Ces choses; cela; ceci (pronom démonstratif pluriel).
Dans les évangiles, ταῦτα (“ces choses”) est un démonstratif neutre pluriel qui renvoie à un ensemble d’éléments : paroles, faits, événements, enseignements. La logique du passage contraint son référent : “ces choses” reprend ce qui vient d’être dit ou ce qui vient de se passer. Exégétiquement, le mot est important parce qu’il relie : il fait une anaphore. Il évite de répéter et il oblige le lecteur à regarder en arrière. La nuance utile est donc : ces choses/cela (pluriel), renvoyant au contexte immédiat. Pour comprendre, on pose une question simple : “quelles choses ?” Puis on repère la section précédente : une parole de Jésus, une discussion, un miracle, une liste. Ainsi, ταῦτα sert à structurer l’argument : l’auteur résume en pointant. Exégétiquement, il peut aussi avoir une valeur de bilan : “après ces choses”, “à propos de ces choses”. Le démonstratif indique que l’on ne repart pas de zéro : on est en train de poursuivre une unité. Le lecteur doit donc lire ταῦτα comme un repère de cohérence : le texte n’est pas fragmenté. Il y a un fil. Et ce fil se trouve souvent dans ce que “ces choses” désigne. Exégétiquement, ignorer le référent conduit à des lectures vagues : on ne sait plus de quoi on parle. Le mot, petit, est un rappel : la Bible parle de réalités concrètes, et “ces choses” sont ces réalités. Ainsi, ταῦτα peut soutenir l’historicité : le texte renvoie à des événements situés. Il peut aussi soutenir la logique : “ces choses” = prémisses, et la suite = conséquence. Le lecteur doit donc faire le travail de repérage. Ainsi, ταῦτα est un mot-outil de continuité : il pointe vers un ensemble, et cet ensemble porte souvent l’enseignement. Une bonne exégèse suit ces démonstratifs, parce qu’ils révèlent les articulations du discours.
Dans l’univers biblique, la mémoire est centrale : on rappelle “ces choses” que Dieu a faites, “ces paroles” que Dieu a dites. Le repère principal est simple : la foi se nourrit de rappel. L’Ancien Testament utilise fréquemment des expressions de reprise : “ces commandements”, “ces paroles”, “ces œuvres”, qui renvoient au contexte de l’alliance. Cela éclaire ταῦτα : même si le démonstratif est grec, sa fonction rejoint un style biblique de rappel : on ne parle pas dans le vide, on renvoie à ce que Dieu a fait et dit. Exégétiquement, “ces choses” peut donc être un outil de mémoire : l’auteur suppose que le lecteur relie. Dans l’AT, les reprises servent aussi à enseigner : “souviens-toi”. Ainsi, les démonstratifs ne sont pas seulement de la grammaire, ils sont une pédagogie. L’arrière-plan AT aide à entendre que la Bible est un discours en continuité : la foi se construit par rappel de “ces choses”. Et ces choses sont souvent des actes de Dieu. Dans les évangiles, “ces choses” peut renvoyer à des signes, à des paroles, à des événements où Dieu se révèle en Jésus. Ainsi, le démonstratif rejoint une logique d’alliance : on répond à Dieu sur la base de ce qu’il a fait. On reste sobre : le mot reste un outil de reprise, mais il porte une attitude biblique : ne pas oublier. Le texte invite à relire le contexte. Ainsi, ταῦτα devient un repère d’univers biblique : mémoire, continuité, et fidélité. La foi n’est pas un saut dans l’inconnu ; elle s’appuie sur “ces choses” que Dieu a montrées.
Pour un lecteur moderne, “ces choses” peut sembler vague, comme une manière de parler sans précision. Le risque est de le laisser vague. La clarification utile est : ταῦτα n’est pas vague ; il est référentiel. Exégétiquement, il oblige à relier le texte à ce qui précède. La bonne question est : “ces choses” = quoi ? On reste descriptif : paroles précédentes, événements, signes, débat. Ensuite, on lit la suite avec cette clé : souvent, la suite est une conséquence ou une transition. Cela évite un contresens moderne : isoler un verset sans voir qu’il reprend un contexte. Le démonstratif montre que l’auteur construit une unité. Pour le lecteur moderne, cela rappelle une discipline de lecture : ne pas prendre des phrases seules. “Ces choses” est une flèche vers l’arrière. Exégétiquement, il peut aussi marquer une étape : “après ces choses” signale une progression. Ou “à propos de ces choses” signale un sujet. Dans tous les cas, le mot rend visible la cohérence. Et il rappelle que la Bible parle de réalités concrètes : il y a des choses vues, dites, faites. Ainsi, ταῦτα aide à lire l’évangile comme histoire et comme enseignement cohérent. Le mot-outil devient un guide simple : quand vous lisez “ces choses”, regardez le contexte ; c’est là que se trouve la précision.
Pronom démonstratif neutre pluriel : « ces choses / cela ». Renvoie à un ensemble d’éléments dans le discours.
ταῦτα = ‘ces choses/cela’, pronom démonstratif renvoyant au contexte immédiat.
N/A (grammatical)
Renvoie à des éléments du contexte; sert de reprise/anaphore.
(N/A)
ces choses; cela
touto (singulier) ; ekeina (ces choses-là) selon contexte
ces choses
(très fréquent — dépend occurrence)
G5023
(pronom)
TAU-ta
tauta
Mot-outil. Règle : identifier ce que ‘ces choses’ reprend (faits, paroles précédentes) et traduire naturellement.
La nuance dépend du référent (paroles, miracles, événements).
Registre référence/discours : renvoie à des éléments mentionnés (événements, paroles). Dans Marc, aide à suivre l’argument ou le récit en pointant ce qui vient d’être dit/fait.