Connaissance.
γνῶσις signifie connaissance, mais dans le NT le mot peut porter plusieurs nuances selon le co-texte : connaissance vraie de Dieu, compréhension du mystère révélé, ou au contraire “connaissance” gonflée d’orgueil. Logiquement, la connaissance n’est pas évaluée seulement par sa quantité, mais par sa direction : conduit-elle à la piété, à l’amour, à l’humilité, ou produit-elle une supériorité ? Le mot sert souvent à articuler révélation et croissance : Dieu se fait connaître, puis le croyant grandit dans la connaissance. γνῶσις peut aussi être mise en relation avec ἐπίγνωσις (connaissance approfondie) ou avec la sagesse (σοφία), ce qui montre une distinction possible entre information, compréhension et application. Dans certains passages, l’auteur oppose connaissance et amour pour avertir : la connaissance seule enfle, l’amour édifie. Ainsi, γνῶσις a une fonction structurante : elle nomme une dimension essentielle de la foi (connaître Dieu), tout en nécessitant des garde-fous (humilité, amour). Le mot aide donc à comprendre que la foi biblique n’est pas ignorance : elle implique une connaissance reçue par révélation, orientée vers la communion et la transformation, et non vers la domination intellectuelle.
Dans la pensée biblique, “connaître” est souvent relationnel : connaître Dieu, c’est être en alliance avec lui, reconnaître sa voix, marcher dans ses voies. L’AT utilise “connaître” pour parler d’intimité et de fidélité, pas seulement de savoir. Les prophètes dénoncent un peuple qui ne connaît pas Dieu, c’est-à-dire qui ne vit pas selon son alliance. La sagesse biblique associe aussi connaissance et crainte de Dieu : la vraie connaissance commence par la crainte du Seigneur, ce qui place la connaissance sous l’humilité. Ainsi, γνῶσις, dans une lecture sémitique, se comprend comme connaissance qui engage : on connaît par l’écoute et l’obéissance, pas seulement par l’accumulation d’informations. Connaître Dieu implique mémoire de ses œuvres, fidélité à sa parole, et reconnaissance de son Nom. Dans le NT, cette logique se prolonge : connaître le Père par le Messie, recevoir la vérité, et marcher dans la lumière. Le mot s’inscrit donc dans une vision d’alliance où la connaissance est un lien vivant : elle transforme la relation et oriente la vie du peuple.
Aujourd’hui, la connaissance est souvent réduite à l’information ou à la compétence. γνῶσις, bibliquement, vise plus : connaître Dieu, comprendre la vérité révélée, et laisser cette connaissance produire humilité et amour. Clarification : le NT ne valorise pas une connaissance qui rend supérieur; il valorise une connaissance qui édifie. Le mot aide à corriger deux excès modernes : (1) opposer foi et connaissance comme si la foi devait rester vague, (2) réduire la foi à une maîtrise intellectuelle. En prédication exégétique, γνῶσις permet de montrer que la foi chrétienne implique un contenu réel (Dieu se révèle), mais que ce contenu doit être reçu dans une posture juste (crainte de Dieu, amour). Le terme met aussi en lumière un danger : une connaissance détachée de l’amour peut produire l’orgueil. Ainsi, γνῶσις appelle une connaissance orientée : recevoir la vérité pour aimer, servir et persévérer, pas pour dominer ou se vanter.
Connaissance: compréhension; dans le NT, connaissance de Dieu en vérité.
La connaissance biblique vise la communion et l’obéissance: connaître Dieu transforme la vie.
Ne pas réduire à “gnose” (mouvement): le NT parle de connaissance centrée sur Christ.
Connaissance de Dieu; discernement; maturité.
ignorance; aveuglement
connaissance; compréhension
epignōsis (connaissance approfondie, G1922) à distinguer si présent
connaissance
1 Co 8,1–3; Col 1,9–10; 2 Pi 1,5–8
G1108
ginōskō (connaître)
gnō-sis
gnōsis
Ne pas réduire γνῶσις à une information intellectuelle ni l’identifier automatiquement à la « gnose » comme mouvement. Le co-texte décide si la connaissance édifie dans l’amour ou si elle enfle par orgueil.
- Connaissance peut enfler (orgueil) ou édifier (amour) : le co-texte paulinien (1 Co 8) oppose connaissance sans amour vs amour qui construit. - Souvent : connaissance de Dieu qui transforme (pas simple information).
Registre de révélation et de sagesse : connaissance reçue, comprise et vécue devant Dieu. Dans 1 Co, elle doit être soumise à l’amour pour édifier plutôt que produire une supériorité.