🇬🇷

danser — ὀρχέομαι — orcheomai

Sens (principal)

Verbe : danser, entrer dans un mouvement de danse ou de jeu festif, souvent en réponse à une musique ou à une scène joyeuse.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ὀρχέομαι signifie danser. Dans Matthieu 11 et Luc 7, le verbe apparaît dans une petite scène d’enfants qui jouent à la place publique. Exégétiquement, il faut partir de cette simplicité concrète. La danse est ici la réponse normale à la flûte, comme la lamentation serait la réponse normale au chant de deuil. Jésus s’appuie sur cette logique évidente pour construire sa comparaison : la génération critiquée ne répond ni à l’un ni à l’autre. Le verbe garde donc son sens littéral, mais il fonctionne dans une image plus large de réponse refusée. Il faut éviter deux erreurs. La première serait de faire du mot un thème autonome sur la danse en général. La seconde serait d’en perdre la concrétude en le dissolvant dans une abstraction trop rapide. Le texte veut précisément garder la scène du jeu enfantin pour rendre visible l’incohérence de la génération. Ainsi, ὀρχέομαι devient un mot de réponse attendue mais absente. Le problème n’est pas la danse elle-même, mais l’incapacité à entrer dans la réponse juste. Le verbe sert donc à montrer une fermeture : même lorsque la note de joie est donnée, rien ne bouge.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique de la danse rejoint celui de la fête, de la joie et de la réponse corporelle à une délivrance ou à une célébration. Dans l’Écriture, il existe des temps pour se réjouir et des temps pour se lamenter. Cet horizon aide à comprendre la parole de Jésus. La comparaison des enfants montre non seulement une scène sociale, mais surtout un dérèglement de la réponse humaine : on joue de la flûte, mais personne n’entre dans la joie ; on entonne une lamentation, mais personne ne pleure. Cela fait écho à une grande sagesse biblique : il y a un temps juste pour chaque réponse, et l’endurcissement brouille cette justesse. Pour un lecteur moderne, ce repère est précieux. Il montre que le problème n’est pas le jeu lui-même, mais l’incapacité spirituelle à répondre de manière appropriée à ce que Dieu fait. Ainsi, ὀρχέομαι, dans cette scène, devient un petit mot important pour comprendre la fermeture d’une génération. Elle ne sait ni se réjouir avec Jean ni reconnaître Jésus. La danse manquée devient alors image d’un cœur qui ne répond plus justement.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, le verbe “danser” peut immédiatement faire penser à des débats culturels ou à des questions de pratiques festives. Ce serait un contresens ici. Dans Matthieu 11 et Luc 7, ὀρχέομαι sert d’abord dans une comparaison enfantine. Le point n’est pas d’enseigner sur la danse comme activité morale autonome, mais de montrer qu’une génération ne répond correctement à aucun appel. La clarification utile est donc de garder la scène à sa place : des enfants jouent, l’un propose la joie, l’autre la lamentation, et rien ne convient jamais. Le verbe de la danse devient alors un révélateur de non-réponse. Un autre contresens serait d’affaiblir le mot au point d’en faire un simple détail de décor. Or la force de l’image dépend précisément de cette réaction attendue : quand la flûte joue, on danse normalement. Ainsi, ὀρχέομαι aide le lecteur moderne à voir que Jésus dénonce une fermeture spirituelle : ni le style austère de Jean ni la présence accueillante du Fils de l’homme ne reçoivent la bonne réponse. Le verbe garde donc sa valeur concrète, mais il sert une critique profonde de l’endurcissement.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe simple de danse, employé dans une image de jeu enfantin. Dans les évangiles, il sert à montrer une génération qui ne répond ni à la joie ni à la lamentation.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans les paroles de Jésus, le verbe désigne la danse attendue au son de la flûte, puis sert d’image pour montrer la non-réponse d’une génération aux appels de Dieu.

Pièges lexicaux

Ne pas isoler le mot comme simple détail folklorique. Dans ces passages, la danse sert une comparaison sur la non-réponse spirituelle.

Usage biblique (mini)

Le verbe sert à exprimer la réponse attendue à une musique festive. Dans la comparaison de Jésus, l’absence de danse devient signe d’un refus de répondre.

Antonymes / contrastes (FR)

refuser de répondre ; demeurer fermé ; se lamenter

Synonymes / proches (FR)

danser ; entrer dans la danse ; répondre à la fête

À ne pas confondre avec…

Un enseignement direct sur la danse en général. Ici, le verbe sert une comparaison sur la réponse refusée à l’appel de Dieu.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

danser

Versets clés (liste)

Mt 11,17 ; Lc 7,32

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3738

Lemme / racine (optionnel)

ὀρχέομαι

Prononciation — (aide remplissage)

or-khé-o-maï

Translit. — NOYAU

orcheomai

Vérifiable
Champs sémantiques
NarratifRévélation
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : danser au sens littéral, en réponse à la flûte. Option B : image d’une réponse attendue à une invitation joyeuse. Dans Matthieu 11 et Luc 7, le co-texte fait apparaître les deux niveaux ensemble, car Jésus évoque les enfants qui jouent de la flûte et reprochent aux autres de ne pas danser. Le verbe garde donc sa base concrète, mais il sert une comparaison sur la génération qui refuse de répondre justement. Il doit être lu comme image de réponse manquée.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 11,16–19 / Lc 7,31–35 : le verbe désigne littéralement la danse attendue au son de la flûte. Le co-texte du jeu enfantin fait ressortir la logique de réponse normale à la joie. - La nuance dominante devient ensuite illustrative : la génération ne répond ni à la joie ni au deuil, et la danse refusée rend visible cette fermeture.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un univers de fête, de musique et de réponse corporelle à une invitation joyeuse. Dans la comparaison de Jésus, ce registre concret sert à décrire le refus d’entrer dans la juste réponse aux appels de Dieu. Le registre est donc narratif et pédagogique.