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courir tout autour — περιτρέχω — peritrechō

Sens (principal)

Courir partout / autour; accourir en masse.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe περιτρέχω signifie courir autour, courir partout, parcourir une zone en courant. Dans Marc 6,55, il décrit une mobilisation rapide : les gens reconnaissent Jésus, puis ils “courent par toute la région” pour amener des malades sur des brancards, au lieu où ils apprennent qu’il se trouve. Logiquement, le verbe intensifie la scène. Ce n’est pas simplement “aller”; c’est courir, avec urgence. Ainsi, περιτρέχω met en relief trois choses : la rapidité de la nouvelle (la présence de Jésus est repérée), l’urgence du besoin (malades à amener), et l’espérance collective (on croit que Jésus peut aider). Dans la structure narrative de Marc, ce verbe participe à un motif : la pression des foules. Jésus se déplace, et la foule se réorganise immédiatement pour le rejoindre. La pensée grecque consiste à remarquer la dynamique “reconnaître → courir → amener”. Le verbe rend visible la circulation de l’information et la réaction en chaîne. Le garde-fou est de ne pas moraliser ce mouvement comme s’il était automatiquement une foi mature. Marc montre souvent une foule pressée qui cherche des miracles, parfois sans comprendre. Mais il montre aussi une compassion réelle : les malades sont portés. περιτρέχω n’enseigne pas un concept abstrait; il donne une texture à la scène : agitation, urgence, espérance. Ce mot souligne aussi l’ampleur : ils courent “dans toute la contrée”. Cela montre que l’événement dépasse un village : c’est un phénomène régional. Narrativement, cela prépare la suite : Jésus guérit “tous ceux qui le touchaient” (dans le passage), ce qui accentue la puissance du ministère mais aussi l’impossibilité d’un rythme humain. Le verbe peut donc faire sentir au lecteur la nécessité, dans Marc, des moments de retrait et de repos. La foule court, mais Jésus ne se laisse pas posséder. Lire περιτρέχω avec précision aide donc à suivre l’effet : la mission de Jésus déclenche un mouvement massif. Il y a une urgence de souffrance. Et il y a une réputation qui se répand. Le grec met cela en scène avec un verbe de course. Ainsi, ce mot devient un indicateur de climat : le ministère se déroule dans un monde en manque, en mouvement, parfois désordonné. Et pourtant, Jésus répond. Le lecteur est invité à voir l’humanité des gens : ils courent parce qu’ils espèrent. Mais il est aussi invité à discerner : courir vers Jésus est un commencement, pas une fin. La vraie suite est d’écouter, de croire, et de suivre.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique connaît des récits où le peuple accourt vers un homme de Dieu pour chercher secours : Élie, Élisée, ou un prophète. Cette dynamique exprime une attente : Dieu peut agir, Dieu peut guérir, Dieu peut parler. Dans Marc 6, la foule qui court partout montre une soif semblable : une région entière est en mouvement, poussée par la maladie et par l’espérance. Un mot de vie auprès de Dieu, ici, est de reconnaître cette humanité : la souffrance fait courir. Elle met en mouvement, parfois de façon désordonnée. La pensée hébraïque rappelle aussi que Dieu voit les foules comme des brebis sans berger. L’empressement du peuple révèle un manque de direction et un besoin de compassion. Jésus, dans l’Évangile, répond comme le berger : il enseigne, il guérit, il nourrit. Ainsi, περιτρέχω, même comme verbe de course, s’inscrit dans une dynamique d’alliance : Dieu vient visiter son peuple. Pour un lecteur occidental moderne, ce repère est éclairant : nous avons aussi des courses. Nous courons vers des solutions, des soins, des experts. Le texte montre une course vers Jésus. Cela n’est pas une idolâtrie, c’est une recherche de secours. Mais la pensée biblique invite aussi à une course orientée : courir vers Dieu, non seulement pour recevoir, mais pour entendre et pour obéir. Les foules veulent la guérison; Jésus veut aussi conduire à la foi. Un mot de vie auprès de Dieu est donc : ne te contente pas de courir vers Dieu en urgence, apprends aussi à marcher avec Dieu. La course montre le besoin; la marche montre l’alliance. L’arrière-plan hébraïque parle du “chemin” : marcher dans les voies de Dieu. La foule court parce qu’elle souffre; le disciple marche parce qu’il