🇬🇷

couper — ἀποκόπτω — apokopto

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Verbe : couper, retrancher, ôter en séparant nettement une partie d’un ensemble.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἀποκόπτω (“couper”, “retrancher”) décrit une action de séparation : on coupe une partie d’un tout, on retranche. La logique du passage contraint la nuance : s’agit-il d’un geste concret (couper un membre, couper un objet) ou d’une image pour parler d’un retranchement moral (se séparer de ce qui fait chuter) ? Le co-texte tranche. Exégétiquement, quand le verbe apparaît dans un enseignement exigeant, il sert à rendre la radicalité visible : il vaut mieux perdre quelque chose que perdre la vie entière. Le verbe n’invite pas à une fascination pour la violence ; il utilise une image forte pour marquer une priorité. La nuance utile est donc : retrancher pour sauver, couper pour empêcher une ruine plus grande (selon contexte). Pour comprendre, il faut suivre l’argument : le passage parle-t-il de scandale, d’obstacle, de péché ? Alors “couper” devient une image de discipline radicale : se séparer de ce qui entraîne au mal. Si le contexte est narratif, le geste peut être littéral. Exégétiquement, il faut rester sobre : l’image est souvent hyperbolique, destinée à frapper l’auditeur et à clarifier la gravité du péché. Le mot met en lumière une logique de conséquence : un petit acte de séparation évite une perte totale. Ainsi, ἀποκόπτω sert à rendre l’enseignement concret : on ne joue pas avec ce qui détruit. Le lecteur doit donc entendre la force du verbe sans la détourner : il s’agit d’appeler à une rupture réelle avec ce qui corrompt, pas de promouvoir une mutilation. L’exégèse suit le co-texte et lit l’image comme un langage de radicalité morale.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, retrancher peut être un langage d’alliance : certaines réalités doivent être “coupées” pour préserver la sainteté du peuple, et le péché peut conduire à être “retranché” de la communauté. Le repère principal est simple : Dieu appelle à une séparation d’avec le mal, parce que le mal détruit. L’AT utilise aussi des images de couper/ôter ce qui est impur. Ce repère éclaire ἀποκόπτω quand il est utilisé dans un enseignement : l’idée est de se séparer de ce qui entraîne vers la désobéissance. L’arrière-plan biblique renforce la gravité : le péché n’est pas un détail ; il met en péril la vie devant Dieu. Si un écho est utile, il reste bref : “ôter le mal du milieu de toi”, et l’appel à la sainteté. Ainsi, le verbe “couper” dans l’évangile peut s’inscrire dans cette logique : une rupture nette pour préserver la vie. L’exégèse reste sobre : on ne transpose pas mécaniquement les sanctions de l’AT, mais on entend le principe : la fidélité demande parfois des séparations radicales. Le langage fort sert à réveiller. Il rappelle que l’alliance implique une discipline, non pour écraser, mais pour protéger. Dans cette perspective, ἀποκόπτω fonctionne comme image d’une séparation salvatrice : couper l’attache dangereuse afin de rester dans la voie de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, entendre “couper” peut choquer et conduire à deux erreurs : soit rejeter le passage comme violent, soit le prendre littéralement de manière dangereuse. La clarification utile est : dans de nombreux contextes évangéliques, ἀποκόπτω est une image hyperbolique, destinée à rendre la gravité du péché et l’urgence du retranchement. Exégétiquement, l’argument est : mieux vaut une perte limitée que la ruine totale. Le texte utilise une image corporelle forte pour parler d’une décision morale : se séparer de ce qui fait chuter. On reste descriptif : le passage vise-t-il le scandale, l’obstacle, le péché ? Si oui, le verbe “couper” sert à appeler à une rupture réelle : renoncer, supprimer, éviter. Cela évite un contresens moderne : croire que Jésus ordonne une mutilation. L’évangile utilise des images fortes pour déplacer le lecteur : il ne s’agit pas d’automutilation, mais d’une radicalité de décision. Le lecteur moderne peut alors lire le mot comme un repère : la foi n’est pas tiède, elle prend des décisions. Mais l’exégèse garde la sobriété : la forme du langage est imagée, et le but est la vie. Ainsi, ἀποκόπτω appelle à discerner ce qui détruit et à s’en séparer, même si cela coûte. Le mot rend ce coût visible, pour que l’auditeur comprenne la priorité.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe de séparation nette et de retranchement. Dans Marc 9, il sert à exprimer la radicalité nécessaire face à ce qui conduit au péché.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc 9, le verbe signifie retrancher radicalement ce qui conduit à la chute, dans une image forte au service de l’appel à la sainteté.

Pièges lexicaux

Ne pas prendre le verbe comme une approbation littérale de l’automutilation. Ne pas affaiblir non plus la radicalité de l’image employée par Jésus.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à parler d’une séparation forte. Dans Marc 9, il souligne la nécessité d’éliminer ce qui conduit à la ruine.

Antonymes / contrastes (FR)

conserver ; laisser intact ; tolérer

Synonymes / proches (FR)

couper ; retrancher ; ôter

À ne pas confondre avec…

Une petite correction superficielle. Ici, le mot exprime une rupture drastique avec ce qui scandalise.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

couper

Versets clés (liste)

Mc 9,43 ; Mc 9,45

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0609

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

ἀποκόπτω

Prononciation — (aide remplissage)

a-po-kop-tô

Translit. — NOYAU

apokopto

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
SaintetéJugement
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : couper littéralement une partie du corps. Option B : image hyperbolique de rupture radicale avec ce qui fait chuter. En Marc 9,42–50, le co-texte fait préférer l’option B, car le verbe est inséré dans l’avertissement sur le scandale, la géhenne et la nécessité de ne pas être conduit à la ruine. Le mot garde une force concrète, mais il sert une image de retranchement décisif. Il doit donc être lu comme langage de radicalité morale.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 9,42–50 : le verbe est utilisé dans un langage hyperbolique pour montrer la gravité du scandale et la nécessité d’une rupture réelle. Le co-texte de géhenne et de vie fait ressortir la priorité absolue de la sainteté. - La nuance dominante est donc celle d’un retranchement coûteux mais salutaire, non d’un simple geste matériel ou disciplinaire mineur.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre de rupture, d’amputation et de séparation nette. Dans le discours de Jésus, ce registre concret sert à rendre visible le sérieux de la sainteté et le refus de ce qui fait tomber. L’univers du terme est donc moral et imagé, tout en gardant une dureté volontaire.