🇮🇱

craignent — יָרֵא — yare

Langue — NOYAU
Hébreu
Versets clés (liste)

Repères automatiques — Ge 22,12; Ge 32,12; Ex 18,21; Dt 7,19; Dt 20,8; Dt 25,18; Jg 7,3; Jg 7,10; 1R 18,3; Job 1,1; Job 1,8; Job 2,3; Ps 15,4; Ps 22,24; Ps 22,26; Ps 25,12; Ps 25,14; Ps 31,20; Ps 33,18; Ps 34,8

Strong (H####/G####) — NOYAU

H3373

Sens (principal)

Reconnaître autorité et danger

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Abraham se tient sur la montagne, le couteau à la main, lorsque l’ange l’arrête et déclare que sa crainte de Dieu a été manifestée. Plus tard, Moïse demande des hommes capables, fidèles, haïssant le gain injuste et craignant Dieu pour juger le peuple. Cette crainte protège la justice parce que le responsable sait qu’il répond devant une autorité plus haute que les présents ou les pressions. Israël peut aussi craindre des armées, un roi ou la mort; les récits ne nient pas cette réaction humaine. Mais les commandements appellent le peuple à craindre l’Éternel, à l’aimer et à marcher dans ses voies. La crainte devient alors relation d’alliance: respect de sa sainteté, écoute de sa parole et refus du mal. Elle ne supprime pas confiance et amour. Devant Dieu, le peuple tremble parfois, mais il apprend surtout à vivre sous son regard avec sérieux, humilité et fidélité. Cette crainte donne ainsi un poids concret aux décisions cachées comme publiques.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Craindre naît de la perception d’une puissance, d’un danger ou d’une autorité. Cette perception peut provoquer fuite, prudence, obéissance ou révérence. Il faut donc distinguer la peur qui paralyse de la crainte de Dieu qui reconnaît sa sainteté et règle la conduite. Chez Abraham, craindre Dieu devient visible dans son refus de retenir son fils lorsque Dieu commande et arrête l’épreuve. Pour les responsables choisis par Moïse, la crainte de Dieu accompagne fidélité et rejet du gain malhonnête. Elle n’est ni émotion passagère ni terreur irrationnelle, mais orientation durable devant un juge supérieur. Pourtant, le même verbe peut décrire la peur d’un ennemi ou d’une situation menaçante. L’objet de la crainte détermine donc sa valeur. Une peur réelle peut être raisonnable sans devenir vertu spirituelle. Le terme relie connaissance, émotion et action: quelqu’un reconnaît ce qui le dépasse, puis sa conduite montre s’il se cache, respecte, obéit ou demeure fidèle.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le vocabulaire de yare permet de reconnaître une attitude devant une puissance, un danger ou une autorité. Une personne peut être saisie de peur ou se tenir dans une révérence durable ; l’objet de cette attitude et ses effets précisent la nuance. Envers Dieu, la crainte se traduit notamment par une conduite attentive à son autorité. Exode 18,21 associe les personnes craignant Dieu à la fidélité et au refus du gain malhonnête ; Genèse 22,12 reconnaît cette attitude chez Abraham dans une épreuve déterminée. Pour le lecteur actuel, il est donc utile de relier perception, relation et réponse concrète. La peur devant un danger et la crainte de Dieu partagent un vocabulaire sans devenir identiques. Cette dernière engage le sérieux des décisions plutôt qu’une simple émotion à supprimer. Elle garde aussi une gravité que l’admiration vague ne restitue pas. Le contexte ne justifie cependant ni intimidation ni abus spirituel : reconnaître l’autorité divine ne dispense jamais d’examiner les paroles humaines. La conduite décrite demeure le repère pour comprendre l’attitude.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le domaine est émotionnel, moral, judiciaire et cultuel. Corps et voix peuvent trembler devant une menace, tandis qu’un juge refuse le pot-de-vin sous le regard de Dieu. Commandements, serments et décisions rendent la crainte visible. Dans l’assemblée, elle soutient écoute et respect sans abolir confiance, amour ni responsabilité personnelle. Menace, jugement et adoration produisent des réponses corporelles différentes. Le cadre de l’alliance donne à cette attitude sa stabilité.

