Toponyme : Chorazin. Grec : Χοραζίν (Chorazin).
Comme nom de lieu, Χοραζίν sert de repère dans une parole de jugement : “Malheur à toi, Chorazin”. La logique du passage est comparative : Jésus met en parallèle des villes ayant reçu des miracles et des villes païennes (Tyr/Sidon) qui, selon l’argument, auraient réagi avec repentance. Le grec utilise le nom propre pour “personnaliser” la communauté : la ville est traitée comme un sujet moral, responsable. Le mot devient ainsi un marqueur d’imputabilité : plus la révélation est grande, plus la responsabilité est grande. La structure rhétorique est : œuvres puissantes → absence de repentance → oracle de malheur → comparaison qui souligne la gravité. Le nom “Chorazin” n’apporte pas une information technique; il sert l’argument : la proximité de Jésus n’est pas une garantie si le cœur reste fermé.
Dans l’arrière-plan biblique, les prophètes adressent souvent des oracles aux villes (“malheur à…”) : la ville représente une communauté, une alliance, une responsabilité collective. La parole de Jésus s’inscrit dans cette tradition prophétique : un lieu qui a vu l’œuvre de Dieu est appelé à répondre. La pensée hébraïque souligne que le jugement est proportionnel à la lumière : connaître la vérité sans y répondre durcit le cœur. Le contraste avec Tyr et Sidon rappelle aussi un thème biblique : Dieu juge son propre peuple avec une exigence particulière, précisément parce qu’il s’est révélé. L’image dominante est celle de l’alliance trahie : la visitation de Dieu appelle la repentance, et le refus entraîne un “malheur”. Chorazin devient donc un symbole concret d’une communauté proche de la grâce mais résistante.
On pourrait lire “Chorazin” comme un nom de ville sans importance. Dans le passage, c’est un exemple : une communauté a reçu beaucoup (miracles, enseignement) et pourtant n’a pas répondu par la repentance. Clarification : le texte ne fait pas une étude historique de la ville; il l’utilise dans une parole prophétique qui met en avant la responsabilité face à la révélation. Le contresens fréquent serait de tirer un mépris géographique ou de se perdre en spéculations; le point est moral et christocentrique : que fait-on de la lumière de Jésus ? Le nom aide donc à entendre la gravité du refus : la proximité extérieure ne remplace pas une réponse intérieure. Il met en scène une justice de Dieu qui tient compte des privilèges reçus.
Nom propre : Chorazin, ville de Galilée mentionnée dans les reproches de Jésus (malgré les miracles, refus de se repentir). Sert d’exemple de responsabilité face à la lumière reçue.
Dans Mt 11,21 // Lc 10,13, Chorazin est citée dans un “malheur” : elle a vu des œuvres puissantes mais n’a pas répondu par la repentance; elle sert d’exemple de responsabilité face à la grâce.
Ne pas traiter le nom comme un simple décor : le passage l’emploie dans une parole prophétique (“malheur à…”). Ne pas spéculer sur l’histoire locale : rester sur ce que le texte souligne (miracles + absence de repentance). Éviter d’en faire un jugement généralisé contre “les villes” : le propos vise la responsabilité proportionnelle à la lumière reçue.
Cité uniquement dans les reproches de Jésus (Mt 11 // Lc 10) : exemple de refus de repentance malgré des œuvres puissantes.
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— (nom propre)
Bethsaïda (G966) et Capernaüm (G2584), autres lieux associés aux mêmes reproches; Jérusalem (centre) : autre registre.
Chorazin
Mt 11,21; Lc 10,13
G5523
Chorazin — « kho-ra-zin » (approx.)
Chorazin
Registre géographique et prophétique : un lieu réel (ville) qui devient un “témoin” dans un oracle de reproche. Le mot situe un contexte de ministère (miracles reçus) et sert à mettre en avant la responsabilité morale/spirituelle d’une communauté face à la révélation.