À cause de, en vue de, pour l’amour de, en considération de. Le mot indique le motif ou la raison d’une action, plus qu’un sentiment d’amour.
Dans une lecture logique, בַּעֲבוּר fonctionne comme un connecteur de cause ou de finalité. Il relie une action à son motif. La question à poser est simple : à cause de qui, ou en vue de quoi, l’action est-elle faite ? Le mot ne décrit pas d’abord l’émotion de celui qui agit; il explique la raison qui fonde l’acte. Selon la construction, il peut introduire une cause personnelle, une considération relationnelle ou un objectif. Il faut donc observer ce qui suit la locution. Si un nom de personne suit, le sens devient souvent “à cause de cette personne” ou “en considération de cette personne”. Si une proposition suit, la nuance peut être davantage finale : “afin que”. Cette distinction protège contre un contresens fréquent en français. L’expression “pour l’amour de” peut laisser croire que le mot hébreu signifie amour. En réalité, la logique du terme est causale. Il fonctionne comme une charnière argumentative : il dit pourquoi une parole, un don, une faveur ou une décision a lieu. Dans l’analyse d’un passage, בַּעֲבוּר aide donc à identifier le fondement de l’action. Il ne faut pas l’isoler comme un thème affectif; il faut le lire comme un marqueur de raison, de considération ou de but.
בַּעֲבוּר est une locution de motif. Elle peut être rendue par “à cause de”, “en vue de”, “pour”, ou dans certaines traductions françaises par “pour l’amour de”. Il faut donc bien distinguer la formulation française et le sens hébreu. Le mot ne désigne pas directement l’amour comme affection; il indique plutôt la raison qui pousse une action. Dans la pensée hébraïque, une action peut être faite à cause d’une personne, d’une parole, d’une alliance, d’un nom ou d’un but. La relation n’est pas absente, mais elle s’exprime par le motif. Quand une faveur est accordée “à cause de” quelqu’un, le texte montre que le bénéficiaire reçoit quelque chose en considération d’un autre. Cette logique est importante dans l’Ancien Testament, où la fidélité à une parole donnée ou à une relation antérieure peut motiver des actes présents. Pour un lecteur moderne, “pour l’amour de” sonne comme un sentiment. בַּעֲבוּר invite à lire plus précisément : il s’agit du fondement ou de la raison. Le mot aide donc à comprendre pourquoi une action arrive. Il ne faut pas le confondre avec les mots hébreux qui parlent directement d’aimer ou d’amour.
Un lecteur moderne francophone peut être trompé par l’expression “pour l’amour de”. En français courant, elle semble parler d’amour, de sentiment ou d’attachement affectif. Mais le mot hébreu בַּעֲבוּר signifie plutôt “à cause de”, “en considération de”, “pour” ou “en vue de”. La fiche doit donc expliquer que le mot du verset n’est pas le terme hébreu habituel pour amour. Il indique le motif d’une action. Cette précision est importante pour éviter une lecture trop sentimentale. Dire qu’une chose est faite “pour l’amour de Jonathan” signifie ici : en raison de Jonathan, à cause de lui, en considération du lien avec lui. La valeur relationnelle existe, mais elle passe par la cause, non par la définition d’un sentiment. Pour expliquer le mot aujourd’hui, il faut montrer la différence entre la traduction française et la logique hébraïque. Le lecteur doit comprendre que בַּעֲבוּר répond à la question “pourquoi ?” ou “en vue de quoi ?”. Il peut donc être très important dans une prédication, car il révèle le fondement d’une action. Mais il ne faut pas le traiter comme une fiche sur l’amour affectif. C’est une locution de raison, de considération et de but, souvent décisive pour comprendre la motivation du texte.
Dans 2 Samuel 9,7, “pour l’amour de Jonathan” signifie “à cause de Jonathan / en considération de Jonathan”.
Dans 2 Samuel 9,7, l’expression signifie “à cause de Jonathan / en considération de Jonathan”. Elle explique pourquoi David agit favorablement envers Mephibosheth : le motif est Jonathan, non un mérite propre de Mephibosheth.
Le français “amour” peut tromper. Dans 2 Samuel 9,7, le mot hébreu ne désigne pas directement l’amour comme sentiment, mais la cause ou la considération qui fonde l’action.
בַּעֲבוּר sert à introduire une raison ou un but. Il peut être traduit selon le contexte par “à cause de”, “afin que”, “pour”, “en vue de” ou “pour l’amour de”.
à cause de; en raison de; en considération de; pour; en vue de; afin que
Ne pas confondre avec אַהֲבָה, amour affectif ou relationnel. Ici, “pour l’amour de” est une formule française qui exprime surtout le motif : à cause de Jonathan.
2 S 9,1; 2 S 9,7
H5668
ba‘avur
Vérifier si l’expression introduit une cause ou un but. Option A : “à cause de / en considération de”; option B : “afin que / en vue de”. Les indices sont le nom qui suit, la structure de la phrase et l’action expliquée. Ne pas traduire automatiquement par “amour” au sens affectif.
Le mot active le registre causal et relationnel : une action est faite à cause de quelqu’un, en considération d’un lien ou d’un motif. Dans un contexte d’alliance ou de fidélité, il peut expliquer pourquoi une faveur est accordée à une personne à cause d’une autre. Il sert donc à repérer la raison profonde d’un acte.
Locution qui exprime la raison, le motif ou le but : “à cause de”, “en vue de”, “pour l’amour de”.
pour l’amour de / à cause de