suit. Ainsi, ce verbe peut devenir un miroir : quand je cours, est-ce que je cours seulement pour des solutions, ou est-ce que je cours pour rencontrer le Seigneur ? Le texte nous rappelle que Dieu accueille la course des besoins, mais qu’il appelle ensuite à une relation plus profonde. Dieu ne méprise pas l’urgence; il la rencontre. Mais il veut aussi donner une direction. Dans l’alliance, l’homme apprend à ne pas vivre seulement dans la précipitation, mais dans la confiance. Ainsi, περιτρέχω nous donne un mot de vie : apporter nos malades, nos besoins, nos urgences à Jésus, et recevoir aussi sa parole, son enseignement, sa conduite. La compassion de Dieu rejoint nos courses, mais elle nous invite à une fidélité plus stable.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le contresens moderne serait d’idéaliser la foule qui “court” comme si toute course vers Jésus était déjà une foi profonde. Marc est plus nuancé : la foule court souvent pour des miracles, parfois sans compréhension. Mais le texte montre aussi une vérité : l’urgence peut mener à Jésus. περιτρέχω décrit un mouvement rapide, une agitation collective : les gens s’organisent, transportent des malades, cherchent Jésus. Pour aujourd’hui, cela ressemble à nos comportements en crise : quand il y a souffrance, on se mobilise. Le verbe aide à rendre le passage vivant : ce n’est pas une scène calme, c’est une région en ébullition. La clarification moderne est donc de voir deux dimensions. D’un côté, il y a une compassion humaine : porter les malades, aider les proches. De l’autre, il y a un risque de vivre dans l’agitation sans profondeur : courir sans écouter. Pour notre époque, qui court constamment (emploi du temps, stress, urgences), ce verbe est un miroir : la course peut devenir un mode de vie, et la foi peut être réduite à une recherche de solution rapide. Le texte invite à un discernement : courir vers Jésus peut être un début, mais Jésus veut aussi former des disciples. Il ne veut pas seulement être une ressource; il veut être Seigneur. Ainsi, περιτρέχω peut nous aider pastoralement : accueillir les personnes qui viennent en urgence, sans les juger, mais les conduire ensuite vers une foi plus stable : écouter, prier, suivre. Le passage peut aussi encourager : Jésus ne rejette pas la foule agitée. Il répond. Cela montre la bonté de Dieu envers nos urgences. Mais il peut aussi avertir : si je ne fais que courir, je m’épuise. Jésus, lui, sait se retirer pour prier. La maturité consiste à passer de la course à la marche : apprendre à vivre une relation avec Dieu qui ne dépend pas seulement des crises. Finalement, ce verbe nous enseigne une foi réaliste : Dieu rencontre notre urgence, mais il nous appelle à une vie qui respire. Courir peut être nécessaire, mais marcher avec Jésus est plus profond. περιτρέχω devient ainsi un mot d’accompagnement : accueillir l’urgence, puis apprendre le repos et l’écoute.

Courte description — (aide remplissage)

Dans Marc 6, 55, le verbe περιτρέχω décrit la foule qui court partout à travers la région pour rejoindre Jésus et amener les malades, soulignant l’urgence et l’espérance du peuple.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc 6, περιτρέχω décrit les gens qui courent partout/à travers la région pour rejoindre Jésus et lui amener les malades.

Pièges lexicaux

Atténuer en simple “aller” : l’idée est l’empressement et l’agitation des foules.

Usage biblique (mini)

Décrit l’empressement des foules qui accourent vers Jésus pour amener des malades.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

accourir; courir partout; se précipiter

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

courir

Versets clés (liste)

Mc 6,55

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4066

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

peritrechō

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer le mouvement des foules : dans Marc 6,55, ils “couraient par toute la région”. Règle : garder l’idée de vitesse + diffusion.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mc 6,55 : mouvement massif et rapide, “de tous côtés”.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre foule/urgence : déplacement rapide des gens pour atteindre Jésus. Dans Marc, souligne la renommée de Jésus et la soif de guérison.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune