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crainte — מוֹרָא — mora

Langue — NOYAU
Hébreu
Versets clés (liste)

Repères automatiques — Ge 9,2; Dt 4,34; Dt 11,25; Dt 26,8; Dt 34,12; Ps 9,21; Ps 76,12; Es 8,12; Es 8,13; Jr 32,21; Mal 1,6; Mal 2,5

Strong (H####/G####) — NOYAU

H4172

Sens (principal)

crainte intense devant puissance

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Mora rend sensible une puissance qui inspire une crainte intense et change les rapports entre ceux qui se rencontrent. Les mouvements, la résistance et la manière de se tenir devant une autorité peuvent en porter la marque. Le mot rejoint donc des expériences concrètes, animales ou collectives, plutôt qu’une inquiétude seulement privée. La crainte des animaux devant l’être humain en Genèse 9,2 éclaire une relation; les paroles du Deutéronome sur les actes grands et terribles de Dieu mettent en avant une action dont la puissance est perçue. Ces usages donnent une portée publique et relationnelle au terme. La peur peut retenir, soumettre ou faire reculer, selon la scène. Lorsque des actes sont qualifiés de terribles, leur caractère redoutable est au premier plan. Le texte précise alors qui agit, qui éprouve la crainte et avec quelles conséquences. Effroi et révérence ne sont pas automatiquement identiques. Reconnaître cette force du mot n’autorise pas à justifier toute terreur humaine : sa valeur dépend de l’agent et du contexte.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Un regard grec examine mora, « crainte » ou « terreur », comme l’effet produit par une puissance perçue sur ceux qui lui font face. La cause, le sujet qui éprouve la peur et le comportement qui suit doivent être distingués. Après le déluge, la crainte de l’être humain est placée sur les animaux, modifiant leur relation. Dans le Deutéronome, Dieu répand la terreur d’Israël sur les peuples, de sorte qu’aucun ne résiste. Le mot peut aussi qualifier des actes terribles de Dieu, dont la grandeur suscite effroi et reconnaissance. Mora ne désigne donc pas seulement une inquiétude intérieure ou une révérence calme. Il peut exprimer une peur qui arrête, soumet ou fait reculer. Pourtant, le terme ne dit pas que toute terreur est moralement bonne. Il faut identifier qui l’inspire et dans quel dessein. La logique va de la manifestation de puissance à la perception, puis à l’effet sur la conduite. Le contexte décide si l’accent porte sur effroi, respect ou jugement.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Crainte, effroi, terreur et caractère redoutable offrent plusieurs formulations françaises pour mora. Chacune aide à rendre l’intensité ou l’aspect mis en avant par la phrase. Le point important est la relation entre une puissance perçue et ceux qu’elle impressionne : la peur peut modifier leur conduite, les retenir ou les faire reculer. Cette dimension permet de comprendre les usages collectifs autant que la réaction des animaux. Le mot peut aussi porter l’attention sur ce qui inspire la crainte, lorsque des actes sont dits terribles. Une traduction claire identifie donc la source de l’effroi, ceux qui le ressentent et l’effet raconté. Le français courant distingue utilement une inquiétude modérée d’une peur intense; ici, la force relationnelle du terme mérite d’être conservée. Elle ne se réduit pas à l’anxiété individuelle et ne correspond pas toujours à une révérence fidèle. La terreur organisée par des humains ne reçoit aucune approbation du seul mot. L’agent, l’intention et la situation restent nécessaires pour apprécier ce que la crainte exprime.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le nom appartient à la peur, aux relations de domination, à la guerre et aux manifestations puissantes. Il touche aux animaux, aux nations et au jugement divin. Son registre est plus intense qu’une simple inquiétude. Les passages montrent une crainte qui modifie les comportements, fait reculer ou reconnaît une puissance supérieure. Le terme décrit une relation asymétrique rendue visible par ses conséquences.

