Livre; rouleau; registre (parfois: généalogie).
βίβλος (“livre/rouleau/registre”) encadre un dispositif documentaire. En Mt 1,1, “livre/registre de la généalogie” annonce une structure : déclaration → généalogie → conclusion implicite sur l’identité. Le terme ancre l’évangile dans l’histoire traçable (noms, générations) et fonctionne comme preuve narrative : continuité, ordre, filiation messianique. La logique est juridique et mémorielle : ce qui suit est présenté comme “archivable”, transmissible, et donc digne de confiance. Enfin, le registre impose une lecture : l’identité de Jésus ne se comprend pas seulement par ses actes, mais par son insertion dans une lignée promise.
Dans l’AT, l’écrit est mémoire d’alliance : généalogies et registres relient aux promesses (Abraham, David) et gardent l’identité du peuple. Le “livre” affirme que le Messie ne surgit pas hors-sol : il vient dans une lignée, au terme d’une promesse, dans une histoire où Dieu est fidèle génération après génération. La pensée sémitique voit aussi l’écrit comme acte de fidélité : consigner, c’est refuser l’oubli et transmettre la promesse. Ainsi, βίβλος au début de Matthieu dit : l’Évangile est enraciné dans l’histoire de Dieu, et l’histoire de Dieu est fiable parce qu’elle est portée par sa parole.
On saute les généalogies, mais Matthieu commence par un registre pour dire : c’est concret. La foi chrétienne s’enracine dans une histoire et des promesses précises, pas seulement dans l’expérience. Le mot rappelle aussi que Dieu agit patiemment dans le temps : le salut s’inscrit dans des générations, et notre foi s’inscrit dans une continuité. Clarification : dans une culture de l’instant, βίβλος rééduque l’imaginaire en rappelant que Dieu travaille “sur le long terme”, et que les origines (promesses, alliances) donnent du sens aux événements présents. Cela aide aussi à lire la généalogie comme théologie narrative : Dieu assume des histoires complexes pour conduire à Christ.
Terme pour un écrit/registre; en Mt 1,1: registre de la généalogie.
Désigne un écrit/registre. En Mt 1,1, introduit le « registre » de la lignée messianique, pas seulement un « livre » au sens moderne.
Ne pas réduire à « livre moderne » : ici, idée de registre/notice généalogique.
Registre/écrit; parfois « livre de vie » en Apocalypse.
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écrit; registre; rouleau
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écrit
Mt 1,1 ; Ap 20,12 ; Ap 22,19
G0976
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bib'-los
biblos
En Mt 1,1, le co-texte (généalogie) impose “registre/écrit officiel” plutôt que “Bible” au sens global ou “livre” moderne. Dans Ap 20,12, le contexte de jugement impose “livres/registres” célestes. Règle : regarder s’il s’agit d’une liste/registre (Mt 1) ou d’un “livre” de jugement/vie (Ap) pour préciser.
Registre écrit/registre : le mot désigne un document écrit, un rouleau, un registre. En Mt 1, il active l’univers administratif/historique : un “registre” de lignée (document de référence), pas un livre moderne relié. Il cadre la transmission écrite de l’identité messianique.