Notes prédicateur (optionnel)

Synonymes / proches (FR)

redouter; respecter; révérer

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Ne pas utiliser la crainte pour légitimer intimidation ou abus spirituel. Le texte relie la crainte de Dieu à justice, fidélité, haine du mal et écoute. Elle ne supprime jamais la responsabilité de vérifier les paroles humaines.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire la crainte de Dieu à panique ou admiration vague. Le même verbe peut décrire une peur humaine; l’objet et les effets distinguent les emplois. La conduite qui suit permet souvent d’en reconnaître la nature.

À ne pas confondre avec…

À distinguer de l’angoisse durable, de la simple surprise et de l’obéissance extérieure. La crainte reconnaît une puissance et produit une réponse située.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Le verbe peut exprimer peur, effroi, prudence, respect ou révérence. Avec Dieu pour objet, il décrit souvent une attitude d’alliance visible dans l’obéissance et la justice. Avec un danger humain, il peut signaler une réaction protectrice. Le contexte distingue émotion momentanée et orientation durable. Les formes adjectivales peuvent aussi qualifier une réalité redoutable.

Champs sémantiques

Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026

Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.

Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.

Version avant reprise — Pensée moderne

Le mot « craindre » évoque souvent une émotion négative qu’il faudrait éliminer. Cette compréhension convient à certaines peurs, mais elle réduit la crainte de Dieu à de l’anxiété religieuse. Dans les passages bibliques, celle-ci peut inclure tremblement et conscience du jugement, tout en désignant surtout une reconnaissance respectueuse qui oriente les choix. Elle n’est pas la terreur d’un pouvoir capricieux ni une technique de contrôle exercée par des chefs. Les responsables qui craignent Dieu refusent précisément le gain malhonnête parce qu’ils se savent jugés. Il faut aussi éviter l’erreur inverse qui remplace toute crainte par une admiration douce et sans gravité. La sainteté, l’autorité et les conséquences du mal demeurent réelles. Une lecture moderne équilibrée demandera qui est craint et quel comportement suit. La peur d’un ennemi, le respect d’un parent et la crainte de Dieu partagent un vocabulaire, mais leur relation et leur valeur ne sont pas identiques. Elle place finalement la conscience devant un jugement plus haut.

Motif : Recentrage positif sur la réalité et les fonctions du mot ; clarification actuelle, avec limites brèves en fin de pensée. Nombre de mots : 160 → 169.

Sens (principal)

Reconnaître autorité et danger

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Craindre naît de la perception d’une puissance, d’un danger ou d’une autorité. Cette perception peut provoquer fuite, prudence, obéissance ou révérence. Il faut donc distinguer la peur qui paralyse de la crainte de Dieu qui reconnaît sa sainteté et règle la conduite. Chez Abraham, craindre Dieu devient visible dans son refus de retenir son fils lorsque Dieu commande et arrête l’épreuve. Pour les responsables choisis par Moïse, la crainte de Dieu accompagne fidélité et rejet du gain malhonnête. Elle n’est ni émotion passagère ni terreur irrationnelle, mais orientation durable devant un juge supérieur. Pourtant, le même verbe peut décrire la peur d’un ennemi ou d’une situation menaçante. L’objet de la crainte détermine donc sa valeur. Une peur réelle peut être raisonnable sans devenir vertu spirituelle. Le terme relie connaissance, émotion et action: quelqu’un reconnaît ce qui le dépasse, puis sa conduite montre s’il se cache, respecte, obéit ou demeure fidèle.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Abraham se tient sur la montagne, le couteau à la main, lorsque l’ange l’arrête et déclare que sa crainte de Dieu a été manifestée. Plus tard, Moïse demande des hommes capables, fidèles, haïssant le gain injuste et craignant Dieu pour juger le peuple. Cette crainte protège la justice parce que le responsable sait qu’il répond devant une autorité plus haute que les présents ou les pressions. Israël peut aussi craindre des armées, un roi ou la mort; les récits ne nient pas cette réaction humaine. Mais les commandements appellent le peuple à craindre l’Éternel, à l’aimer et à marcher dans ses voies. La crainte devient alors relation d’alliance: respect de sa sainteté, écoute de sa parole et refus du mal. Elle ne supprime pas confiance et amour. Devant Dieu, le peuple tremble parfois, mais il apprend surtout à vivre sous son regard avec sérieux, humilité et fidélité. Cette crainte donne ainsi un poids concret aux décisions cachées comme publiques.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le vocabulaire de yare permet de reconnaître une attitude devant une puissance, un danger ou une autorité. Une personne peut être saisie de peur ou se tenir dans une révérence durable ; l’objet de cette attitude et ses effets précisent la nuance. Envers Dieu, la crainte se traduit notamment par une conduite attentive à son autorité. Exode 18,21 associe les personnes craignant Dieu à la fidélité et au refus du gain malhonnête ; Genèse 22,12 reconnaît cette attitude chez Abraham dans une épreuve déterminée. Pour le lecteur actuel, il est donc utile de relier perception, relation et réponse concrète. La peur devant un danger et la crainte de Dieu partagent un vocabulaire sans devenir identiques. Cette dernière engage le sérieux des décisions plutôt qu’une simple émotion à supprimer. Elle garde aussi une gravité que l’admiration vague ne restitue pas. Le contexte ne justifie cependant ni intimidation ni abus spirituel : reconnaître l’autorité divine ne dispense jamais d’examiner les paroles humaines. La conduite décrite demeure le repère pour comprendre l’attitude.