Notes prédicateur (optionnel)

Synonymes / proches (FR)

crainte ; terreur ; effroi ; caractère redoutable

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Identifier qui inspire la crainte, qui la ressent et son effet. Ne pas légitimer une terreur humaine par simple rapprochement lexical. Distinguer aussi action divine, puissance humaine et réaction animale.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire mora à l’anxiété privée ni l’identifier automatiquement à la révérence fidèle. L’agent et l’effet de la peur doivent être précisés. Le contexte doit distinguer effroi subi et respect reconnu.

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre toute terreur avec la crainte respectueuse de Dieu ; plusieurs mots et contextes bibliques expriment des relations différentes.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mora exprime crainte, terreur ou caractère redoutable. Il peut décrire la peur des animaux devant l’homme, l’effroi des nations et les actes impressionnants de Dieu. Le terme met souvent en avant l’effet d’une puissance perçue. La révérence, la panique et le jugement doivent être distingués par le contexte. La traduction terrible peut qualifier ce qui produit cette peur.

Champs sémantiques

Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026

Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.

Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.

Version avant reprise — Pensée hébraïque

Dans le monde biblique, mora saisit les animaux devant l’être humain et les nations devant Israël lorsque Dieu agit avec puissance. Les signes en Égypte, la main forte et le bras étendu sont appelés grands et terribles, parce qu’ils manifestent une action impossible à ignorer. La crainte n’est pas seulement une pensée secrète : elle change les mouvements, fait reculer les adversaires et marque une relation d’autorité. Les psaumes demandent parfois que les nations connaissent leur condition humaine en étant saisies de crainte. Ailleurs, Dieu lui-même est redoutable, non parce qu’il serait capricieux, mais parce que sa sainteté et son jugement dépassent la puissance humaine. Mora peut donc concerner peur, terreur ou caractère redoutable. Le passage montre si cette crainte protège, juge ou humilie. L’univers biblique ne confond pas automatiquement cette terreur avec la crainte fidèle de Dieu exprimée par d’autres mots. Ici, l’effet impressionnant de la puissance reste souvent au premier plan.

Motif : Recentrage positif sur le sens général et distinction des emplois, avec un angle propre au champ. Nombre de mots : 153 → 165.

Version avant reprise — Pensée moderne

Aujourd’hui, « crainte » peut sembler modérée, tandis que « terreur » évoque une peur extrême ou une violence organisée. Mora couvre une crainte intense, parfois traduite effroi, terreur ou « chose terrible ». Le lecteur moderne ne doit pas réduire le mot à l’anxiété individuelle. Dans plusieurs passages, la peur est collective et liée à une puissance militaire ou divine qui modifie les rapports entre groupes. Il ne doit pas non plus identifier automatiquement mora à la révérence pieuse. Lorsque les animaux craignent l’être humain ou que les peuples redoutent Israël, l’effet de puissance domine. Les actes terribles de Dieu peuvent susciter reconnaissance et soumission, mais le contexte en donne la portée. Le mot n’approuve pas toutes les méthodes humaines qui inspirent la terreur. Il décrit l’effroi produit ; l’agent et le dessein doivent être évalués séparément. Mora aide ainsi à comprendre une peur relationnelle et publique, capable de retenir, disperser ou soumettre ceux qui la ressentent.

Motif : Recentrage positif sur le sens général et distinction des emplois, avec un angle propre au champ. Nombre de mots : 158 → 164.

Sens (principal)

