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comme (ainsi que / comme si) — ὡσεί — hōsei

Sens (principal)

Sens (court) : comparaison — « comme, de la même façon que », indiquant une ressemblance sans équivalence totale.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le NT, ὡσεί (“comme”, “ainsi que”, souvent “comme si”) est un comparatif qui introduit une ressemblance, parfois plus atténuée ou approximative que ὡς. La logique du passage contraint sa nuance : l’auteur peut vouloir dire “comme”, “comme si”, “à la manière de”, indiquant une analogie sans identité stricte. Exégétiquement, ὡσεί sert à cadrer la lecture : ce qui est décrit n’est pas forcément littéral, c’est comparé. Le mot est donc un garde-fou contre le littéralisme. La nuance utile est donc : ressemblance / apparence / comparaison, déterminée par le contexte. Pour comprendre, on repère l’élément comparé : un son “comme”, une apparence “comme”, un phénomène “comme”. Ainsi, ὡσεί peut introduire une description sensible : on décrit ce qui a été perçu en le rapprochant d’une image connue. Exégétiquement, c’est fréquent dans des passages apocalyptiques ou visionnaires, où le langage dit “comme” parce que la réalité dépasse les mots. Mais même dans des récits ordinaires, ὡσεί peut servir à nuancer : “comme si” indique une impression. Le lecteur doit donc respecter la comparaison : chercher le point commun principal, sans transformer l’image en description exhaustive. ὡσεί rappelle : le texte utilise une analogie. Cela protège l’exégèse : on ne bâtit pas une doctrine sur un détail d’image. Mais on ne vide pas l’image non plus : l’auteur veut communiquer quelque chose par ressemblance. Ainsi, ὡσεί est un outil de pédagogie : l’inconnu est décrit par le connu. Le mot oriente le lecteur vers une lecture imagée, souvent plus subtile que “comme” simple. Exégétiquement, bien lire ὡσεί aide à saisir la tonalité : l’auteur décrit avec prudence, en suggérant. Ce petit mot indique donc une posture de témoignage : dire ce qui a été vu/entendu, “comme”. Il rend le texte fidèle à l’expérience et aide le lecteur à imaginer sans confondre.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, le langage “comme” est essentiel pour parler de Dieu et des visions sans réduire la réalité. Le repère principal est simple : la révélation utilise des images. L’Ancien Testament, surtout dans les prophètes, décrit des réalités spirituelles en disant “comme” : comme un feu, comme une tempête, comme une voix. Ce langage protège le mystère : il dit quelque chose de vrai, sans prétendre tout dire. Cela éclaire ὡσεί : même en grec, “comme si” s’inscrit dans cette pédagogie prophétique. Exégétiquement, quand le NT décrit des événements ou des visions avec ὡσεί, il rejoint un style biblique : décrire par analogie. L’arrière-plan AT aide à ne pas exiger une précision technique là où le texte veut rendre une impression fidèle. Il aide aussi à lire avec discernement : chercher le sens principal de l’image, pas tous les détails. Dans les prophètes, les comparaisons servent à réveiller, consoler, avertir. Ainsi, ὡσεί peut porter une fonction similaire : rendre la scène saisissante. On reste sobre : le mot est un comparatif, mais il porte une attitude biblique : humilité du langage. Le texte dit “comme” parce qu’il témoigne. Cette manière biblique de parler est une sagesse : elle permet de dire le vrai sans le réduire. ὡσεί devient donc un repère d’univers biblique : langage analogique, fidélité au vécu, et respect du mystère.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “comme si” peut être perçu comme de l’imprécision. Le risque est de penser que le texte n’est pas fiable. La clarification utile est : ὡσεί est une précision : l’auteur indique qu’il s’agit d’une comparaison. Exégétiquement, cela aide à lire correctement : on ne confond pas l’image et la réalité. Le texte est fidèle parce qu’il dit : “cela ressemblait à…”. On reste descriptif : qu’est-ce qui est comparé ? une lumière, un bruit, un mouvement, un phénomène ? Ainsi, ὡσεί invite à une lecture humble : on reçoit l’image comme image. Cela évite un contresens moderne : exiger une description scientifique. La Bible utilise un langage d’expérience. Et l’expérience se décrit par analogies. Exégétiquement, ce mot protège aussi contre la surinterprétation : si c’est “comme”, on ne peut pas bâtir une doctrine sur un détail secondaire de l’image. On cherche le point principal. Le lecteur moderne peut y voir une méthode : les images rendent le texte accessible. Elles aident à imaginer. Et elles laissent une marge : le mystère dépasse nos mots. ὡσεί, petit mot, est donc un guide de lecture : lire en comparaison, pas en identité. Il clarifie le genre et l’intention du texte.

Courte description — (aide remplissage)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

comme

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5616

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

hōsei

Vérifiable