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corbeille — σπυρίς — spyris

Sens (principal)

Corbeille/panier (grand panier, selon contexte).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

σπυρίς désigne une grande corbeille / un panier, un objet concret du quotidien. Dans certains récits, le mot devient plus qu’un décor : il sert d’unité de mesure pour raconter un événement et pour en fixer la mémoire. La logique narrative est simple : il y a une situation de manque, une action qui pourvoit, puis des restes ramassés en σπυρίδες. Le terme permet alors de compter et d’attester l’abondance : ce qui est resté n’est pas marginal, c’est mesurable. Linguistiquement, σπυρίς rend l’histoire tangible : au lieu d’une impression (“il y avait beaucoup”), le récit note des paniers pleins. Ces détails structurent ensuite un raisonnement : si l’abondance a déjà été donnée, pourquoi douter encore ? Ainsi, le mot peut fonctionner comme support pédagogique : l’objet sert à transformer un signe en souvenir stable. Le sens profond n’est pas d’allégoriser le panier, mais de voir comment le récit utilise un objet ordinaire pour ancrer la foi : une provision réelle, visible, comptée. Comprendre σπυρίς aide donc à lire ces passages avec précision : le miracle n’est pas vague, il laisse des traces. Le panier devient alors un repère concret de la générosité de Dieu et une preuve qui devrait nourrir la confiance.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière‑plan biblique, un panier plein évoque la provision de Dieu et la bénédiction qui dépasse le strict nécessaire. L’Ancien Testament rappelle que Dieu nourrit au désert (manne) et qu’il pourvoit même quand le peuple n’a pas de ressources. Cette mémoire donne un cadre : Dieu peut donner “assez” et même “plus qu’assez”. La sagesse biblique rappelle aussi une sobriété : ramasser les restes, ne pas gaspiller, honorer la nourriture comme don. Ainsi, la σπυρίς peut devenir un signe d’abondance et de responsabilité : ce que Dieu donne doit être reçu avec gratitude et géré avec fidélité. Un autre repère est la mémoire des actes de Dieu : Israël est appelé à se souvenir, à compter les délivrances, à raconter ce que Dieu a fait. Dans ce sens, le panier rempli n’est pas seulement un objet, il devient un témoin. Le sens profond, pour un lecteur occidental, est simple : Dieu pourvoit réellement, et il laisse des repères concrets pour nourrir la foi. Un mot de vie : ne pas oublier l’abondance reçue, et apprendre à vivre dans la gratitude et la confiance, en gardant la mémoire des provisions de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne risque de voir un “panier” comme un détail insignifiant, ou, à l’inverse, de sur‑symboliser immédiatement l’objet. σπυρίς invite à une lecture sobre : c’est un objet concret, mais le récit s’en sert pour rendre la provision mesurable et mémorable. La clarification utile est donc de noter la fonction du détail : compter des paniers de restes, ce n’est pas une obsession de chiffres, c’est une manière de prouver l’abondance et de fixer le souvenir. Un contresens moderne est de spiritualiser le miracle en oubliant le réel : le texte insiste justement sur la matérialité (manger, être rassasié, ramasser). Un autre contresens est de lire l’abondance comme excuse à l’irresponsabilité; au contraire, ramasser les restes montre une gestion fidèle. Pour un prédicateur, σπυρίς enrichit le sens profond parce qu’il permet de parler de mémoire : Dieu a déjà pourvu, et ces “paniers” deviennent des repères concrets contre l’oubli. Le mot aide aussi à prêcher une foi incarnée : Dieu agit dans la vie ordinaire, et il donne des signes qui laissent des traces. Ainsi, le panier n’est pas magique : il est un témoin simple d’une abondance réelle.

Courte description — (aide remplissage)

Corbeille / panier tressé : grande corbeille d’osier (restes; parfois fuite). (Mt 15,37)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc 8, σπυρίς désigne les paniers de restes après la multiplication, signe d’abondance et support d’enseignement.

Pièges lexicaux

Ignorer la distinction des paniers entre les deux multiplications; mais ne pas en faire un ‘code secret’.

Usage biblique (mini)

Après les multiplications, désigne les paniers de restes ramassés.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

panier; corbeille

À ne pas confondre avec…

kophinos (panier) : autre mot; spyris (celui-ci) est spécifique.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

corbeille

Versets clés (liste)

Mc 8,8-20

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4711

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

lié à speirō “tresser” (selon lueur)

Prononciation — (aide remplissage)

spoo-rece’

Translit. — NOYAU

spyris

Vérifiable
Champs sémantiques
Narratif
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Règle : distinguer spyris (souvent grand panier) de kophinos (autre type). Dans Marc 8, la nuance est souvent quantitative (restes). Rester sur la scène de multiplication.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 9,25 — “corbeille” : le co-texte (Saul descendu par la muraille) impose un panier/corbeille utilisé comme moyen de fuite; nuance utilitaire, objet concret au service de la délivrance.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre quotidien/nourriture : panier utilisé pour transporter du pain/restes. Dans Marc, sert à souligner la surabondance après le miracle (restes collectés).