crainte intense devant puissance

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Un regard grec examine mora, « crainte » ou « terreur », comme l’effet produit par une puissance perçue sur ceux qui lui font face. La cause, le sujet qui éprouve la peur et le comportement qui suit doivent être distingués. Après le déluge, la crainte de l’être humain est placée sur les animaux, modifiant leur relation. Dans le Deutéronome, Dieu répand la terreur d’Israël sur les peuples, de sorte qu’aucun ne résiste. Le mot peut aussi qualifier des actes terribles de Dieu, dont la grandeur suscite effroi et reconnaissance. Mora ne désigne donc pas seulement une inquiétude intérieure ou une révérence calme. Il peut exprimer une peur qui arrête, soumet ou fait reculer. Pourtant, le terme ne dit pas que toute terreur est moralement bonne. Il faut identifier qui l’inspire et dans quel dessein. La logique va de la manifestation de puissance à la perception, puis à l’effet sur la conduite. Le contexte décide si l’accent porte sur effroi, respect ou jugement.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Mora rend sensible une puissance qui inspire une crainte intense et change les rapports entre ceux qui se rencontrent. Les mouvements, la résistance et la manière de se tenir devant une autorité peuvent en porter la marque. Le mot rejoint donc des expériences concrètes, animales ou collectives, plutôt qu’une inquiétude seulement privée. La crainte des animaux devant l’être humain en Genèse 9,2 éclaire une relation; les paroles du Deutéronome sur les actes grands et terribles de Dieu mettent en avant une action dont la puissance est perçue. Ces usages donnent une portée publique et relationnelle au terme. La peur peut retenir, soumettre ou faire reculer, selon la scène. Lorsque des actes sont qualifiés de terribles, leur caractère redoutable est au premier plan. Le texte précise alors qui agit, qui éprouve la crainte et avec quelles conséquences. Effroi et révérence ne sont pas automatiquement identiques. Reconnaître cette force du mot n’autorise pas à justifier toute terreur humaine : sa valeur dépend de l’agent et du contexte.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Crainte, effroi, terreur et caractère redoutable offrent plusieurs formulations françaises pour mora. Chacune aide à rendre l’intensité ou l’aspect mis en avant par la phrase. Le point important est la relation entre une puissance perçue et ceux qu’elle impressionne : la peur peut modifier leur conduite, les retenir ou les faire reculer. Cette dimension permet de comprendre les usages collectifs autant que la réaction des animaux. Le mot peut aussi porter l’attention sur ce qui inspire la crainte, lorsque des actes sont dits terribles. Une traduction claire identifie donc la source de l’effroi, ceux qui le ressentent et l’effet raconté. Le français courant distingue utilement une inquiétude modérée d’une peur intense; ici, la force relationnelle du terme mérite d’être conservée. Elle ne se réduit pas à l’anxiété individuelle et ne correspond pas toujours à une révérence fidèle. La terreur organisée par des humains ne reçoit aucune approbation du seul mot. L’agent, l’intention et la situation restent nécessaires pour apprécier ce que la crainte exprime.

Courte description — (aide remplissage)

Crainte intense ou terreur inspirée par une puissance, des actes redoutables ou une autorité qui modifie la conduite de ceux qui la perçoivent.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Ne pas réduire mora à l’anxiété privée ni l’identifier automatiquement à la révérence fidèle. L’agent et l’effet de la peur doivent être précisés. Le contexte doit distinguer effroi subi et respect reconnu.

Usage biblique (mini)

Mora désigne la crainte des animaux, la terreur répandue sur les nations et le caractère redoutable des grandes actions de Dieu. L’effet produit peut retenir, soumettre ou faire reculer. durablement.

Antonymes / contrastes (FR)

assurance ; absence de crainte, selon le contexte

Synonymes / proches (FR)

crainte ; terreur ; effroi ; caractère redoutable

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre toute terreur avec la crainte respectueuse de Dieu ; plusieurs mots et contextes bibliques expriment des relations différentes.

Testament
Ancien Testament
Catégorie (pédago)
Monde biblique
Nature
Nom
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

mora

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Identifier qui inspire la crainte, qui la ressent et son effet. Ne pas légitimer une terreur humaine par simple rapprochement lexical. Distinguer aussi action divine, puissance humaine et réaction animale.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mora exprime crainte, terreur ou caractère redoutable. Il peut décrire la peur des animaux devant l’homme, l’effroi des nations et les actes impressionnants de Dieu. Le terme met souvent en avant l’effet d’une puissance perçue. La révérence, la panique et le jugement doivent être distingués par le contexte. La traduction terrible peut qualifier ce qui produit cette peur.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le nom appartient à la peur, aux relations de domination, à la guerre et aux manifestations puissantes. Il touche aux animaux, aux nations et au jugement divin. Son registre est plus intense qu’une simple inquiétude. Les passages montrent une crainte qui modifie les comportements, fait reculer ou reconnaît une puissance supérieure. Le terme décrit une relation asymétrique rendue visible par ses conséquences.

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