Repères automatiques — Ge 27,16; Ge 27,40; Ge 33,4; Ge 41,42; Ge 45,14; Ge 46,29; Dt 28,48; Jos 10,24; Jg 5,30; Jg 8,21; Jg 8,26; Ne 3,5; Job 15,26; Job 39,19; Job 41,14; Ps 75,6; Ca 1,10; Ca 4,4; Ca 4,9; Ca 7,5
H6677
partie reliant tête corps
Rébecca couvre le cou lisse de Jacob avec des peaux afin que son père le prenne pour Ésaü ; le détail corporel entre dans la tromperie familiale. Plus tard, Ésaü court vers Jacob, se jette à son cou, l’embrasse et pleure : le même lieu du corps devient celui d’une rencontre restaurée. Joseph se jette aussi au cou de Benjamin et de son père après de longues séparations. À la cour d’Égypte, une chaîne placée au cou honore Joseph et rend son élévation visible. Mais un joug posé sur le cou parle de service forcé et de domination ; le briser annonce un relâchement. Les récits de victoire montrent encore le cou des ennemis soumis. Le mot appartient donc à la famille, au pouvoir, au travail et à la guerre. Embrasser, orner, charger ou courber le cou révèle la relation entre les personnes. Le corps porte ainsi publiquement affection, autorité, dignité ou humiliation devant Dieu et devant la communauté.
Le cou relie la tête au corps et porte ce que l’on y place. Cette position explique la diversité des emplois : on l’embrasse dans une rencontre, on y met une chaîne d’honneur, on y impose un joug, ou on le courbe sous une puissance. Le raisonnement part donc de l’anatomie vers la relation visible. Le joug sur le cou représente une domination parce que la charge commande les mouvements ; le briser signifie sortir de cette sujétion. Une chaîne placée au cou manifeste au contraire dignité ou faveur. Lorsque deux frères se jettent au cou l’un de l’autre, la proximité corporelle exprime réconciliation et affection. Dans d’autres scènes, poser le pied sur le cou des ennemis vaincus manifeste leur défaite. Le terme n’a pas une valeur morale unique. Il devient lieu de tendresse, d’ornement, de service ou d’humiliation selon le geste exercé. Pour comprendre chaque emploi, il faut identifier ce qui touche le cou, qui agit et quelle relation ce geste rend publiquement visible.
Le cou désigne en français la partie reliant la tête au tronc. Tsavvar conserve cette base corporelle et reçoit, selon le geste, une portée de proximité, d’honneur, de charge ou de domination. Pour le lecteur actuel, identifier ce qui touche le cou permet de suivre la relation exprimée. Genèse 33,4 montre Ésaü se jetant au cou de Jacob dans une étreinte accompagnée de larmes; Genèse 27,40 place le joug sur le cou dans une parole de service et de rupture de domination. Les emplois documentés comprennent encore des ornements honorifiques, des gestes de victoire et des descriptions poétiques. Le corps constitue donc un point concret où deviennent visibles des relations différentes. La traduction gagne à garder ensemble le lieu anatomique, l’acteur et l’objet ou le geste associé. Une étreinte n’est pas une attaque, et une chaîne peut exprimer l’honneur plutôt que la contrainte. Le cou ne se confond pas avec la gorge ou la nuque; la formule du cou raide ne doit pas être importée dans chaque occurrence.
Le domaine est anatomique, familial, vestimentaire, agricole, politique et militaire. On couvre, embrasse, orne, charge ou courbe le cou. Les objets associés sont peaux, chaîne, collier et joug. Les scènes vont de la tente familiale à la cour royale et au champ de bataille. Parce qu’il unit tête et corps et porte une charge, le cou rend visibles la tendresse, le statut, le travail imposé ou la soumission.
nuque, dans certains contextes corporels
Identifier le geste ou l’objet associé au cou avant toute interprétation. Ne pas transformer toute mention corporelle en symbole de soumission, d’orgueil ou de réconciliation. dans le contexte narratif précis.
Ne pas appliquer partout l’image du cou raide. Une étreinte, une chaîne d’honneur, un joug de domination et un geste de victoire portent des sens différents. selon les scènes bibliques.
À distinguer de la gorge, liée à la voix ou au passage de la nourriture, et de la nuque, qui désigne plus précisément l’arrière du cou.
Le nom vise le cou physique, au singulier ou dans des formulations intensives. Il devient point d’étreinte lors des retrouvailles, support d’un bijou honorifique, lieu où repose un joug et signe de défaite lorsqu’il est soumis. La partie du corps demeure réelle, même lorsque le geste reçoit une portée politique ou relationnelle.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée moderne
Le lecteur moderne pense d’abord au cou comme à une région anatomique ou à un lieu de douleur physique. Ce sens demeure fondamental, mais plusieurs passages utilisent sa position exposée et porteuse pour exprimer une relation. Se jeter au cou n’est pas attaquer : dans les scènes familiales, c’est embrasser avec émotion. Porter un joug sur le cou ne décrit pas toujours un objet observé ; l’image peut résumer une domination politique ou un service pesant. Une chaîne au cou peut signaler l’honneur, alors qu’aujourd’hui elle évoquerait parfois la contrainte. Il faut donc laisser le geste et son contexte décider. L’expression « cou raide », portée par un autre emploi lexical, ne doit pas être importée dans chaque mention du cou. De même, toute charge ne représente pas automatiquement le péché. Le terme offre un point corporel concret où se lisent proximité, rang, dépendance ou défaite. Une clarification moderne distingue ces usages sans effacer leur base physique ni imposer nos associations contemporaines aux bijoux et aux chaînes.
Motif : Correction de l’encodage corrompu et clarification positive des gestes; distinctions anatomiques conservées. Nombre de mots : 167 → 168.