Confesser, reconnaître, déclarer.
ὁμολογέω signifie « confesser / reconnaître / déclarer ouvertement ». Le verbe porte l’idée d’alignement : dire publiquement ce qui est vrai, sans double discours. Il peut s’employer pour reconnaître une réalité, confesser une faute, ou affirmer une loyauté; le noyau est de mettre sa parole d’accord avec le vrai. ὁμολογέω n’est donc pas un simple sentiment intérieur : c’est une parole qui engage. Le garde‑fou est de ne pas réduire la confession à une formule répétée ou à un rite. Le mot implique une prise de position : être identifié à ce qu’on reconnaît. Il se comprend aussi par contraste avec le reniement : confesser, c’est refuser le masque. Ainsi, ὁμολογέω fournit un vocabulaire clair pour parler de loyauté et de vérité : sortir du secret, déclarer, assumer. Le verbe est un mot de lumière : la parole devient publique et cohérente.
Dans l’arrière‑plan biblique, la confession est un acte d’alliance : proclamer le Nom du Seigneur, reconnaître qui il est, et se tenir dans la vérité devant lui. La Bible connaît aussi la confession du péché : reconnaître sa faute et revenir. Cet horizon éclaire ὁμολογέω : confesser, c’est sortir de la dissimulation et prendre place dans la lumière. Le garde‑fou est de ne pas confondre confession et performance religieuse : le point est la vérité, non l’effet. Le mot de vie auprès de Dieu est une parole entière : dire vrai sur Dieu, sur soi, et sur la loyauté. Ainsi, ὁμολογέω devient un repère de cohérence : la foi biblique n’est pas seulement privée; elle se dit, parce qu’elle est alliance. Confesser signifie donc vivre sans masque devant Dieu et devant les hommes, selon ce que le texte vise.
Un contresens moderne est de traiter la foi comme strictement privée : “garde cela pour toi”. ὁμολογέω contredit cette réduction : confesser est public. Mais un autre contresens est de confondre confession et agressivité, comme s’il fallait imposer. La clarification est : déclarer loyalement, sans double discours. ὁμολογέω décrit une parole qui s’aligne sur le vrai; elle n’est pas d’abord une stratégie. Le garde‑fou est de ne pas réduire la confession à une phrase automatique : elle implique une identité assumée. Dans une culture de l’image, confesser paraît risqué parce que cela expose. Mais le mot souligne justement la cohérence : mieux vaut l’exposition dans la vérité que la protection par le masque. Ainsi, ὁμολογέω devient un mot d’intégrité : une parole simple qui dit clairement à qui l’on appartient.
Dire la même chose: reconnaître publiquement une vérité, confesser le Messie ou ses fautes.
Dans Lc 12,8, confesser signifie reconnaître et déclarer ouvertement son attachement à Jésus (le Fils de l’homme) devant les hommes, sans se cacher.
Ne pas réduire à une formule: la confession implique cœur et vérité.
Confesser Jésus; confesser ses péchés.
nier; renier; cacher
confesser; reconnaître; déclarer; avouer
exomologeō (confesser avec accent plus fort de louange/aveu)
confesser
Rm 10,9; 1 Jn 1,9; Mt 10,32
G3670
homos; logos
ho-mo-lo-gé-ō
homologeō
Règle : vérifier l’objet de la confession (Jésus / vérité / péché) et le cadre (devant Dieu, devant des hommes, dans l’Église). Dans Lc 12,8, le contexte est public (« devant les hommes ») et christologique (« le Fils de l’homme ») : il s’agit d’une reconnaissance loyale, pas d’une formule. Éviter de réduire à un rite ou à une performance verbale : le mot vise la clarté et l’absence de masque.
Lc 12,8 — confesser = reconnaître Jésus publiquement malgré la pression sociale ; nuance : parole alignée sur la vérité (pas une formule magique).
Registre témoignage/loyauté : parole publique qui reconnaît une personne (Jésus) et engage l’identité. Peut aussi activer le registre de l’aveu (confession de faute) selon le passage.