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contestation — φιλονεικία — philoneikia

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Contestation / esprit de rivalité; querelle ambitieuse

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans la phrase lucanienne, on voit aussi un indice narratif : la rivalité surgit juste après l’institution de la Cène. Exégétiquement, ce voisinage accentue le contraste : tandis que Jésus interprète son don et son abaissement, les disciples interprètent la communauté selon le rang. φιλονεικία met alors en lumière une lecture “mondaine” du Royaume. Le correctif de Jésus n’est pas une simple règle de bienséance; il s’appuie sur sa propre identité : le plus grand se manifeste comme serviteur parce que le Roi se manifeste ainsi. La dynamique de la rivalité est donc renversée à la racine : on ne “gagne” pas une place, on reçoit un Royaume et l’on sert à l’image de celui qui le donne.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Un autre arrière-plan biblique aide à situer la rivalité : les querelles de préséance rappellent les schémas des nations, où la puissance se lit par la place. L’alliance, au contraire, appelle un peuple où Dieu est au centre. Luc 22 fait entendre que la rivalité n’est pas seulement un problème relationnel, mais une confusion théologique : qui est au centre, Dieu ou le moi ? Le shalom biblique n’est pas l’absence de débat, mais un ordre relationnel où l’honneur est rendu à Dieu et où chacun sert. Ainsi, la contestation rivalitaire se lit comme une menace pour l’ordre d’alliance : elle désunit au moment même où le Messie scelle la relation par son don.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dernière clarification : le texte ne propose pas une “psychologie du conflit” neutre; il met en contraste deux royaumes. Les nations dominent; dans le Royaume, le chef sert. Lire φιλονεικία seulement comme “dispute” risque de réduire le diagnostic. Le passage montre une rivalité de statut qui contredit l’identité même de la communauté formée par Jésus. En prédication exégétique, cela aide à maintenir le centre christologique : la rivalité est guérie en changeant de critère (service) parce que Jésus, le centre, est serviteur au milieu. Autre point : la contestation visée n’est pas d’abord une divergence d’idées, mais une mise en scène de soi où l’on cherche à gagner. Le co-texte lucanien le montre : la question porte sur “qui est le plus grand”, et Jésus répond en déplaçant la logique vers le plus jeune et le service. Ainsi, on ne lit pas ce mot en demandant seulement “qui a raison ?”, mais en observant quel critère gouverne la discussion (statut, rang, reconnaissance). Cette précision garde l’exégèse attachée à Luc 22 et empêche d’utiliser le terme pour étouffer toute parole franche : ce que Jésus reprend, c’est l’esprit de compétition qui fracture l’unité autour de la table.

Courte description — (aide remplissage)

Nom : contestation, esprit de rivalité (vouloir l’emporter). Désigne une recherche de victoire personnelle qui produit des querelles; à distinguer d’un débat loyal sur la vérité.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Selon le contexte, φιλονεικία désigne l’esprit de rivalité/contestation : vouloir l’emporter, produire des querelles; opposé à l’humilité et à la paix.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec un désaccord légitime : le mot vise l’attitude de rivalité (vouloir gagner), pas la recherche honnête de la vérité. Ne pas réduire à un tempérament : dans le NT, c’est une œuvre de la chair qui détruit la communion. Ne pas moraliser de façon vague : identifier l’élément de “compétition/vanité” quand le contexte l’indique.

Usage biblique (mini)

Terme lié aux querelles/rivalités, mentionné parmi les œuvres de la chair (Ga 5,20) et opposé à l’humilité qui cherche l’intérêt d’autrui (Ph 2,3).

Antonymes / contrastes (FR)

paix; humilité; unité; esprit de service

Synonymes / proches (FR)

rivalité; querelle; dispute; esprit de compétition (négatif)

À ne pas confondre avec…

ἔρις (querelle, plus général) ; ζῆλος (jalousie/zèle) ; φιλαυτία (amour de soi) : proches mais distincts.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

contestation

Versets clés (liste)

Ga 5,20; Ph 2,3

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5379

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

philoneikia — « fi-lo-né-ki-a » (approx.)

Translit. — NOYAU

philoneikia

Vérifiable
Champs sémantiques
PéchéJustice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : désaccord / discussion légitime. Option B : rivalité (vouloir l’emporter, être le premier). Le co-texte tranche : présence de jalousie, factions, ‘œuvres de la chair’ (Ga 5), ou contraste avec humilité/service (Ph 2; Lc 22). Ne pas confondre le zèle pour la vérité avec l’amour de la victoire.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 22,24–27 (contexte) — nuance : dispute pour savoir “qui est le plus grand” = esprit de rivalité/compétition; indice : correction immédiate de Jésus (le plus grand = comme le plus petit). - Ga 5,20 — nuance : rivalité qui fracture la communauté, associée à autres œuvres de la chair.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre relationnel et communautaire : conflit alimenté par l’ego (vouloir avoir raison, être le premier, gagner). Le mot décrit une dynamique de groupe qui fracture l’unité et transforme la communauté en terrain de compétition plutôt qu’en lieu de service.