Courte description — (aide remplissage)

Éprouver peur ou révérence devant une puissance; envers Dieu, reconnaître son autorité d’une manière qui oriente la conduite.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Ne pas réduire la crainte de Dieu à panique ou admiration vague. Le même verbe peut décrire une peur humaine; l’objet et les effets distinguent les emplois. La conduite qui suit permet souvent d’en reconnaître la nature.

Usage biblique (mini)

Abraham manifeste qu’il craint Dieu; les juges doivent craindre Dieu et refuser le gain injuste. Ailleurs, personnes et peuples craignent ennemis ou dangers. Les sages la présentent encore comme commencement de connaissance et de sagesse.

Antonymes / contrastes (FR)

mépriser; braver; se croire sans danger

Synonymes / proches (FR)

redouter; respecter; révérer

À ne pas confondre avec…

À distinguer de l’angoisse durable, de la simple surprise et de l’obéissance extérieure. La crainte reconnaît une puissance et produit une réponse située.

Testament
Ancien Testament
Catégorie (pédago)
Vie avec Dieu
Nature
Adjectif
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

yare

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Ne pas utiliser la crainte pour légitimer intimidation ou abus spirituel. Le texte relie la crainte de Dieu à justice, fidélité, haine du mal et écoute. Elle ne supprime jamais la responsabilité de vérifier les paroles humaines.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Le verbe peut exprimer peur, effroi, prudence, respect ou révérence. Avec Dieu pour objet, il décrit souvent une attitude d’alliance visible dans l’obéissance et la justice. Avec un danger humain, il peut signaler une réaction protectrice. Le contexte distingue émotion momentanée et orientation durable. Les formes adjectivales peuvent aussi qualifier une réalité redoutable.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le domaine est émotionnel, moral, judiciaire et cultuel. Corps et voix peuvent trembler devant une menace, tandis qu’un juge refuse le pot-de-vin sous le regard de Dieu. Commandements, serments et décisions rendent la crainte visible. Dans l’assemblée, elle soutient écoute et respect sans abolir confiance, amour ni responsabilité personnelle. Menace, jugement et adoration produisent des réponses corporelles différentes. Le cadre de l’alliance donne à cette attitude sa stabilité.

Afficher dans menu public
Chapitre principal — menu
Psaumes 103
Chapitres liés — menu
Psaumes 103Jonas 1Juges 7Job 1Psaumes 22Psaumes 25Psaumes 34Psaumes 115Psaumes 119Psaumes 128Proverbes 14Genèse 22Genèse 32Exode 18Deutéronome 7Deutéronome 20Deutéronome 251 Rois 18Job 2Psaumes 15Psaumes 31Psaumes 33Psaumes 60Psaumes 61Psaumes 66Psaumes 85Psaumes 111Psaumes 118Psaumes 135Psaumes 145Psaumes 147Proverbes 13Proverbes 31Ecclésiaste 7Ecclésiaste 8Ésaïe 29Ésaïe 50Jérémie 26Jérémie 42Daniel 1Malachie 3
Livre principal — menu
Psaumes
Livres liés — menu
PsaumesProverbesDeutéronomeJobJonasGenèseJugesEcclésiasteÉsaïeJérémieExode1 RoisDanielMalachie
Niveau d’accès
Interne / préparation