Repères automatiques — Ge 3,24; Ge 4,14; Ge 21,10; Ex 2,17; Ex 6,1; Ex 10,11; Ex 11,1; Ex 12,39; Ex 23,28; Ex 23,29; Ex 23,30; Ex 23,31; Ex 33,2; Ex 34,11; Lv 21,7; Lv 21,14; Lv 22,13; Nb 22,6; Nb 22,11; Nb 30,10
H1644
Faire quitter un lieu
Garash fait apparaître, dans la vie biblique, la perte imposée d’une place occupée. Jardin, terre et maison donnent à cette rupture des cadres concrets. Être chassé touche les possibilités de demeurer, d’accéder à un lieu et de rester dans certaines relations. L’action devient ainsi un événement vécu, dont les suites varient avec les personnes et les circonstances. L’expulsion du jardin s’accompagne d’une garde de l’accès, tandis que la demande de renvoyer la servante et son fils concerne une maison et un conflit d’héritage. Ces exemples éclairent une structure plus large de sortie provoquée sans rendre toutes ses conséquences identiques. La parole de Caïn sur sa condition montre aussi combien perdre une place peut être ressenti comme une rupture profonde. Le passage précise l’auteur de l’acte, sa raison et ce qui suit. Le verbe garde cette force concrète sans devenir un terme exclusivement matrimonial ni annoncer partout une condamnation définitive ou une impossibilité de revenir.
Garash exprime une sortie imposée d’un lieu ou d’une présence. La structure du verbe relie l’acteur qui fait partir, la personne écartée et l’espace quitté. Ce déplacement modifie une situation où la personne pouvait demeurer. L’analyse distingue cette expulsion des conséquences ultérieures: une restriction d’accès, une errance ou une rupture de relation peuvent suivre selon les passages. Dans le récit du jardin, l’expulsion et la garde du chemin de l’arbre de vie constituent des informations complémentaires. La demande de Sarah concernant la servante et son fils place le même type d’action dans un conflit familial. Ces usages montrent une sortie provoquée dans des cadres différents. La valeur de l’acte dépend des personnes, de leurs raisons et de l’évaluation du récit. Le mot permet ainsi de comprendre comment une présence cesse sous l’effet d’une décision ou d’une force. Il ne signifie ni un départ librement choisi ni la chasse au gibier, et ne fixe pas à lui seul toute la suite de l’histoire.
Le français actuel donne à « chasser » plusieurs sens, dont poursuivre un animal ou pratiquer la chasse. Cette idée ne convient pas aux contextes retenus, où le verbe signifie faire partir ou expulser. La vedette doit donc être lue dans ce sens, sans imaginer une poursuite qui n'est pas décrite. Il serait également trop faible de remplacer le mot par « quitter », car cela pourrait faire croire à un départ choisi. La sortie est ici provoquée par un autre acteur. Inversement, le verbe n'annonce pas automatiquement une condamnation définitive, une errance permanente ou une impossibilité universelle de revenir. Ces conséquences demandent leurs propres indications dans le passage. L'inventaire contient aussi des traductions liées au renvoi d'une femme; elles ne permettent pas de réduire tous les emplois au divorce. Les scènes du jardin, de la terre et de la maison montrent une action plus large. Le terme source « chasserai » reste conservé pour la liaison, tandis que l'infinitif « chasser » présente le sens sans imposer ce futur à chaque occurrence.
Le domaine comprend l'exclusion d'un espace, la perte d'une place et les relations entre celui qui demeure et celui qui fait partir. Les extraits retenus touchent le jardin d'Éden, la terre évoquée par Caïn et la maison d'Abraham. La dimension de jugement est réelle dans certains récits, mais le mot peut aussi intervenir dans un conflit familial. Ce registre appelle une lecture des acteurs et des lieux plutôt qu'une définition uniforme de toutes les séparations.
Expulser; faire partir; renvoyer, selon la situation.
Identifier l'acteur qui fait partir, la personne visée et le lieu quitté. Distinguer l'expulsion des conséquences ensuite racontées. Ne pas généraliser la garde du jardin ou la condition de Caïn à chaque renvoi, ni imposer une lecture conjugale aux autres contextes.
Chasser ne signifie pas ici pratiquer la chasse. Ne pas effacer la sortie imposée en parlant d'un simple départ volontaire. Le jugement, l'errance ou l'interdiction de revenir doivent être établis séparément; ils ne sont pas présents de la même manière partout.
Ne pas confondre expulser avec poursuivre du gibier, ni avec partir volontairement. Le renvoi conjugal constitue un emploi particulier; il ne définit pas toutes les personnes ou situations concernées par le verbe.
Le verbe exprime une sortie imposée d'un lieu ou d'une présence. Le jardin, la terre et la maison donnent aux trois scènes conservées des portées différentes. L'expulsion reste leur point commun, tandis que les conséquences changent. Les formes françaises liées à la répudiation signalent un emploi conjugal possible dans l'inventaire, mais elles ne transforment pas le sens général en terme exclusivement matrimonial. La nature de la séparation dépend du passage.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée grecque
Un regard grec peut comprendre chasser en distinguant le déplacement d'une personne et la cause qui lui impose ce déplacement. Partir peut être volontaire, tandis qu'être chassé signifie qu'un autre acteur fait quitter un lieu ou une présence. Le verbe met donc en relation une autorité ou une force, une personne déplacée et un espace dont elle est écartée. Le résultat n'est pas nécessairement la disparition de cette personne, mais la rupture d'une situation où elle pouvait demeurer. Il faut aussi distinguer l'expulsion et ce qui vient ensuite. Une errance, une séparation ou une interdiction de revenir peuvent accompagner le départ, sans être contenus dans chaque emploi. La valeur de l'acte dépend de celui qui chasse, de celui qui est chassé et des raisons données. Une même action peut appartenir à un jugement ou à un conflit entre personnes. Chasser désigne ainsi une sortie provoquée : il précise comment une présence cesse dans un lieu, sans raconter à lui seul toute l'histoire qui suit cette rupture.
Motif : Remplace le regard grec supposé par les relations agent, personne, lieu et sortie imposée. Nombre de mots : 166 → 162.
Version avant reprise — Pensée hébraïque
Dans les premières pages de la Bible, chasser marque une rupture entre une personne et le lieu où elle se trouvait. L'homme est chassé du jardin, et le récit mentionne ensuite la garde du chemin de l'arbre de vie. Le mot exprime l'expulsion; la garde précise séparément que l'accès n'est plus libre. Caïn parle également d'être chassé de la terre et relie cette perte à sa condition de fugitif. Sa parole montre la portée vécue d'une exclusion, sans faire de toute expulsion la même histoire. Lorsque Sarah demande qu'on chasse la servante et son fils, le verbe concerne une maison et une relation familiale devenue conflictuelle. Ces scènes placent le terme dans le monde du jardin, de la terre et de la famille. Être chassé signifie perdre une place où l'on demeurait, sous l'effet d'une décision ou d'une force. Les conséquences touchent ensuite l'accès, l'appartenance ou les relations, selon les précisions que chaque récit donne effectivement autour de cette sortie imposée.
Motif : Réorganise les trois scènes en synthèse de l’appartenance et des conséquences de l’expulsion. Nombre de mots : 161 → 154.