Déclarer, rendre clair, faire connaître.
Le verbe δηλόω signifie montrer clairement, déclarer, rendre manifeste. Sa logique grecque insiste sur la clarification : quelque chose qui pouvait rester implicite devient visible, compréhensible ou exprimé. Il ne s’agit pas simplement de parler ; il s’agit de faire connaître de manière nette. Pour l’expliquer correctement, il faut demander ce qui est rendu clair, par quel moyen, et à qui. δηλόω peut désigner une déclaration verbale, une indication, une révélation par des faits ou une manifestation de sens. Le mot aide à distinguer suggestion et clarté. Ce qui est δηλόω n’est pas laissé dans l’ambiguïté. Le co-texte précisera si l’accent tombe sur une parole, un signe, un écrit ou une conséquence. Sa nuance centrale est celle d’une mise en évidence. Il ne faut pas le confondre avec une révélation spectaculaire obligatoire ; parfois, il s’agit simplement d’une indication nette. δηλόω invite donc à regarder comment le texte passe de l’inconnu ou du non-dit vers une compréhension rendue accessible.
Dans l’univers biblique, Dieu fait connaître ses voies, ses jugements, son nom et sa volonté. L’Ancien Testament montre souvent que l’être humain ne découvre pas la vérité seulement par observation autonome ; il a besoin que Dieu parle, montre, rappelle ou dévoile. Cette sensibilité éclaire δηλόω. Rendre clair n’est pas seulement transmettre une information ; c’est enlever une ambiguïté pour que la personne puisse comprendre et répondre. Pour un lecteur moderne, la clarté est souvent associée à l’explication rationnelle ou à la transparence des données. La pensée biblique inclut l’intelligence, mais elle reconnaît aussi la dépendance envers une parole qui manifeste. δηλόω invite donc à discerner ce qui est rendu évident : une identité, une volonté, un danger, une conséquence, une promesse. Le mot rappelle que la vérité biblique n’est pas faite pour rester obscure lorsque Dieu choisit de la faire connaître. Elle devient lumière pour la conduite. La clarté reçue entraîne une responsabilité : ce qui a été manifesté ne peut plus être traité comme s’il était inconnu.
Un lecteur moderne peut traduire δηλόω par « dire » ou « annoncer », mais le mot est plus précis. Il signifie rendre clair, faire connaître, manifester. La clarification principale est donc de distinguer parole et mise en évidence. On peut parler sans clarifier ; δηλόω implique que quelque chose devient compréhensible ou reconnaissable. Dans une culture où l’information circule beaucoup, la clarté n’est pas toujours présente. Le mot biblique rappelle que la communication véritable rend une réalité accessible. Il faut demander : qu’est-ce qui était obscur ou non exprimé ? comment cela devient-il clair ? quelle réponse cette clarté appelle-t-elle ? Le co-texte peut orienter vers une déclaration, un signe, une écriture ou un fait révélateur. δηλόω ne doit pas être réservé aux grandes révélations mystiques ; il peut désigner une indication simple mais nette. Sa nuance centrale est la manifestation du sens. Le mot aide à lire le passage en cherchant non seulement ce qui est dit, mais ce qui est rendu visible à l’intelligence et à la conscience.
Le verbe exprime l’action de manifester clairement une réalité ou une information.
Pierre agit avec urgence parce que Christ lui a fait connaître la proximité de son départ.
Ne pas confondre avec supposition humaine ; le contexte parle d’une indication donnée par le Seigneur.
Employé pour déclarer, montrer, révéler ou rendre évident.
cacher, taire, obscurcir
déclarer, révéler, montrer, faire connaître
Suggérer, imaginer, conjecturer.
déclarer
2 Pi 1,12–21
G1213
de-lo-O
dēloō
Option A : déclarer ou faire connaître clairement une réalité reçue du Seigneur. Option B : interpréter une parole prophétique. Dans 2 Pi 1,12–21, le co-texte immédiat parle du départ prochain que le Seigneur a fait connaître à Pierre ; cela fait préférer l’Option A. La nuance concerne donc une indication claire donnée par Christ, qui pousse Pierre à rappeler et affermir les croyants.
- 2 Pi 1,12–21 — 2 Pi 1,14 : Option A : faire connaître clairement ce que le Seigneur a indiqué à Pierre ; Option B : interpréter une prophétie. Le co-texte du départ imminent de Pierre, déjà annoncé par le Seigneur Jésus-Christ, fait préférer l’Option A. La nuance n’est pas l’interprétation privée de la prophétie, mais la certitude d’une révélation personnelle qui donne urgence au rappel apostolique.
Domaine révélatoire et pastoral. Une information reçue du Seigneur oriente la responsabilité de transmission.