Penser / supposer / tenir pour vrai (selon ce qu’on croit), sans avoir une certitude complète.
Le verbe nomizō signifie “penser, supposer, tenir pour habituel/normal”. Dans Lc 3,23 (“comme on le croyait”), il marque une distinction : la perception commune (ce que les gens tiennent pour vrai) n’épuise pas la réalité du récit. La logique est : opinion reçue → mise en perspective → le texte conduit vers une compréhension plus profonde de l’identité de Jésus. Le mot sert donc à signaler un écart entre l’apparence sociale et la vérité que Luc veut faire comprendre.
Dans la Bible, il y a souvent un contraste entre ce que l’humain “voit” ou “pense” et ce que Dieu révèle. L’arrière-plan biblique rappelle : Dieu regarde au cœur et conduit son plan même quand la perception humaine est limitée. Ici, la formule protège le récit : on reconnaît l’opinion publique (“fils de Joseph”), tout en gardant la perspective plus large de l’action de Dieu dans l’histoire.
Nous confondons facilement ce qui est “admis” avec ce qui est vrai. Nomizō aide à lire le passage : Luc reconnaît la perception des gens, puis il recentre sur l’identité de Jésus telle que Dieu la révèle. Cela évite un contresens : croire que le texte adopte simplement l’opinion commune, alors qu’il la nuance.
Nomizō : supposer/tenir pour vrai selon l’opinion commune (« comme on le croyait », Lc 3,23).
Ne pas lire comme une affirmation totale (“il est vraiment…”), mais comme une nuance : “selon l’opinion”. Ne pas confondre avec pisteuō (croire au sens de foi).
Exprime une estimation ou une perception reçue (“on pense que…”). Dans Luc, aide à distinguer perception sociale et perspective du récit.
savoir; reconnaître; révéler; établir
supposer; penser; estimer; tenir pour
Ne pas confondre avec la foi (pisteuō). Nomizō = opinion/perception; pisteuō = croire/confiance.
croire
Lc 3,23
G3543
nomizo
Nuance de “tenu pour normal/admis”. Ici, Luc ne confirme pas une doctrine : il signale ce qui est généralement admis, puis cadre l’identité de Jésus plus largement.
Registre social et cognitif : ce que les gens tiennent pour vrai, par habitude ou réputation. Dans le passage, le mot sert à cadrer une information d’identité sans s’enfermer dans l’apparence.