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complot — ἐπιβουλή — epiboulé

Sens (principal)

embûche; complot; plan contre

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἐπιβουλή signifie « complot, machination ». Le mot désigne un projet hostile formé contre quelqu’un, avec l’idée de planification et de stratégie. Sa logique est intentionnelle et souvent collective : un complot suppose des personnes qui réfléchissent ensemble, organisent, cachent, puis agissent. Le grec ne décrit donc pas seulement un désaccord; il décrit une manœuvre structurée, orientée vers une action. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre la préméditation : ce n’est pas une réaction spontanée, mais un dessein préparé, parfois patient. Linguistiquement, ἐπιβουλή met l’accent sur la visée : on “pense contre” et l’on prépare un piège. Le mot crée aussi une atmosphère : menace, tension, danger, parce que l’hostilité quitte le visible (débat public) pour entrer dans le caché (plan). Le sens profond est donc l’hostilité organisée. Comprendre ἐπιβουλή aide à lire les récits de conflit avec précision : il y a des moments où l’opposition devient stratégie secrète, et ce changement transforme la situation. Le terme rappelle enfin que l’idée d’un complot n’est pas une simple “opinion” : c’est un plan dirigé vers une conséquence. Ainsi, lorsque le texte emploie ἐπιβουλή, il signale que le conflit est passé à une étape plus grave : la parole ne suffit plus, une intention cachée existe, et la vigilance devient nécessaire.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament parle souvent de complots : conseils secrets, intrigues de cour, projets des méchants, “filets” tendus. Les Psaumes décrivent des ennemis qui méditent le mal et préparent des pièges. Ce repère éclaire ἐπιβουλή : le complot est une forme de violence cachée, où le mal se prépare avant de se manifester. La pensée hébraïque insiste que Dieu voit le secret : il connaît les conseils dissimulés, dévoile les ruses et confond les desseins injustes. Ainsi, la Bible traite le complot non comme une stratégie neutre, mais comme tromperie et injustice. Elle oppose aussi le conseil de Dieu (qui demeure) aux conseils des hommes (qui peuvent être pervers et s’écrouler). Sans expliquer un passage, le sens profond est une tension : la menace est réelle, mais elle n’est pas souveraine. Le complot révèle un cœur qui se cache, mais il n’échappe pas au Seigneur. Comprendre ἐπιβουλή avec cet arrière‑plan, c’est entendre que l’histoire biblique connaît la ruse tout en affirmant que Dieu juge les projets secrets, protège son peuple, et fait triompher son dessein au‑delà des manœuvres humaines, même lorsque l’opposition devient organisée et dissimulée.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot “complot” est chargé aujourd’hui : soit on y voit une théorie fantasmatique, soit on banalise en parlant de “stratégie”. Le contresens est de lire ἐπιβουλή comme paranoïa, ou comme une tactique neutre. Le mot grec décrit une machination hostile, préméditée, dirigée contre quelqu’un. La clarification utile est simple : un complot n’est pas un désaccord public, c’est un plan secret qui vise une action. Pour un prédicateur, comprendre ἐπιβουλή enrichit le sens profond parce qu’il permet de nommer une dynamique : l’opposition peut quitter le terrain du débat pour devenir organisation cachée. Le terme aide aussi à distinguer critique et menace : ici, il y a préméditation. Un autre contresens moderne est de croire que le secret rend un plan tout‑puissant. La Bible est lucide : des complots existent, mais ils ne sont pas ultimes. Enfin, ἐπιβουλή rappelle que les récits bibliques ne sont pas naïfs : ils décrivent des ruses et des pièges réels. Comprendre ce mot, c’est donc lire le conflit avec précision : un projet hostile est formé, et cela change la nature du danger.

Courte description — (aide remplissage)

Complot / embûche : plan formé contre quelqu’un (piège). (Ac 23,30)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Actes, Dieu déjoue les embûches et protège pour que l’Évangile avance, même au milieu des complots.

Pièges lexicaux

Terme lié à persécution/hostilité. Ne pas le banaliser : il s’agit d’un plan réel visant à nuire (souvent tuer).

Usage biblique (mini)

Actes (uniquement) : complot contre Saul (Ac 9,24). Embûches contre Paul (Ac 20,3.19; 23,30).

Antonymes / contrastes (FR)

transparence; paix; sécurité

Synonymes / proches (FR)

complot; embûche; manœuvre; plan hostile

À ne pas confondre avec…

dolos (ruse/tromperie) : plus général; epiboule (celui-ci) = plan ciblé.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

complot

Versets clés (liste)

Ac 9,24; Ac 20,3; Ac 23,30

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1917

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

epi + boulomai (vouloir/planifier) (selon lueur)

Prononciation — (aide remplissage)

ep-ee-boo-lay'

Translit. — NOYAU

epiboulé

Vérifiable
Champs sémantiques
Justice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer si le texte parle d’un plan concret (portes gardées, voyage, accusation). Traduire “complot/embûche” et préciser l’objectif (tuer/arrêter/empêcher).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 23,12–15 — “complot” : le co-texte (serment, guet-apens, tuer Paul, intervention du neveu) impose une machination concrète et organisée, pas une simple hostilité diffuse. - Ac 25,3 — “complot” : le co-texte (demande de transfert + embuscade prévue) montre une stratégie visant à manipuler la procédure pour assassiner.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre opposition/persécution : plan caché visant à nuire (souvent tuer) ; contexte de sécurité, arrestations, déplacements. Dans Actes, sert à montrer la tension missionnaire et la providence de Dieu qui déjoue les pièges.