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ceci / celui-ci — οὗτος — houtos

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Désigne l’élément immédiatement présent ou récemment introduit dans le discours, souvent opposé à ἐκεῖνος («celui‑là»).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, οὗτος (“ceci / celui-ci”) est un démonstratif qui sert à pointer : il désigne une personne, une chose ou un fait que le discours rend présent. La logique du passage contraint son rôle : il peut reprendre ce qui vient d’être dit, insister sur un élément précis, ou opposer “celui-ci” à “celui-là”. Exégétiquement, ce petit mot peut porter une nuance de mise en avant : le texte attire l’attention, comme si l’on disait “c’est précisément celui-ci” ou “c’est cela”. Souvent, οὗτος sert à passer d’une idée générale à une application : “ces choses”, “cette génération”, “cet homme”, “ce signe”. La nuance utile est donc : désignation, précision, parfois emphase. Pour comprendre, il faut suivre l’anaphore : à quoi renvoie “ceci” ? Est-ce une personne présente dans la scène, une réalité mentionnée juste avant, ou un groupe visé par l’enseignement ? Le co-texte tranche. Ainsi, οὗτος aide la cohérence du discours : il relie les phrases et évite l’ambiguïté. Dans des récits, il peut renforcer l’identification d’un personnage (“celui-ci dit…”) ; dans des enseignements, il peut marquer un jugement (“cette génération”). Exégétiquement, il ne faut pas surinterpréter : la force est souvent grammaticale. Mais la répétition ou la position du démonstratif peut souligner ce que l’évangéliste veut mettre au centre. Le lecteur gagne donc à repérer l’effet : οὗτος fixe le regard sur un élément précis, et le discours progresse à partir de cette désignation.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la démonstration (“ceci”, “celui-ci”) sert souvent à rendre la parole concrète : Dieu parle dans l’histoire, et la parole pointe des actes, des personnes, des temps. Le repère principal est simple : la révélation biblique n’est pas abstraite, elle désigne. L’Ancien Testament contient de nombreuses formulations du type “ce jour”, “ce peuple”, “cet homme”, qui attachent l’enseignement à une situation réelle. Ce repère éclaire οὗτος : le démonstratif sert à ancrer. Il peut aussi participer au langage de témoignage : “ceci est…” (déclaration) ou “celui-ci est…” (identification). Ainsi, dans les évangiles, employer “celui-ci” peut rendre la scène vivante : on montre du doigt, on précise qui parle, qui agit, ou ce qui est jugé. Si un écho est utile, il reste bref : la Bible appelle à se souvenir de “ce que Dieu a fait”, et elle le désigne. L’exégèse reste sobre : οὗτος est un outil de discours, mais l’arrière-plan rappelle que la foi biblique est liée à des repères concrets. Le démonstratif sert donc à éviter le flou : il pointe l’objet de la parole. Et cela soutient une lecture fidèle : on suit ce que le texte désigne, au lieu d’ajouter des idées non dites.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, un mot comme “ceci” peut sembler insignifiant, et le risque est de l’ignorer. La clarification utile est : dans un texte narratif ou argumentatif, les démonstratifs organisent le sens. οὗτος sert à pointer et à lier : “cela”, “celui-ci”, “ces”. Exégétiquement, cela peut aider à éviter des contresens : si le texte dit “celui-ci”, il faut savoir à qui cela renvoie. Parfois, la discussion théologique vient d’un mauvais repérage des référents. On reste descriptif : à quoi renvoie le démonstratif dans la scène ? à un personnage, à une action, à un groupe ? Ensuite, on observe l’effet : mise en avant, contraste, conclusion. Cela évite aussi de “psychologiser” : le texte n’implique pas forcément une émotion, il peut simplement clarifier. Ainsi, οὗτος est un mot de précision. Dans des passages d’identification (“celui-ci est…”), il peut aussi renforcer la confession ou l’accusation : on désigne Jésus, on désigne un coupable, on désigne un signe. Pour le lecteur moderne, l’intérêt est de lire plus attentivement : repérer les “ceci” et “celui-ci” permet de suivre la logique sans se perdre. Le mot paraît petit, mais il sert la clarté du discours : le texte indique exactement de qui ou de quoi il parle, et cela guide l’interprétation.

Courte description — (aide remplissage)

Désignant l’élément immédiatement présent ou récemment introduit dans le discours, ce démonstratif guide le lecteur en marquant clairement le passage d’une idée générale à une affirmation précise.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

ceci

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5110

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

houtos

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Démonstratif : dépend du contexte (proche, emphase, contraste). Ne pas surinterpréter : sert à désigner/insister.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
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