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consister — λαμβάνω — lambanō

Sens (principal)

prendre, recevoir (selon co-texte)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

λαμβάνω (lambanō) signifie « prendre » ou « recevoir ». C’est un verbe très large, qui peut décrire un geste simple (prendre un objet), mais aussi un acte de réception (recevoir un don, recevoir une parole, accueillir quelque chose). Sa logique implique un mouvement vers soi : ce qui est dehors devient “pris” ou “reçu”. Le garde-fou est de ne pas réduire le verbe à un seul sens. Selon le contexte, l’accent peut être sur l’initiative (prendre activement) ou sur la réception (recevoir ce qui est donné). Le mot peut donc décrire des réalités très concrètes (prendre dans la main) comme des réalités relationnelles (recevoir une personne, recevoir un enseignement). Il se distingue de verbes plus spécialisés : certains verbes décrivent saisir avec force, d’autres accueillir avec joie; λαμβάνω reste général, mais il devient précis par l’objet reçu et par la scène. Le terme peut aussi entrer dans des formules de “source” : recevoir quelque chose “de” quelque part. Dans la pensée biblique, cette souplesse est importante : on peut recevoir des biens, recevoir la vie, recevoir une parole. Le mot permet ainsi de clarifier une différence : certaines choses se prennent (acte humain), d’autres se reçoivent (don). Ainsi, λαμβάνω est un mot de réception et d’appropriation : faire passer dans sa possession, dans sa main, dans son expérience. Il peut donc être neutre ou chargé, selon l’objet : recevoir un don ou prendre pour soi. Le verbe invite à une lecture attentive : qu’est-ce qui est reçu ? de qui ? dans quel but ? C’est là que se trouve la nuance. En soi, λαμβάνω décrit l’acte de prendre/recevoir comme mouvement vers soi.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible hébraïque insiste sur une distinction simple : l’être humain reçoit beaucoup plus qu’il ne crée. La vie, le souffle, le pain, la parole, tout cela vient ultimement de Dieu. Cela éclaire λαμβάνω : recevoir n’est pas une faiblesse, c’est la condition normale de l’humain devant Dieu. Dans l’alliance, recevoir implique gratitude et fidélité : on reçoit pour marcher avec Dieu, pas pour se faire dieu. La pensée biblique connaît aussi un autre registre : “prendre” peut devenir appropriation injuste, quand l’on prend pour soi au détriment du prochain. Ainsi, la réception peut être humble ou cupide, selon l’orientation du cœur. Le mot de vie auprès de Dieu, pour un lecteur moderne, est de retrouver une posture de réception juste : recevoir comme don, et non prendre comme idole. La Bible appelle à recevoir la parole, recevoir la grâce, recevoir la direction, et à refuser de prendre la place de Dieu. Cette perspective rend la notion de “recevoir” libératrice : on n’est pas obligé de tout contrôler, parce qu’on vit de dons. Mais elle rend aussi la notion de “prendre” exigeante : ce que l’on prend doit être juste, parce que Dieu juge l’injustice. Ainsi, λαμβάνω, éclairé par l’arrière-plan biblique, devient un miroir : est-ce que je reçois avec reconnaissance, ou est-ce que je prends pour me sécuriser ? L’alliance appelle à recevoir de Dieu et à vivre ouvert, non possessif. Recevoir devient alors un acte de foi : accepter que la vie vient de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur occidental moderne valorise l’autonomie : “je prends”, “je gagne”, “je me construis”. λαμβάνω rappelle qu’une grande part de la vie est aussi “reçue”. La clarification est que ce verbe couvre deux mouvements : prendre activement et recevoir ce qui est donné. Un contresens moderne est de considérer “recevoir” comme passif ou inférieur. Dans la Bible, recevoir peut être un acte profond : accueillir une parole, recevoir une vérité, recevoir une grâce. Un autre contresens est d’ignorer l’ambiguïté : le même verbe peut décrire une réception humble ou une appropriation égoïste. La correction biblique est de regarder l’objet : recevoir un don n’est pas prendre pour soi. Pour un lecteur moderne, cela aide à distinguer maîtrise et gratitude. On peut “prendre” des choses et pourtant rester vide; on peut “recevoir” un don et être en paix. λαμβάνω peut ainsi devenir un mot de lucidité : qu’est-ce que j’essaie de prendre pour me sécuriser ? qu’est-ce que je refuse de recevoir parce que je veux contrôler ? Le verbe permet de parler d’une posture : vivre comme quelqu’un qui reçoit, plutôt que comme quelqu’un qui doit tout arracher. Cela n’annule pas l’action; cela la situe. Ainsi, la clarification moderne est simple : λαμβάνω n’est pas seulement un verbe de possession, c’est aussi un verbe de réception. Et cette réception, bibliquement, est un lieu de liberté : je peux recevoir sans me définir par ce que je prends.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe très large : recevoir/prendre. Dans Lc 12, sert à dire d’où la vie n’est pas “tirée”.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Lc 12,15 : employé dans une tournure qui parle de la source/définition de la vie. Le sens en contexte est : la vie ne se reçoit pas, ne se tire pas de l’abondance des biens; l’avoir n’est pas le fondement de la vie.

Pièges lexicaux

Ne pas figer “recevoir” partout : lambanō peut aussi signifier prendre/saisir. Ici, la tournure sert à parler de la source/définition de la vie, pas d’un geste matériel.

Usage biblique (mini)

Prendre/recevoir. Dans Lc 12,15, l’idée est que la vie ne se reçoit pas (ne se tire pas) de l’abondance des biens : l’avoir n’est pas la source de la vie.

Antonymes / contrastes (FR)

perdre, laisser, renoncer (selon contexte)

Synonymes / proches (FR)

recevoir, prendre, obtenir

À ne pas confondre avec…

δέχομαι — recevoir/accueillir (accent sur accueil) ; λαμβάνω — prendre (sens large) vs διδόναι — donner (opposé)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

consiste

Versets clés (liste)

Lc 12,15; Jn 1,12

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5224

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

lam-ba-no

Translit. — NOYAU

lambanō

Vérifiable
Champs sémantiques
Foi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : recevoir au sens d’accueillir un don ; Option B : prendre/obtenir (saisir). En Lc 12,15, l’indice est la phrase : « la vie ne consiste pas dans l’abondance des biens qu’il possède ». Le verbe est dans une tournure qui exprime la “source” ou la définition : la vie n’est pas “prise”/“tirée” des possessions. On retient donc l’idée de “tirer/recevoir” sa vie de quelque chose (définition), plutôt qu’un simple acte de recevoir un objet.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre acquisition/réception : obtenir, prendre, recevoir. Dans Lc 12, ce registre sert un contraste de source : la vie ne se reçoit pas des possessions, mais de Dieu.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune