Verbe : contredire, parler contre, s’opposer verbalement à une parole, une personne ou une vérité.
Dans les évangiles, ἀντιλέγω (“contredire”) signifie parler contre, s’opposer par la parole. Le verbe n’est pas seulement “ne pas être d’accord” ; il peut exprimer une résistance active, une contradiction frontale. La logique du passage le situe souvent dans un conflit autour de Jésus : certains contredisent, rejettent, discutent, résistent. Le contexte contraint la nuance : est-ce une contestation ouverte, une opposition publique, ou une contradiction qui révèle une hostilité profonde ? Le texte le montre par la scène et par les acteurs. Exégétiquement, ἀντιλέγω met en lumière le choc entre la révélation et la résistance : quand Dieu parle, certains répondent par une parole contraire. La nuance utile est donc : s’opposer, parler contre, contester. Le verbe peut aussi être lié à l’idée d’un “signe contredit” : quelque chose donné par Dieu devient point de contradiction, et cela révèle les pensées des cœurs. Ainsi, ἀντιλέγω ne décrit pas seulement un débat ; il peut désigner une opposition qui dévoile. Pour comprendre, il faut suivre : qui contredit, quel est l’objet (Jésus, sa parole, son œuvre), et quel est l’effet (division, rejet, jugement). Le mot sert la dynamique narrative : la contradiction n’est pas accidentelle, elle fait partie de la manière dont le royaume se révèle. Le passage utilise ce terme pour montrer que la vérité de Jésus ne laisse pas neutre : elle appelle une réponse, et la contradiction est une forme de refus.
Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, contredire la parole de Dieu est un signe d’endurcissement. Les prophètes sont souvent contredits, et cette contradiction révèle non seulement une opinion différente, mais une résistance à Dieu. Le repère principal est simple : Dieu parle, et l’homme peut soit écouter, soit résister. Ce repère éclaire ἀντιλέγω : parler contre, c’est se placer en opposition à ce que Dieu dit. L’AT montre aussi que cette opposition peut être publique : les chefs contredisent, le peuple murmure, et la contradiction devient un rejet. Si un écho est utile, il reste bref : “ils ont refusé d’écouter”, “ils ont raidi leur cou”. Dans un contexte évangélique, lorsque Jésus est “contredit”, cela s’inscrit dans cette continuité : le Messie n’est pas seulement discuté, il est résisté, et cela met en lumière les cœurs. L’arrière-plan AT aide aussi à entendre que le rejet du prophète est souvent rejet de Dieu. Ainsi, ἀντιλέγω devient un repère de l’univers biblique : l’opposition à la parole révèle une crise d’alliance. Le passage évangélique précisera ensuite la forme : contradiction verbale, opposition aux signes, rejet. Mais l’arrière-plan donne la gravité : contredire la parole, c’est s’endurcir. L’exégèse suit le texte : qui contredit et pourquoi ? Et comment Dieu répond à cette contradiction ?
Pour un lecteur moderne, “contredire” peut sembler normal : on débat, on discute, chacun a son opinion. Le risque est de lire ἀντιλέγω comme une simple liberté de parole, sans voir la charge du récit. La clarification utile est : dans les évangiles, contredire Jésus n’est pas toujours un débat honnête ; c’est souvent une opposition qui vise à repousser la vérité. Exégétiquement, il faut donc regarder le contexte : ceux qui contredisent cherchent-ils à comprendre, ou à neutraliser ? Le récit montre souvent la seconde option : la contradiction fait partie d’une résistance. Cela évite un contresens moderne : relativiser l’enjeu. Le texte présente Jésus comme révélation de Dieu ; le contredire, c’est contester cette révélation. Un autre point important : la contradiction peut être signe de division. Le passage peut montrer que la venue de Jésus fait apparaître des oppositions, et cela révèle les cœurs. On reste descriptif : qui contredit, et quel effet cela produit ? division, rejet, offense, ou décision. Ainsi, ἀντιλέγω ne sert pas à condamner toute question ; il qualifie une opposition réelle et souvent hostile. Le récit utilise ce mot pour montrer que le royaume rencontre de la résistance, et que cette résistance se manifeste d’abord par la parole : on parle contre, on conteste, on rejette. Le texte appelle alors le lecteur à discerner : contradiction ou écoute.
Verbe d’opposition par la parole. Il sert à décrire une contradiction ouverte, souvent révélatrice d’un refus ou d’une résistance.
Dans les passages liés à cette fiche, le verbe désigne une opposition verbale qui dépasse souvent le simple désaccord pour devenir résistance à Jésus ou à l’Évangile.
Ne pas réduire le mot à un simple échange d’opinions. Le terme peut porter une vraie résistance à la révélation ou à l’autorité de Jésus.
Le verbe sert à décrire une parole de résistance ou de refus. Il met souvent en lumière une opposition à la vérité révélée.
écouter ; recevoir ; confesser ; accueillir
contredire ; s’opposer ; parler contre
Une question sincère ou une recherche honnête. Ici, le verbe peut signaler une contradiction chargée de refus.
contredire
Lc 2,34 ; Jn 19,12 ; Rm 10,21
G0483
ἀντιλέγω
an-ti-lé-gô
antilego
Option A : désaccord verbal simple. Option B : opposition révélatrice à une parole ou à une personne envoyée de Dieu. Les contextes liés font souvent préférer l’option B, car le verbe apparaît dans des scènes où la contradiction manifeste une résistance plus profonde à Jésus ou à l’Évangile. Il ne faut donc pas le réduire à un simple débat neutre. Le co-texte montre souvent une contradiction chargée d’hostilité ou d’endurcissement.
- Lc 2,34 : le mot apparaît dans l’annonce que Jésus sera un signe contredit. Le co-texte fait ressortir une opposition qui révèle les pensées de plusieurs cœurs. - Jn 19,8–16 : la contradiction prend une forme politique et hostile autour de la royauté de Jésus. Le verbe s’inscrit dans le refus de recevoir sa vérité. - Rm 10,21 : le terme sert à décrire la résistance d’Israël à l’appel de Dieu. La nuance dominante est celle d’une opposition persistante à une parole tendue vers eux.
Le mot active un registre de parole conflictuelle, de résistance et de confrontation à la vérité. Il appartient à l’univers des oppositions suscitées par Jésus, l’Évangile ou le témoignage apostolique. Le registre est donc relationnel, polémique et révélateur des cœurs.