charger ; mettre un fardeau sur
Phortizō = charger, mettre un fardeau sur. En Mt 11,28, le participe décrit des personnes “chargées” : poids porté, souvent imposé. La logique grecque prépare le contraste avec le “joug” de Jésus : on passe d’une charge écrasante à une charge portée en communion avec lui (joug doux). Le verbe met l’accent sur l’état d’écrasement, pas sur l’effort sain.
L’arrière-plan biblique connaît le Dieu qui relève les courbés et donne du repos (sabbat, délivrance). Les chefs religieux peuvent “charger” le peuple de fardeaux; les prophètes dénoncent un joug injuste. Jésus se présente comme celui qui accomplit le vrai repos : non pas absence de service, mais libération du poids culpabilisant et oppressif, dans une relation d’alliance.
On lit parfois Mt 11 comme “Dieu veut une vie facile”. Phortizō précise : il s’agit de personnes écrasées par un poids (souffrance, culpabilité, exigences religieuses). Jésus n’enlève pas tout joug, il échange le fardeau : on apprend de lui et on porte avec lui. Clarification : le repos chrétien est relationnel (venir à Jésus), pas l’arrêt de toute responsabilité.
Parle du fait d’être « chargé » d’un poids. Jésus invite ceux qui portent des fardeaux à venir à lui pour recevoir le repos. (Mt 11,28)
En Mt 11,28, le mot vise des personnes épuisées parce qu’elles sont “chargées” : poids de la vie, mais aussi charges religieuses et culpabilité mal portées. Jésus ne promet pas une vie sans obéissance, mais un repos réel : venir à lui, apprendre de lui, porter un joug doux. Le centre est la relation avec Christ, pas une performance.
Ne pas confondre avec « travailler dur » (κοπιάω) : ici l’idée est d’être chargé d’un poids. Attention à la nuance : Jésus ne nie pas l’appel à le suivre; il promet un fardeau « léger » parce qu’il le porte avec nous et qu’il libère des charges injustes.
Utilisé deux fois : être chargé (Mt 11,28) et charger les autres de fardeaux (Lc 11,46). Le mot sert à dénoncer des charges injustes et à annoncer le repos offert par Jésus.
décharger, alléger, libérer
charger, alourdir, imposer un fardeau
φορτίον — fardeau (nom, “charge”) ; ζυγός — joug ; κοπιάω — peiner/se fatiguer
charger
Mt 11,28 ; Lc 11,46 ; Ac 15,10
G5412
phortion (charge/fardeau)
for-tid-zo
phortizō
Option A : charger au sens concret (porter un poids) ; Option B : imposer des obligations/contraintes (métaphore). Le co-texte (commandements, traditions, fardeaux « difficiles à porter ») indique la dimension d’oppression. Ne pas moraliser hors-texte : préciser qui charge qui, et par quelles exigences, selon la péricope.
- Mt 23,4 — “charger” (G5412) : imposer des fardeaux religieux lourds sans aider. L’indice est “ils les mettent sur les épaules”. - Mt 11,28–30 — Option A (charger = donner une responsabilité) / Option B (charger = écraser) : le co-texte tranche vers B quand le fardeau est lourd; Jésus offre repos en contraste.
Registre de charge et d’oppression : charger = mettre un fardeau sur quelqu’un (poids matériel ou obligations), souvent image d’exigences imposées. Dans Matthieu, ce verbe apparaît notamment pour décrire les charges religieuses lourdes imposées aux autres, en contraste avec le joug de Jésus.