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couper en deux — διχοτομέω — dichotomeō

Sens (principal)

Marquer une rupture nette entre deux réalités ou deux étapes du récit, soulignant le contraste et la transition.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, διχοτομέω (“couper en deux”) est un verbe fort qui décrit une division nette. La logique du passage contraint la nuance : il apparaît surtout dans un langage d’avertissement, où l’image sert à exprimer une sanction ou une séparation radicale. Exégétiquement, le verbe n’est pas là pour décrire une scène technique, mais pour rendre une idée claire : il existe un jugement qui tranche, et la rupture est irréversible. La nuance utile est donc : diviser brutalement, retrancher, marquer une séparation définitive (selon l’image). Dans un discours de vigilance, cette image sert à réveiller : on ne peut pas vivre dans une fausse sécurité. Le verbe renforce la gravité : l’infidélité n’aboutit pas à une simple réprimande, mais à une exclusion et à une rupture. Pour comprendre, il faut suivre le contexte : qui est visé (serviteur infidèle), quelle responsabilité (gérer, veiller), et quelle conséquence (jugement). Ainsi, διχοτομέω fonctionne comme un marqueur de sérieux : le royaume n’est pas un jeu. Exégétiquement, il faut éviter de s’arrêter au détail imagé (comment couper) ; l’image est hyperbolique et judiciaire. Le texte veut communiquer la certitude d’un jugement et la radicalité d’une séparation. Le lecteur doit donc lire le verbe comme une intensification : le discours de Jésus vise à produire une vigilance. La force de ce mot sert à défaire l’indifférence. Il rappelle que la fidélité se prouve dans l’attente, et que l’attente a une issue. Ainsi, διχοτομέω est au service d’une éthique de responsabilité : veiller, être fidèle, car la séparation finale est réelle.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, couper et retrancher peuvent être des images de jugement : être “retranché” signifie exclusion de la communauté, et la division peut marquer une rupture d’alliance. Le repère principal est simple : l’alliance comporte des bénédictions et des sanctions, et Dieu juge la perfidie. Ce repère éclaire un verbe aussi fort que διχοτομέω : même si l’image grecque est vive, l’idée rejoint une logique biblique : le jugement de Dieu sépare le fidèle de l’infidèle. L’AT connaît aussi le langage de la “séparation” : Dieu met à part son peuple, et il retranche le mal. Si un écho est utile, il reste bref : retrancher l’injustice et la nécessité de veiller. Ainsi, dans un discours évangélique de vigilance, l’image de “couper en deux” amplifie une réalité déjà présente dans l’AT : le jugement n’est pas une correction légère, il est une séparation. L’exégèse reste sobre : on ne transpose pas la violence littérale, on entend l’analogie : rupture définitive. L’arrière-plan AT aide aussi à comprendre la raison : infidélité, injustice, abus de responsabilité. Les prophètes dénoncent des chefs infidèles et annoncent un jugement. Jésus se situe dans cette continuité : il avertit. διχοτομέω devient alors un repère d’univers biblique : un jugement qui tranche, en réponse à une infidélité persistante. Et l’objectif de l’avertissement est la repentance : que l’auditeur devienne fidèle avant la séparation.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “couper en deux” peut sembler choquant et détourner l’attention vers la violence. Le risque est de rejeter l’enseignement ou de s’enfermer dans la littéralité. La clarification utile est : dans les évangiles, διχοτομέω est une image de jugement et de séparation radicale, utilisée dans un discours d’avertissement. Exégétiquement, le point n’est pas la méthode, mais la certitude et la gravité : une infidélité durable conduit à une rupture. On reste descriptif : le passage vise la vigilance et la responsabilité (serviteur, attente, gestion). L’image forte sert à réveiller, comme un langage prophétique. Cela évite un contresens moderne : croire que Jésus encourage la violence. Il utilise une hyperbole judiciaire pour marquer l’urgence. Le lecteur moderne peut ainsi replacer le mot dans la logique du discours : il y a une échéance, et la fidélité compte. L’image signifie : on ne peut pas être “à moitié fidèle” ; le jugement tranche. Le verbe aide à comprendre que le royaume a une dimension morale sérieuse. Il ne s’agit pas d’une spiritualité sans conséquence. Ainsi, διχοτομέω devient un mot qui pousse à se demander : suis-je fidèle dans l’attente ? Il ne demande pas de fantasmer la sanction, mais de recevoir l’avertissement. Exégétiquement, la bonne lecture est de laisser l’image produire son effet : sérieux, urgence, appel au retour. La violence du langage est au service de la clarté morale.

Courte description — (aide remplissage)

Ici, le mot exprime une rupture nette entre deux réalités ou deux étapes du récit, soulignant le contraste et la transition de façon claire et vivante.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

couper en deux

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5180

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

dichotomeō

Vérifiable