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craindre — יָרֵא — yare’

Sens (principal)

Craindre, avoir peur, respecter avec crainte selon le contexte. Dans 2 Samuel 9, “ne crains point” rassure Mephibosheth devant le roi.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans une lecture logique, יָרֵא est un verbe qui exige un objet ou une cause. On ne comprend pas la crainte en général; on comprend la crainte de quelqu’un ou de quelque chose. La structure du passage doit donc être observée : qui craint ? devant qui ? pourquoi ? quelle parole répond à cette crainte ? Le mot peut introduire une tension narrative. Une personne menacée craint; une autorité rassure; un commandement appelle à ne pas craindre; une révélation de Dieu produit une crainte juste. Le verbe peut aussi créer un contraste entre deux craintes : craindre les hommes ou craindre Dieu, craindre le jugement ou recevoir une parole de paix. Logiquement, la crainte mesure la perception d’une puissance. Si l’objet est un danger, la nuance est peur. Si l’objet est Dieu dans un contexte d’alliance ou d’adoration, la nuance peut être révérence. Si l’objet est un roi ou une autorité humaine, la crainte peut mêler respect et inquiétude. Une analyse structurée évite les traductions automatiques. Elle observe les marqueurs : “ne crains pas”, “crainte de l’Éternel”, menace, jugement, promesse, présence d’un supérieur. יָרֵא ne signifie donc pas toujours la même chose; il organise une relation entre vulnérabilité humaine et puissance perçue. Le mot devient clair quand cette relation est identifiée.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

יָרֵא est un mot large qui touche à la manière dont l’être humain se tient devant ce qui le dépasse. Il peut parler d’une peur réelle devant un danger, un ennemi, un roi ou une situation menaçante. Il peut aussi parler de la crainte de Dieu, qui n’est pas une simple panique, mais une reconnaissance sérieuse de sa sainteté, de son autorité et de sa grandeur. Dans l’Ancien Testament, la crainte n’est donc pas toujours négative. Certaines craintes paralysent ou révèlent l’insécurité; d’autres conduisent à écouter Dieu et à prendre sa parole au sérieux. La pensée hébraïque ne sépare pas facilement émotion, posture et conduite. Craindre peut produire fuite, silence, obéissance, respect ou demande de secours. Le co-texte est indispensable. Une parole comme “ne crains pas” suppose souvent une situation où la peur serait compréhensible, mais elle annonce une sécurité donnée par l’autorité qui parle. Pour un lecteur moderne, “crainte” est souvent perçu comme contraire à l’amour ou à la confiance. La Bible est plus nuancée. La peur servile peut être chassée, tandis que la crainte de Dieu peut être juste et sage. יָרֵא doit donc être expliqué selon son objet : danger, humain puissant ou Dieu vivant.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot “craindre” est souvent difficile aujourd’hui. Dans le langage courant, il évoque surtout la peur négative, l’anxiété ou la menace. Certains lecteurs modernes veulent donc remplacer presque partout “craindre Dieu” par “respecter Dieu”. Cette correction peut aider dans certains contextes, mais elle peut aussi affaiblir le mot. יָרֵא couvre une gamme plus large : peur, respect profond, révérence, sérieux devant une autorité. La bonne lecture ne choisit pas une nuance par préférence moderne; elle la choisit par le contexte. Si le passage présente un danger, une faiblesse ou une menace, “avoir peur” peut être le sens juste. Si le passage parle de Dieu, de sagesse ou d’adoration, “crainte révérencieuse” peut être plus précis. Si une parole dit “ne crains pas”, elle ne nie pas forcément l’existence du danger; elle répond à la peur par une assurance plus forte. Pour un lecteur occidental, il faut aussi distinguer crainte et terreur servile. La Bible peut condamner certaines peurs et en encourager une autre : prendre Dieu au sérieux. יָרֵא invite donc à lire les émotions dans leur relation à l’objet. De quoi ai-je peur ? qui est reconnu comme autorité ? quelle parole transforme cette crainte ? Le mot ne doit être ni durci en panique, ni adouci en simple politesse.

Courte description — (aide remplissage)

La parole du roi renverse la peur attendue en annonce de bonté et de restauration.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Le mot décrit une réaction devant une personne, une situation ou Dieu. Il faut regarder si la crainte est liée à un danger, à une autorité ou à une révérence juste.

Pièges lexicaux

Ne pas expliquer toutes les occurrences par “respect” pour adoucir le mot. Parfois il s’agit vraiment de peur. Ne pas expliquer toutes les occurrences par terreur non plus.

Usage biblique (mini)

יָרֵא signifie craindre, avoir peur ou respecter avec crainte. Devant un danger, il exprime la peur. Devant Dieu, il peut désigner la crainte révérencieuse, faite de respect, sérieux et reconnaissance de son autorité. Le contexte décide la nuance.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

craindre; avoir peur; redouter; respecter; révérer; prendre au sérieux

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre la peur paniquée et la crainte de Dieu. La crainte peut être mauvaise, servile ou juste selon l’objet et le contexte.

Testament
Ancien Testament
Langue — NOYAU
Hébreu
Catégorie (pédago)
Nature
Verbe
Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

H3372

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

yare’

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Il faut identifier l’objet de la crainte. Option A : peur devant un danger; option B : respect devant une autorité; option C : révérence envers Dieu. Les indices sont les paroles voisines, comme “ne crains pas”, la présence d’une menace, ou le cadre d’adoration. Le mot ne doit pas être adouci ou durci sans ces indices.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active le registre affectif et relationnel : réaction devant danger, autorité ou sainteté. Dans un contexte cultuel, il peut parler de révérence devant Dieu. Dans un contexte narratif, il peut signaler vulnérabilité, menace ou besoin d’être rassuré.

Description publique courte

Verbe qui peut désigner la peur, la crainte respectueuse ou la révérence, selon l’objet et la situation.

Niveau d’accès
Gratuit
Portion biblique
04. Royaume uni (Saül → David)
Titre public

craindre