car; parce que (motif)
Les Psaumes lient souvent louange et motif : “Louez… car…”. Ki fonctionne comme charnière liturgique : la louange repose sur ce que Dieu est et fait. Ici, il introduit ḥesed et ’emet, deux piliers d’alliance. Le mot rappelle que l’adoration biblique est fondée sur la révélation, pas sur l’humeur. Il fait de la louange une réponse rationnelle et covenantale. Ainsi, un petit mot porte une théologie de la louange : répondre au caractère fidèle de Dieu.
Lecture occidentale spontanée : “car” = filler. Ici, “car” est essentiel : il donne le fondement de la louange (bonté puissante, vérité éternelle). Clarification : la louange biblique donne des raisons, elle n’est pas vide. On garde donc : causalité explicite qui ancre l’appel universel.
Conjonction : introduit une raison (car, parce que).
Dans Ps 117,2, « car » introduit le motif de la louange : la bonté fidèle de Dieu est puissante envers nous et sa vérité dure à toujours.
Ne pas traduire comme but; ici c’est clairement la cause/motif de l’appel.
Très fréquent; peut introduire cause, explication, parfois emphase; contexte décisif.
afin que (but)
car; parce que
car
Ps 117,2
H3588
ki (ki)
ki
La conjonction peut avoir plusieurs nuances. Ici, l’indice est la structure argumentative : appel à louer (v.1) puis “car” (v.2) suivi de deux raisons (ḥesed puissant; ’emet éternelle). Donc le sens est causal : justification de la louange. On évite de traiter comme un simple mot-outil sans fonction : il relie impératif et motif. Le texte contrôle : il introduit la raison, pas une condition ou un but. Le sens retenu : parce que, en effet.
Registre logique et liturgique : donner le motif d’un acte de louange. Ici, il relie commandement et raison théologique.