Cercueil / bière funéraire
σορός désigne la bière/cercueil porté. Dans Lc 7,14, la logique du récit est : cortège de mort → Jésus s’approche → il touche la σορός → il parle → le mort se lève. Le mot sert à rendre la scène tangible : la mort est là, visible, portée publiquement. Toucher la bière est un geste audacieux : il interrompt le cortège et signale une initiative. Le grec met en relief la chaîne : toucher + parole → relèvement. Ainsi, l’objet funéraire devient le point de bascule narratif : au lieu de continuer vers la tombe, le cortège s’arrête et la vie revient. Le mot soutient donc l’argument christologique : Jésus a autorité sur la mort, au cœur du deuil. Il rend la grâce concrète : la restauration n’est pas abstraite, elle se produit devant témoins.
Dans l’arrière-plan biblique, la mort est l’ennemi et le deuil est une réalité communautaire. Les récits montrent parfois Dieu qui relève (Élie/Élisée) et qui entend le cri de la veuve. Le cortège et l’objet funéraire rendent visible la détresse d’une famille et d’une ville. Toucher le support du mort peut évoquer aussi les questions de pureté/impureté; mais dans l’Évangile, Jésus n’est pas contaminé par la mort : il communique la vie. L’image dominante est donc : compassion de Dieu pour le faible (veuve) + victoire sur la mort. Le support funéraire représente la finalité humaine; Jésus l’arrête. Dans la logique d’alliance, Dieu est le Dieu des vivants, et il visite son peuple. La σορός devient alors le symbole d’une limite franchie : la mort ne dicte plus le dernier mot quand Dieu parle.
On peut lire “cercueil/bière” comme un détail de décor. Le récit l’emploie pour rendre la mort concrète et publique, afin que l’autorité de Jésus soit claire : il interrompt un cortège et rend la vie. Clarification : l’objet n’est pas le centre; il sert le contraste mort/vie. Le contresens serait de se focaliser sur le rituel funéraire ou sur une question de pureté sans voir le message : compassion et puissance de Jésus. Le mot aide donc à sentir la scène : une mort irréversible aux yeux humains, stoppée par la parole de Jésus. Il souligne que le salut touche le réel : il transforme un deuil en joie et révèle le Royaume comme victoire sur la mort.
Nom : cercueil/bière (support funéraire). Dans Lc 7,14, Jésus touche la bière et le jeune homme se relève : détail concret qui met en évidence l’autorité de Jésus sur la mort.
Lc 7,14 : σορός désigne la bière/cercueil porté dans un cortège funéraire; Jésus la touche et ressuscite le jeune homme.
Ne pas spéculer sur les coutumes : le texte utilise l’objet pour situer la scène. Ne pas réduire à un détail morbide : la fonction est narrative (deuil public) et christologique (autorité de Jésus). Ne pas confondre avec μνῆμα/τάφος (tombeau) : ici c’est le support porté, pas la tombe.
Terme unique (Lc 7) : détail concret d’un cortège funéraire; Jésus touche la bière et rend la vie.
vie; relèvement; résurrection
cercueil; bière; civière funéraire
μνῆμα (tombeau) ; τάφος (sépulcre) ; κλίνη (lit, civière, parfois).
cercueil
Lc 7,14
G4673
soros — « so-ros » (approx.)
soros
Registre funéraire et communautaire : objet utilisé pour porter un mort lors d’un cortège. Le mot ancre une scène de deuil et rend la confrontation avec la mort concrète et publique.