphore vague du mal-être, ou au contraire l’enfermer dans un statut carcéral strictement matériel. Le co-texte de Luc 4 pousse à entendre une libération réelle dans toute l’ampleur de l’œuvre du Messie. Ainsi, αἰχμάλωτος devient un mot de besoin extrême mis en face d’une parole de relâche. Il rend visible l’état de dépendance, puis met en lumière la portée libératrice de l’annonce de Jésus.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique du captif est celui de l’exil, de l’oppression et de la perte de liberté. Dans l’Ancien Testament, être captif signifie avoir subi la domination d’un autre, vivre sous contrainte et attendre une délivrance que l’on ne peut produire soi-même. Cet horizon éclaire fortement Luc 4. Jésus reprend un langage qui évoque la promesse d’une visitation divine en faveur des brisés, des pauvres et des captifs. Le mot s’entend donc dans un monde biblique où Dieu libère son peuple : de l’Égypte, de l’exil, de l’oppression. Cela ne demande pas de multiplier les parallèles, mais de reconnaître la tonalité d’ensemble : le Dieu de l’alliance vient desserrer les liens. Pour un lecteur moderne, ce repère est important. Il empêche de lire “captifs” comme un mot purement abstrait. Dans la Bible, la captivité est une réalité grave, historique, morale et spirituelle, qui appelle une intervention de Dieu. Ainsi, αἰχμάλωτος, dans le cadre de Luc 4, se trouve au croisement du besoin humain extrême et de la promesse divine de libération. Le mot fait entendre la profondeur de la servitude et, en même temps, la grandeur de la délivrance annoncée par le Messie.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “captif” évoque souvent d’abord un prisonnier derrière des barreaux, ou bien, à l’inverse, une simple image psychologique. Le texte biblique demande plus de précision. αἰχμάλωτος désigne bien une personne privée de liberté, mais dans Luc 4 le mot est placé dans une proclamation messianique qui élargit la portée de la délivrance annoncée. La clarification utile est donc la suivante : il ne faut ni réduire le mot à un cas pénitentiaire étroit, ni le dissoudre dans une métaphore vague de mal-être. Le passage parle d’une servitude réelle à laquelle le Messie vient répondre. Le mot fait partie d’une série cohérente : pauvres, captifs, aveugles, opprimés. Cela montre que Jésus se présente comme celui qui apporte un relâchement concret, visible, salvifique. Un contresens fréquent serait de lire cette libération seulement en termes politiques, ou seulement en termes intérieurs. Le texte, lui, garde volontairement une amplitude plus forte. Ainsi, αἰχμάλωτος aide à comprendre que le salut annoncé par Jésus touche des existences réellement tenues, enfermées, dominées, et qu’il vient y introduire une parole de libération. Le terme garde toute la gravité de la captivité pour mieux faire ressortir la grandeur de l’annonce messianique.

Courte description — (aide remplissage)

Terme désignant une personne captive, retenue ou emmenée prisonnière. Dans Luc 4, il apparaît dans l’annonce de la libération messianique.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Luc 4, le captif représente celui qui vit sous contrainte et à qui le Messie annonce une libération. Le terme sert à montrer la portée concrète et salvifique de l’œuvre de Jésus.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire le mot à une image purement intérieure. Ne pas oublier non plus que le contexte messianique de Luc 4 lui donne une portée de délivrance plus large qu’un simple statut carcéral.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à nommer ceux qui sont retenus en captivité. Dans Luc 4, il devient une catégorie importante de l’annonce du salut et de la libération en Jésus.

Antonymes / contrastes (FR)

libre ; délivré ; relâché

Synonymes / proches (FR)

captif ; prisonnier ; détenu

À ne pas confondre avec…

Un simple responsable ou coupable : le mot parle ici du captif, de la personne retenue, non de la cause ou de la culpabilité.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Adjectif
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

captifs

Versets clés (liste)

Lc 4,18

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0164

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

αἰχμάλωτος

Prononciation — (aide remplissage)

aï-kh-ma-lô-tos

Translit. — NOYAU

aichmalotos

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
GrâceJustice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : prisonnier concret ou déporté. Option B : personne tenue dans une captivité dont la libération est proclamée. En Luc 4,18, le co-texte fait apparaître surtout l’option B, car le mot est inséré dans l’annonce messianique de libération adressée aux captifs. Le terme garde une base concrète forte, mais le passage l’emploie dans une proclamation de délivrance. Il doit donc être lu dans le cadre de l’œuvre libératrice du Messie.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 4,18 : le terme apparaît dans la proclamation de Jésus à Nazareth. Le co-texte de bonne nouvelle, de relâche et d’année favorable fait ressortir la captivité comme état auquel le Messie apporte une délivrance réelle. - La nuance ne doit donc pas être réduite à un statut carcéral strict. Le passage l’insère dans une annonce salvifique plus large, tout en gardant la dureté concrète du mot.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un univers de captivité, d’oppression et de délivrance. Il appartient au registre de l’asservissement concret, mais dans Luc 4 il se trouve au cœur d’une proclamation de relâche messianique. Le registre est donc à la fois social, spirituel et salvifique.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune